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Respect de nos qualifications dans des emplois stables et correctement
payés
Le chômage explose et les jeunes en sont les premières
victimes.
L’obtention d’un premier emploi stable et correctement
rémunéré relève d’un parcours du combattant de plus en plus long. Les
débuts de carrière, quelle que soit la branche, sont aujourd’hui
particulièrement bas et l’avenir professionnel est aléatoire.
Ensemble,
regroupons-nous pour que ça change.
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Répartition : Coup de jeunes !Retraites
Valider les années d’études et toutes les périodes d’inactivité forcée permettrait de rendre justice aux salariés d’aujourd’hui.
Cette mesure aurait un autre avantage : redonner confiance aux jeunes dans l’avenir du système de retraite.

- Dessin de Pessin
| Un article de Martine Hassoun publié dans Options de Janvier 2010 |
Les jeunes doutent de la pérennité du système actuel de retraite ?
Depuis près de vingt ans, les conditions de liquidation des droits ne cessent de se durcir et les taux de remplacement de diminuer ; ce dans un contexte où leur insertion sur le marché du travail se fait de plus en plus dure.
On estime aujourd’hui à vingt-sept ans l’âge moyen auquel ils peuvent espérer accéder à un premier emploi stable…
Quoi de plus normal, donc, qu’ils aient du mal à se projeter dans des régimes qui augmentent sans cesse le nombre de trimestres nécessaires pour pouvoir faire valoir ses droits à une retraite pleine et entière ?
Seule question qui vaille : de quelle manière leur redonner confiance ?
La pérennité du versement des pensions à des millions de retraités en dépend, bien sûr.
Mais aussi le système de protection sociale dans son ensemble sur lequel repose la société française.
Ce modèle a fait de la solidarité entre les générations son fondement.
En matière d’assurance vieillesse, d’assurance chômage ou maladie, une seule et même logique domine : la mutualisation des risques.
Qu’une génération se détourne de ce projet, et c’est tout l’édifice qui s’effondre.
Le patronat ne s’y trompe pas, lui qui tente aujourd’hui de convaincre les jeunes de miser sur les produits de retraite que propose le marché plutôt que sur les pensions versées par le système de retraite par répartition.
Jamais les employeurs n’ont caché leur aversion pour le système de protection sociale mis en place au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Un modèle qui leur impose de rémunérer bien plus que la force de travail proprement dite en couvrant une partie des risques auxquels peuvent être confrontés les salariés qu’ils emploient.
A la faveur de la crise économique et des évolutions démographiques, ils veulent croire que leur heure est venue.
Reconnaître la réalité dans laquelle évolue aujourd’hui le salariat
Regagner la confiance des jeunes dans le système de retraite par répartition est l’un des principaux enjeux des mois à venir.
Pour cela, l’obtention d’une réforme du mode de financement pour en finir avec la spirale régressive est une nécessité.
Mais une autre mesure s’impose : la validation dans le calcul des droits à retraite de toutes les années d’études effectuées et, avec elles, de toutes les périodes de stage, de recherche d’un premier emploi et d’inactivité forcée que les salariés, jeunes et moins jeunes, peuvent rencontrer au cours de leur carrière.
L’Ugict en défend l’idée depuis des années.
Il y a deux ans, la Cgt Jeunes, l’Unef, l’Unsa Jeunes, FO Jeunes, la Fsu, Solidaires, Génération-Précaire et la Fidl ont, dans une déclaration commune, repris cette revendication.
Si elle était acceptée, une telle disposition à laquelle FO vient de se rallier ne ferait que reconnaître la réalité dans laquelle évolue désormais le salariat.
Au lendemain de la guerre, les périodes d’inactivité forcée étaient rarissimes, et l’on entrait très jeune sur le marché du travail.
Moins de la moitié des plus de quatorze ans étaient alors scolarisés.
Aujourd’hui, six millions d’adultes en âge de travailler sont privés d’emploi ou vivent dans une situation de grande précarité.
Et, à trente ans, minoritaires sont les salariés qui peuvent faire valoir l’équivalent de quarante trimestres cotisés.
L’histoire du système de retraite par répartition a longtemps été celle de réformes qui, sans cesse, ont cherché à améliorer les régimes existants pour mieux répondre aux besoins sociaux qui se faisaient jour dans la société.
« Ainsi, au tournant des années 1970, rappelle Sylvie Durand, responsable du secteur retraite de l’Ugict, la décision prise de créer la majoration de durée d’assurance, dispositif visant à compenser au moment de la retraite les inégalités de rémunération ou de carrière résultant, pour les femmes, de la maternité.
Ou encore, en 1988, la mise en place d’une garantie minimale de points par l’Agirc, une mesure destinée à assurer une cotisation minimale aux cadres affiliés dont le niveau de salaire ne dépasse pas le plafond de la Sécurité sociale. »
Le coût du nouvel objectif gouvernemental, celui de mener « 50 % d’une classe d’âge à la licence », ne peut reposer sur les jeunes.
Lorsque les employeurs ont voulu développer la formation de leurs salariés, ils ont accepté d’en prendre en charge tous les coûts, dont celui de la cotisation pendant les stages à tous les régimes de la Sécurité sociale.
Les périodes d’études, de stages et d’insertion ne doivent pas faire exception.
En Allemagne et en Finlande, les années d’études sont reconnues comme des périodes de travail.
En France, certaines écoles, comme Polytechnique ou l’Ecole normale supérieure, valident déjà les années d’études. C’est donc possible.

Jeunes précaires, un sous-prolétariat
Ils mettent entre huit et onze ans à décrocher un CDI.
Peu ou pas payés, les jeunes en intérim, CDD ou stagiaires, vivent dans la plus grande précarité.
Pour faire pression sur l’ensemble du salariat, gouvernement et patronat tentent de les y maintenir.
« La jeunesse est discriminée économiquement, désocialisée culturellement et sous-représentée politiquement. »
Le ton est donné par Olivier Galland, chercheur du groupe d’études des méthodes de l’analyse sociologique, dans le Journal du CNRS de septembre 2009 qui consacrait un dossier à « la longue route vers l’âge adulte ».
Il existe une catégorie pour qui cette route est encore plus longue.
« 1,7 million de jeunes vivraient dans cette zone grise de la précarité », estime Mathieu Angotti, directeur du département évaluation du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc).
La dénomination « jeunes précaires » englobe les 18-25 ans, étudiants-salariés, salariés à temps partiel, en CDD, intérimaires, diplômés, voire surdiplômés en stage rémunérés 30 % du smic ou non, etc.
Les catégories se superposent mais la réalité est toujours la même : la galère.
Benjamin Pruvost, la vingtaine, travaille en intérim depuis qu’il a dix-huit ans.
En septembre, il témoignait dans l’Humanité de la précarité de cette situation, qu’il a pourtant choisie.
« Vous vous plaignez, on vous vire ! Vous êtes trop lent, trop faible, pas prêt à faire des heures sup’ ?
On vous vire !
Vous refusez trop souvent des missions ?
L’agence ne vous rappelle plus.
Le travail intérimaire n’offre aucune garantie (d’embauche, donc de salaire à la fin du mois), aucun droit (de grève, par exemple).
En définitive, pour le patronat, l’intérim, c’est la soumission de la main-d’œuvre pour plus de profit : de l’esclavage moderne. »
Constat sans appel, souligné par un sondage Ifop de novembre 2008 :
« 48 % des intérimaires ont moins de vingt-cinq ans. »
Sans surprise, les femmes et les ouvriers souffrent encore plus :
50 % des femmes entrent sur le marché du travail en signant un CDD (contre 36 % des hommes), et 73 % des ouvriers débutent en CDD ou en intérim (contre 50 % pour les cadres).
« Les conditions d’embauche se sont dégradées, souligne le Monde du 3 octobre 2009.
Cinquante-quatre pour cent des jeunes ont signé un CDI en 2009, contre 61 % en 2008. »
Et seulement « 64 % ont accédé au statut de cadre, contre 70 % en 2008 ».
Pas étonnant qu’en 2008 et la tendance se conforte , seulement « 25 % des jeunes Français (étaient) pleinement convaincus que leur avenir (serait) prometteur », au plus bas des scores de toute l’Europe, selon une étude de la Fondation pour l’innovation politique.
Ce qui n’était hier que la préoccupation des organismes de jeunesse (l’Unef, notamment, tente d’imposer ce sujet de débat depuis des années) est devenu au fil des années un problème de société majeur.
Pour cette « force de travail en pointillé », comme l’appelle le sociologue Michel Vakaloulis (dans l’Humanité des débats du 7 décembre 2009), le processus d’intégration au marché du travail est toujours long et pénible.
Dans le numéro du 17 janvier, le directeur adjoint du Centre de sociologie européenne, Gérard Mauger, enfonce le clou :
« Un éventuel CDI s’obtient au terme d’une sorte de parcours initiatique, où il s’agit pour le nouvel entrant de faire montre d’une dévotion sans bornes et d’une docilité irréprochable à l’égard de l’entreprise et de l’encadrement pour le mériter . »
Selon l’OCDE, un jeune de France met entre huit et onze ans pour entrer durablement sur le marché de l’emploi, c’est-à-dire décrocher un CDI, contre trois à cinq ans dans les autres pays membres.
Les entreprises n’ont aucun scrupule à utiliser une main-d’œuvre sous-payée, surqualifiée et que l’état subventionne grassement en allégements de charges.
Quant à régulariser leur situation « Vous comprenez, c’est la crise », répondent-elles lorsqu’un organisme s’attaque au dossier, rappelle Ophélie Latil, de Génération précaire (lire ci-dessous).
Le piège se referme donc sur « une génération contrainte de confirmer d’emblée son employabilité, périssable et remplaçable au gré des besoins de l’entreprise », explique Michel Vakaloulis.
« On ne donne pas aux jeunes le temps de choisir et de se former, il leur faut immédiatement être opérationnels », renchérit Emmanuel Sulzer, du Centre d’études et de recherches sur les qualifications, dans l’Expansion de septembre 2009. Opérationnels, voire rentables.
Dans leur livre, les Nouveaux Intellos précaires (paru en avril 2009 chez Stock), Anne et Martine Rambach interviewent éric, un chercheur postdoctorant dans un laboratoire « hyperprestigieux » qui privilégie « les résultats à tout prix » pour « décrocher de l’argent ».
Prometteur, éric se voit confier des travaux qui n’entrent pas dans son champ de compétences, qui l’accaparent au détriment de son propre travail, celui pour lequel il a été remarqué et engagé.
Les travaux capotent, ses relations avec sa directrice deviennent « exécrables » et la sentence tombe : elle ne le soutiendra pas pour postuler à un poste de chercheur.
« Je suis ultraprécaire pour mon avenir puisque c’est mon chef qui décide s’il me présente au concours ou pas, assène éric.
Je suis précaire parce que je ne suis habilité à rien dans mon travail, je ne peux faire qu’une chose : produire du résultat.
J’ai trente-quatre ans, je n’ai aucune reconnaissance. »
On note au passage que pour les précaires, la « jeunesse » ne s’arrête pas à vingt-cinq ans.
A trente ans, près d’un tiers (des Français) n’ont pas d’emploi stable, contre 6 % des Danois et 12 % des Néerlandais.
Si les organisations de jeunesse ont enfin trouvé des relais dans l’opinion, elles n’en abandonnent pas pour autant ce dossier.
Dans son dossier « Emploi et formation 2009 », le Mouvement des jeunes communistes de France analyse les politiques menées conjointement par la droite au pouvoir depuis 2002 et le patronat comme une intériorisation de la précarité « pour nourrir le fatalisme ».
Exemple criant de ce fatalisme, le témoignage de Jennifer, diplômée d’une école d’ingénieurs, dans le Monde du 3 octobre 2009 : « Jusqu’en janvier, je cherche un poste d’ingénieur. Après, je prendrai ce qu’on me proposera. »
« En habituant les générations successives à l’idée que vivre dans la précarité, avec un minimum d’ambition, de moyens, écrivent les Jeunes Communistes, en (les) habituant à accepter la logique du chacun-pour-soi, la droite veut façonner une société nouvelle bâtie sur l’absence totale de résistance, d’esprit critique et d’aspiration au changement. »
Et ce ne sont pas les fausses mesures annoncées par Nicolas Sarkozy qui rassureront les jeunes.
L’extension du revenu de solidarité active aux moins de vingt-cinq ans ?
« Ce ne sont que quelque 150 000 personnes entre dix-huit et vingt-cinq ans, nécessairement des travailleurs pauvres, qui devraient percevoir un RSA d’un montant situé entre 50 et 100 euros », dénonçaient les économistes José Caudron et Catherine Mills.
Une « soi-disant générosité » qui risque de « clore le débat sur une action véritable pour aider les jeunes à sortir de la précarité ».
Faire perdurer « une véritable armée de réserve » sert à « faire pression à la baisse sur l’ensemble des salariés, à les mettre en concurrence et tirer leurs conditions vers le bas ».
Même analyse chez les Jeunes Socialistes : en généralisant les contrats spécifiques à la jeunesse (CNE, contrats aidés de type CAE, contrats d’avenir ), « la droite tente de les ériger en norme ».
Nul doute, poursuit la jeunesse de gauche, qu’elle tentera d’« imposer ces contrats à l’ensemble du salariat », comme l’annonçait Nicolas Sarkozy à travers la mise en place du contrat unique.
Les combats que livrent la jeunesse aujourd’hui seront ceux de la société demain
Grégory Marin
Tous droits réservés : L’Humanité Diff. 55 629 ex. (source OJD 2005) 669443358980150345E71F50FF01A1EB2F167A0A472E88AA41B88F2
Jeunes : priorité syndicaleIls ont toute leur place dans la CGT.
Mais encore faut-il les convaincre pour qu’ils adhèrent.
En commençant par être à l’écoute de leurs attentes.Un article de Cyrielle Blaire
C’est indiscutable.
La CGT, comme les autres centrales syndicales, prend un sérieux coup de vieux.
D’ici dix ans, un militant sur deux sera parti en retraite.
Et la relève ne suit pas.
Seuls 3% des nouveaux syndiqués ayant adhéré depuis le début de l’année à la CGT avaient moins de 26 ans.
Les sondages soulignent pourtant que les syndicats ont la cote chez les jeunes : 68% disent avoir une bonne opinion à leur égard (BVA, 2008) !
Et les manifestations anti-CPE ont fait la démonstration que la jeunesse était prête à s’engager massivement dans des combats auxquels elle croit.
Pourquoi alors les jeunes salariés ne franchissent-ils pas le pas de la syndicalisation ?
Un premier élément de réponse tient à la précarité des jeunes qui arrivent sur le marché de l’emploi.
« Ils se disent qu’ils adhéreront quand ils auront trouvé un emploi durable », résume la politologue Sophie Béroud.
Sauf qu’entre les stages, les missions d’intérim et les CDD à répétition, cette stabilisation peut prend re des années.
Mais cette insécurité n’est pas la seule explication.
Le décalage générationnel est aussi en cause.
« Le jargon des dirigeants et leur éducation politique, leur rapport à la communication les éloignent des jeunes, avance le sociologue Michel Vakaloulis.
À la CGT, on parle “d’axes revendicatifs centraux”, mais les jeunes préfèrent se mobiliser sur un “ projet” ! ».
Le syndicat ne parle à l’évidence pas le même langage que la jeunesse. «
Quand ils lisent nos tracts, ils nous disent : ça nous intéresse mais on ne comprend rien », pointe Yucel Basarslan, secrétaire de la Fédération du commerce.
L’intérêt est bel et bien là.
Sous conditions.
Car la nouvelle génération n’est pas disposée à entrer en « religion » . «
Ils ont peur d’être formatés et se méfient de la “ligne” ou de l’idéologie.
S’ils adhèrent, ce n’est pas non plus pour se sacrifier ou faire de la figuration mais dans une visée d’autoréalisation ! » afirme Michel Vakaloulis.
Les syndicats doivent aussi être audibles sur des sujets sociétaux qui interpellent ou concernent directement la jeunesse.
Comme le racisme, la guerre ou l’écologie…
« Nous ne devons pas hésiter à nous attaquer à des champs en marge du travail salarié que sont les stages, le logement et les modes de garde.
Les collectifs Génération précaire ou Jeudi noir l’ont fait.
Pourquoi pas nous avec notre force de mobilisation ? », insiste Fabrice Hallais du collectif jeunes diplômés de l’Ugict (cadres).
« Et il faut que nous allions à la rencontre des jeunes sur les forums em
ploi et dans les universités ».
Car les jeunes, sous-informés sur leurs droits, attendent que l’on aille vers eux, et pas le contraire.
« Des jeunes cadres nous disent qu’ils aimeraient bien se syndiquer mais qu’on ne leur a jamais proposé », note Caroline Blanchot, du collectif jeunes diplômés de l’Ugict.
Une interview d’Agnès Naton, secrétaire de la CGT
Pourquoi la syndicalisation des jeunes est-elle une priorité pour la CGT ?
Pour deux raisons essentielles.
D’abord parce que les jeunes sont en mal d’avenir, ils ont le sentiment de ne pas pouvoir intégrer la société par le travail, de cumuler toutes les formes de précarité.
Les diplômés ne trouvent pas d’emploi de qualité et la société a accepté l’idée que ceux qui étaient les moins qualifiés devaient continuer à galérer.
D’autre part , la jeunesse constitue un véritable enjeu de survie pour le syndicalisme salarié : en 2010, 100 000 de nos adhérents seront partis en retraite, et 200 000 d’ici sept ans.
Les 18-30 ans ne constituent que 2% des adhérents à la CGT et on observe la même tendance dans les autres centrales syndicales.
Pourquoi la CGT ne progresse-t-elle pas chez les jeunes ?
Contrairement aux partis politiques, les jeunes ont une image positive des syndicats.
Près de 47 % se disent prêts à se syndiquer.
Les dernières enquêtes d’opinion témoignent de leur confiance pour la CGT et ses valeurs.
Toutefois,ils perçoivent le syndicat comme le privilège de ceux qui ont un emploi.
Les jeunes sont dans une position d’extériorité, qu’ils ne quittent plus avec l’âge.
Dans le passé, une fois installé dans la vie active, la perception du syndicat changeait.
L’adhésion était alors plus facile.
Aujourd’hui certains salariés traînent durant toute leur existence le poids des conditions dans lesquelles ils se sont « casés » sur le marché du travail après des années de chômage, de précarité d’emploi.
Si le syndicat ne prend pas en compte cette réalité, le décalage entre les jeunes et le syndicalisme peut perdurer très longtemps,même quand les jeunes ne sont plus jeunes.
Comment s’adapter alors pour répondre à cet enjeu ?
En allant à leur rencontre.
Nous avons besoin de mieux comprendre leurs attentes,leurs préoccupations.
Il faut nous intéresser aussi aux nouvelles formes d’engagement, au caractère concret des projets et des mobilisations, à la place de l’individu dans le collectif, aux outils de communication…
Il nous faut travailler avec eux aux évolutions à opérer dans la CGT : l’accueil dans l’entreprise, les dispositifs pour la continuité syndicale en raison de la mobilité professionnelle et géographique, la structuration et les formes d’organisation du syndicat…
Jeunes et syndicalisme
Ca mérite réflexion !
Aujourd’hui, 2% des jeunes de 18 à 30 ans
sont syndiqués, tous syndicats confondus !
Alors que la situation de l’emploi des jeunes ne cesse de se dégrader, que les conditions de travail se précarisent (y compris pour les jeunes en Cdi), que la vie au quotidien est de plus en plus dure... il y a là un décalage énorme. Pourtant, différents sondages mettent en évidence que les jeunes se déclarent favorables aux syndicats, particulièrement en direction de la Cgt.
Dès lors, comment expliquer cette situation ?
Nouvelles manières de militer, place dans le syndicat ou les directions, envie d’agir autrement, besoin d’être entendu... autant de thèmes sur lesquels nous devons ouvrir les portes.
Afin de pousser la réflexion, Sophie Beroud (maître de conférence à l’Institut d’études politiques de Paris) a réalisée une enquête pour les Jeunes Cgt sur le thème :
