Document
Réflexions et pistes de travail sur les structures de la CGT


LE FORUM DU CONGRES


CCN – 18 et 19 mai 2009
Rapport Commission Animation des Débats
présenté par Frédérique DUPONT



Chers camarades, bonjour. Je vais donc vous présenter les éléments de réflexion et pistes de travail pour animer les débats préparatoires au 49e congrès de la Cgt.
A chaque, syndiqué son débat ; pour chaque salarié, la possibilité d’y participer : ainsi, peut-on résumer le fil conducteur de notre démarche. En effet, dans ce contexte de crise économique dont les répercussions sur les salariés sont considérables, à l’origine de l’ampleur des mobilisations depuis ce début d’année, confère au prochain congrès confédéral, du 7 au 11 décembre prochain à Nantes, un caractère particulier. Il sera, si nous nous y attelons tous ensemble, un rendez-vous entre les salariés et la Cgt, un événement social.
Une Cgt qui ressemble au salariat et qui lui offre, dans sa diversité, des espaces de débat pour que tous puissent apporter leur contribution en exprimant leurs attentes, leurs opinions, en nous faisant partager leurs expériences parce que celles-ci participent à construire nos analyses, nos réflexions. Un congrès qui aide les milliers de salariés qui nous font confiance à franchir la porte de la Cgt pour y rester durablement. Celles et ceux qui ont voté Cgt aux élections professionnelles, lors des dernières élections prud’homales ; celles et ceux qui participent aux mobilisations sociales qui se sont succédées depuis le 29 janvier dont un nombre conséquent l’ont fait, parfois, pour la première fois, ou encore, celles et ceux qui disent, via différents sondages nous faire confiance notamment parmi les plus jeunes.. Oui, un congrès qui prolonge et participe aux mobilisations et au développement du nombre des ses adhérents.
C’est ce que nous avions décidé lors du CCN de janvier : se saisir de la phase préparatoire comme une opportunité pour mieux faire connaître les analyses de la Cgt, ses propositions, ses revendications phares dans un contexte où sa parole compte et sert de référence pour beaucoup.
C’est ambitieux, mais réalisable dès lors que les syndicats de la CGT, ses militants, articulent sa préparation, nourrissent les débats, avec et à partir des mobilisations sociales qui marquent la période par l’ampleur des manifestations, le développement des luttes dans les entreprises malgré les obstacles et ce, dans un contexte politique, économique et social que nous avons-nous même qualifié d’inédit. Je ne développerai pas étant entendu que nous aurons un temps de débat particulier réservé à ce sujet.
Les temps forts de mobilisation celles qui se profilent et se préparent dans toute la France, du 26 mai et du 13 juin, suscitent de multiples discussions dans, les assemblées de syndiqués et réunions de syndicats. Elles ont pour trait commun de porter sur la nature du mouvement, sur notre démarche et les débouchés des mobilisations et sur l’unité. Autant de problématiques qui sont à l’ordre du jour du prochain congrès.
Le 49e congrès confédéral de la Cgt sera donc un rendez-vous concret pour les syndiqués et les salariés afin d’apporter des réponses aux défis qui nous sont posés dont le principal reste la construction d’un rapport de forces d’une toute autre dimension à partir des lieux de travail jusqu’au niveau national, européen et mondial. De ce point de vue, ces derniers mois confirment qu’il se passe quelque chose sur le plan de l’adhésion. Le rendez-vous de Nantes en décembre 2009 devrait donc être celui de la syndicalisation dans les résultats déjà obtenus mais aussi par des décisions concrètes susceptibles de « débloquer la machine » Cgt en matière d’adhésions et d’implantations nouvelles.
C’est bien la CGT qui créera l’événement. Elle s’adresse aux salariés !
Ne comptons pas sur les médias pour cela où alors il faut s’attendre à ce qu’ils en maîtrisent les contenus et les thématiques. Personne n’est naïf dans la Cgt : les débats que mettront sur la place publique les médias et la presse écrite dans sa grande majorité porteront d’autres sujets que ceux qui sont les nôtres. Et convenons-en ensemble, ce n’est vraiment pas souhaitable.
Le premier défi que nous devons relever ensemble est donc de rester sur ce que nous voulons mettre en débat publiquement, une parole Cgt qui s’adresse au plus grand nombre, et qui s’impose dans la presse écrite et médiatique. Amplifier l’événement, le rendre incontournable, est un enjeu politique dans le contexte où nous sommes. Le 25 mai, le secrétaire général s’y « colle » à l’occasion d’un déjeuner de presse pour le lancement grand public du 49e congrès de la Cgt. Il est proposé au CCN, dans une première étape, de décliner sur tout le territoire ces conférences de presse tout au long du mois de juin à partir des réalités locales et d’entreprises.
Cela sera d’autant plus efficace que tout indique que la presse écrite s’inscrit de plus en plus sur l’ancrage de proximité. Bien entendu, celles-ci seraient entourées d’initiatives de déploiement et de débats organisées sur les territoires en étroite coopération avec les professions.
Elles ont pour objectif d’illustrer et rendre publique une Cgt ouverte et démocratique. Pour cela, il s’agit de les construire avec la participation des délégués mandatés pour le congrès. D’ores et déjà un dossier complet vous sera envoyé ; un kit, en quelque sorte, comportant une trame commune à toute la Cgt ainsi que le dossier transmis à la presse le 25 mai composé de plusieurs fiches à thème que chaque organisation pourra reprendre et adapter à la situation locale. Une note « Plan média » sera aussi à disposition ainsi que le service de presse confédéral qui contribuera chaque fois qu’il sera sollicité au dispositif de communication. Une autre étape de cette nature est envisagée pour septembre/octobre dont le contenu et les formes seront à envisager selon les conditions et les thématiques qui seront celles de la rentrée sociale.
Tel est le dispositif qui semble le plus efficace pour un congrès grand public en direction du plus grand nombre de salariés, de retraités et de privés d’emplois. Mais, il doit être aussi un événement grand public, dans la Cgt. C’est le congrès des syndicats donc le congrès des syndiqués. En effet, rappelons-le dès maintenant, le congrès confédéral n’est pas et ne peut pas être l’addition des congrès de fédérations et d’unions départementales.
Pour dépasser cette difficulté récurrente, nous avions souvent pris des dispositions particulières à l’occasion des précédents congrès confédéraux : questionnaires, enquêtes, forums en nous fixant des objectifs chiffrés pour la participation et l’implication des syndiqués. Chaque fois, nous faisions le constat des freins et obstacles pour aller à leur rencontre et mesurer leur contribution réelle aux débats.
Or, nous avons convenu ensemble, en janvier dernier, de créer les meilleures conditions pour une réflexion la plus collective possible. Il s’agissait donc de trouver les voies et moyens de solliciter et d’impliquer les syndiqués, bien en amont du congrès, afin de prendre des décisions largement partagées au terme d’un processus démocratique.
Ce coup-ci, c’est fait, et c’est un événement ! Déjà 355 000 syndiqués sont en possession, ce mois-ci, de notre quatre pages national : la Cgt, sa force. Un enjeu face à la crise.
Ils l’ont reçu, chez eux, dans un envoi commun du journal de la Cgt « Ensemble ». C’est à mettre à l’actif des décisions que nous avons prises au dernier congrès d’un journal pour les syndiqués ; c’est aussi à mettre à l’actif d’une mise en œuvre réelle durant ce mandat par la direction confédérale. Il y a lieu de valoriser l’événement. La Cgt se donne les moyens de mettre au centre de sa démarche la démocratie en donnant les moyens à chaque syndiqué d’être citoyen et acteur de son organisation.
355 000 syndiqués qui, déjà, sont informés de nos analyses et peuvent échanger avec d’autres qui des sujets aussi fondamentaux que celui du travail, de la solidarité, de la démocratie et, bien entendu, de leur organisation syndicale : la Cgt !
La Cgt a dit ce qu’elle ferait pour informer les syndiqués et la Cgt l’a fait.
C’est, je crois, la première fois que l’on peut l’affirmer avec force et assurance : la moitié des syndiqués sont déjà informés des thèmes du prochain congrès confédéral et sont sollicités pour donner leur opinion en écrivant quelques lignes sur la dernière page. Nous avons donc la possibilité de recueillir dès à présent, l’opinion de 355000 syndiqués. Comment y parvenir si ce n’est en prenant, dans chaque union départementale et fédération, des dispositions spécifiques à cet effet. Tous, nous sommes convaincus de la légitimité des syndiqués à participer au débat et à intervenir dans l’élaboration des orientations et décisions de la Cgt. Mais, là encore, c’est dans la mise en oeuvre que les dirigeants de la Cgt sont attendus.
D’ailleurs, à ce sujet, la contribution d’un des participants au forum doit nous alerter. Il écrit, je le cite : « La préparation d’un congrès est une chose importante. Chaque adhérent a le pouvoir de dire ce qu’il ressent, ce qu’il souhaite, pour un syndicat Cgt plus efficace. Cependant, on peut d’ores et déjà dire que l’immense majorité des syndiqués ne participera pas au débat. Comme toujours, ce sont les « hauts placés » dans la hiérarchie syndicale qui vont animer ce débat. Ce n’est pas une critique mais une constatation » dit-il.
De deux choses l’une au final : soit il pourra dire que rien n’a changé et que le constat est avéré ; soit, au contraire, lui comme bien d’autres, affirmera au terme du processus démocratique que l’on veut construire : la Cgt a changé, les syndiqués ont pris la parole !
Ce ne sera pas la seule porte d’entrée offerte aux syndiqués dans les mois qui viennent. Le journal de la Cgt « Ensemble » participera activement à mettre les syndiqués dans le coup sur toutes les dimensions du congrès. Il y consacrera jusqu’au mois de décembre prochain, un espace particulier sous des formes et contenus appropriés selon chacune des étapes, à l’image du dossier central paru ce mois-ci. Le « Peuple » sera de la partie aussi sur la cible qui est la sienne : les syndicats et organisations de la Cgt. Déjà, en avril, le « Peuple » a consacré un dossier complet au 49 aime congrès. D’autres articles sont à venir. Par ailleurs, le journal du congrès sera renouvelé comme pour les rendez-vous précédents.
Enfin, sans anticiper la discussion qui sera la nôtre plus tard sur la NVO, alors que nous fêtons le 100 aime anniversaire du journal, le congrès confédéral sera un moment privilégié pour les syndiqués et les syndicats, de porter à notre connaissance leur appréciation sur le nouveau magazine.
Et, comme tous les moyens sont bons pour impliquer toutes celles et tous ceux qui font la Cgt d’une manière ou d’une autre à la préparation du congrès, nous avons mis en place sur notre site, un forum spécifique 49 aime congrès. Il est à la disposition de tous et de chacun : syndiqués et militants. Il vise à construire un échange interactif sur tous les sujets dont on veut discuter au congrès et sur lesquels nous voulons décider. Comment le faire connaître auprès de tous ? Déjà, des contributions sont publiées qui méritent d’être lues. Un des participants au forum se félicite de cet outil et propose même de le rendre permanent. Il souhaite, en quelque sorte, je cite : « un espace permanent d’expression que les salariés en général, les syndiqués en particulier puissent s’approprier » sur notre site. Plus que jamais, il faut faire connaître le forum : on le sait, c’est un mode de communication de plus en plus apprécié et utilisé même si cela est moins vrai parmi nos militants.
Les syndiqués qui nous écrivent, l’affirment : il est nécessaire de mettre à la connaissance de tous, les outils mis à leur disposition pour donner leur opinion.
De ce point de vue, il serait préjudiciable, dans la durée, de rater l’étape qui précède l’envoi du document d’orientation et du bilan d’activité – dont la date du 7 septembre est la limite de réception dans les syndicats - car les différents matériels mis à disposition ont le mérite d’ouvrir un échange de discussions libres sans engager la prise de décision collective des syndicats. Ces matériels sont divers. En plus du quarter pages, sur le site confédéral, on peut retrouver le rapport de Bernard Thibault présenté au CCN de février qui porte sur les axes politiques du prochain congrès, le rapport de la commission Ad Hoc dont chacun de nous s’accorde à affirmer qu’il apporte à notre réflexion collective ou encore, le document d’analyse sur l’évolution du salariat. Ce sont autant de supports pour engager la discussion dès aujourd’hui là où ce n’est pas encore fait.
Ces quelques mois, permettront de débroussailler ensemble quelques problématiques sur lesquelles les syndicats seront amenés à donner leur opinion à partir de septembre. La phase actuelle est un espace de libre parole, d’interactivité qui facilite l’implication de tous et de chacun.
Pourtant tout ceci ne saurait suffire pour un débat large sur les enjeux, sur les axes de réflexions qui portent sur notre stratégie et notre organisation qui seront à l’ordre du jour de nos travaux en décembre prochain.
La Cgt fait le choix d’une préparation sur la proximité des salariés et des syndiqués. Elle fait le choix, d’organiser les débats sur les lieux de travail : entreprise ou établissements, sur des sites et zones d’emploi, zones commerciales, sur les localités. La Cgt fait le choix d’ouvrir ces débats de proximité aux salariés qui le souhaitent ; à celles et ceux que l’on connaît et que l’on qualifie souvent de « sympathisants » ; dans leur diversité avec une attention particulière envers les jeunes dont on sait, selon de nombreux sondages, combien le regard qu’ils portent sur la Cgt appelle de notre part un renouvellement de nos pratiques pour qu’ils franchissent le pas pour être, demain, syndiqués de la Cgt.
La préparation du congrès est un nouveau rendez-vous des salariés avec la Cgt.
C’est pourquoi, une initiative particulière de débat entre une trentaine de jeunes syndiqués et non syndiqués et Bernard Thibault est en cours de construction à Perpignan, dans la première semaine de juillet. Celle-ci sera filmée et mise en ligne sur le site confédéral. C’est ce type de constructions que la direction confédérale souhaite impulser partout. On le sait cela fait débat : déjà certains s’interrogent sur la légitimité des salariés, non syndiqués, à débattre de la Cgt. Il y a donc besoin de répondre à cette question pour une appropriation la plus collective et partagée. de la démarche. Comment peut-on imaginer, surtout après les résultats obtenus aux élections prud’homales et la place prise par la Cgt dans les mobilisations actuelles, que le congrès de la Cgt ne soit pas public ?
C’est impossible qu’il en soit autrement. C’est, en quelque sorte, la « rançon de la gloire ». Donc, prenons cela au positif et à l’offensive. Et puis, réunir des salariés non syndiqués, qui nous expliqueraient les raisons pour lesquelles ils ne sont adhérents à aucune organisation syndicale, qui nous ferait partager les difficultés, les obstacles auxquels ils se heurtent pour passer le cap de la sympathie pour la Cgt à l’adhésion, contribuerait sans aucun doute à enrichir nos analyses et affiner notre démarche.
Faisons de nos délégués au congrès et de nos militants, les maîtres d’œuvre des débats dans le même état d’esprit que celui qui préside aux conférences de presse. Il s’agit de construire avec les salariés, sur la proximité, un échange direct avec la Cgt par l’intermédiaire de ses syndiqués, sur les contenus revendicatifs, sur notre démarche unitaire, sur notre stratégie, sur l’analyse que nous faisons pour construire un tout autre rapport de forces, plutôt que de se le laisser s’imposer par d’autres acteurs extérieurs à la Cgt. Je pense évidemment aux médias mais pas seulement.
Certains notent que les débats dans la Cgt semblent parfois/ déjà détournés de leur contenu proprement syndical par des rapports autres que les nôtres et qui circulent en réseau. Tout indique que c’est à la Cgt d’être à la manœuvre pour conduire la barre. Pour celles et ceux qui expriment leur inquiétude d’être dessaisis du congrès : qu’ils soient rassurés dès maintenant : ce sont bien eux, les syndiqués, les syndicats, qui décideront de nos orientations et les décisions du 49e congrès seront bien les leurs. En revanche, il s’agit aussi de réaffirmer quelques exigences qui sont les nôtres.
Si la Cgt a des obligations envers eux, ils en ont aussi envers les syndiqués qui composent le syndicat qui est le leur. Leur responsabilité est toute aussi importante. Elle consiste à veiller à ce que le plus grand nombre de syndiqués autour d’eux soient associés dès le départ à la préparation du congrès et de veiller à reverser dans le débat général la diversité des opinions qui se sont exprimées au cours des échanges auxquels ils auront pris part.
Des débats, dont les formes et les contenus devront être diversifiés et appropriés selon les publics ciblés. Des débats qui peuvent se faire autour d’un repas , en soirée, en dehors des heures de travail ; des réunions qui peuvent se construire aussi « chez l’habitant » en quelque sorte, chez un syndiqué avec son accord bien sûr, ; bref, toutes les formes qui favoriseront l’implication du plus grand nombre.
Soyons souples aussi : il ne s’agit pas d’obliger tous les syndiqués à débattre sur l’ensemble du document d’orientation. Si certains le peuvent, c’est tant mieux. Il ne faut surtout pas se l’interdire.
Cependant, on le sait, pour beaucoup, cela relève de l’impossible. Il sera donc plus efficace selon les situations de mettre à disposition des débats à partir de thématiques plus resserrées ou sur des parties très ciblées du document d’orientation ; des échanges qui se construisent autour d’une ou deux propositions qui intéressent plus particulièrement tels ou tels camarades.
La nature des initiatives que nous prendrons confirmera une Cgt qui prépare son congrès dans la vie. Cela suppose un travail croisé et ténu entre territoires et professions pour les construire et pleinement les réussir. Cela suppose aussi un travail d’anticipation bien en amont sur les publics et les lieux de débats ciblés en commun.
La commission exécutive confédérale sera d’autant plus disponible pour participer à l’élaboration et à la tenue de ces initiatives, qu’elle sera sollicitée le plus tôt possible. Un travail de préparation commun pour dépasser des problèmes objectifs à la participation des syndiqués ou de salariés est nécessaire : les droits syndicaux par exemple ou celui, plus récurrent et quotidien dans la Cgt des pratiques syndicales sur les lieux de travail trop souvent marquées par les difficultés des militants à rencontrer plus régulièrement les salariés.
Comment alors, le CCN se saisit de la préparation du congrès confédéral, comme une nouvelle opportunité pour aider à l’amélioration de la vie syndicale et à mieux mettre en œuvre notre démarche revendicative ?
A chaque syndiqué, son débat ; Pour chaque salarié, une porte d’entrée pour y participer : c’est plus facile à dire qu’à faire, on le sait bien. C’est pourquoi, nous avons besoin de se saisir du mois de juin pour élaborer ces plans de travail commun pour qu’ils soient finalisés début juillet et effectifs dans leur mise en œuvre, dès la mi-septembre.
Pour cela, il est proposé de mettre en place un dispositif similaire à celui que nous avions adopté pour la campagne prud’homale : un plan de travail piloté par et dans les territoires dans une étroite coopération dès l’élaboration et jusqu’à la réalisation des initiatives, avec les professions.
De ce point de vue, si l’on souhaite des plans de travail finalisés pour le tout début juillet, la commission animation des débats propose de solliciter les régions en relais pour que celles-ci soient nos interlocuteurs pour que, d’ici avant les congés, la direction confédérale soit en situation d’apprécier l’ensemble des débats et initiatives élaborées sur tout le territoire national. Chacun a pu prendre connaissance de ce dispositif dans la note qui vous a été adressée en fin de semaine dernière.
D’autre part, la commission, travaillera à l’issue de ce CCN, un dossier complet sur le thème « organiser les débats » dans lequel des propositions et exemples de débats multiformes et diversifiés seront à disposition. Déjà, quelques idées émergent : réunir les syndiqués et salariés des entreprises donneuses d’ordres avec ceux de la sous-traitante ; réunir les nouveaux adhérents sur les localités ; des réunions d’actifs et de retraités ; Les jeunes salariés et étudiants salariés, sur le thème de « Quelle Cgt avez-vous besoin » etc… La commission travaillera et élaborera d’autres propositions qui pourront être adaptée aux situations de terrain.
Elle fera le même travail sur les thématiques afin de coller aux réalités des syndiqués et salariés ciblés. En tout état de cause, les thématiques présentes dans le quatre pages ouvrent déjà des possibilités.
Le choix d’une préparation de proximité suppose un dispositif de suivi des débats qui auront lieu, dès septembre avec la publication du bilan d’activité et du document d’orientation, dans les syndicats ou bases syndicales, unions locales, quelles que soient les formes qu’elles prendront : congrès, comités généraux, assemblées de syndiqués. Cela commence par un recensement de tous ces rendez-vous pour que nous puissions, avec leur accord, y participer. Ce recensement sera aussi un outil d’évaluation quantitatif et qualitatif de la préparation du congrès. Plus tôt nous serons en mesure d’en connaître les échéances, et plus il sera aisé de solliciter la présence de membres de la commission exécutive confédérale. Une note particulière, élaborée par l’espace vie syndicale, est déjà prête et vous sera adressée très rapidement à l’issue du CCN.
Par ailleurs, il est envisagé, autour du mois d’octobre, d’organiser un débat entre quelques membres de la direction confédérale actuelle et ceux de périodes précédentes sur une thématique centrale : “Les évolutions d’hier et d’aujourd’hui des structures de la Cgt”. Ce débat filmé serait lui aussi mis à disposition sur le site et accompagné d’un support conjointement élaboré avec l’Institut d’Histoire Sociale, qui reviendrait sur quelques étapes importantes de transformations de nos outils et structures syndicales pour le congrès lui-même. Un grand nombre de syndiqués seront alors mieux à même de mesurer combien la Cgt a toujours su évoluer, s’adapter aux réalités du salariat, se transformer pour être toujours mieux la Cgt de tous les salariés et porter, par un rapport de forces plus conséquent, ses objectifs revendicatifs.
Dans ce processus, les délégués au congrès jouent un rôle déterminant.
Nous avons adopté une délibération portant sur le mandatement. Je n’y reviens pas. Le travail est engagé sur les bases adoptées par le CCN. Cependant, il est nécessaire de rappeler que le processus de désignation des délégués s’achève en juin afin qu’ils puissent être pleinement disponibles dans la période au cours de laquelle les débats auront lieu. Donc, c’est durant juillet et août, que s’organisera la mise à disposition de moyens pour chaque délégué, pour leur permettre d’assumer les mandats qui leur sont confiés. C’est un travail d’organisation qui impose à tout le monde des délais et le respect des échéances pour chacune des phases de préparation. Au risque de me répéter, je rappelle succinctement ces échéances :
• des plans de travail sur l’organisation de débats et d’initiatives de déploiement confédéralisés prêts et transmis à la commission à l’échéance de juillet ; • Juillet/août/mi-septembre : organisation de la participation effective des délégués, avec mise à disposition de moyens, dans les débats et initiatives confédéralisées ; • Mi-septembre jusqu’au 7 décembre : mise en oeuvre des plans de travail dans les territoires et syndicats.
Aujourd’hui, il s’agit de réfléchir à ce qu’il nous faut mettre en oeuvre pour que les délégués qui seront désignés soient réellement porteurs des opinions qui se sont exprimées dans les débats auxquels ils auront participé. Des débats professionnels et interprofessionnels.
Ce sera possible par un travail précis et rigoureux d’impulsion et de suivi entre territoires et professions allant dans ce sens. Peut-on s’engager collectivement pour que chaque délégué participe au moins une fois à une initiative interprofessionnelle sur une localité ou zone d’emploi ?
Un dispositif particulier pourrait être mis sur pied rapidement pour suivre l’implication des délégués aux initiatives confédéralisées en étroite coopération avec l’espace Vie syndicale.
Dans cet esprit, les commissions mandats et vote et animation des débats se rencontreront prochainement pour donner cette dimension au Guide du délégué pour une mise à disposition la plus rapide possible.
Enfin, pour une plus grande visibilité d’une Cgt engagée dans la préparation de son congrès, la commission propose de retenir sur tous les supports, la thématique : « A chaque syndiqué, son débat » et la création d’une « lettre confédérale » spécifique pour la transmission aux organisations des informations, dossiers thématiques ainsi que le suivi des dispositifs adoptés.
On se l’était dit : les délais de préparation pour ce congrès sont plus courts que pour les précédents. C’est exigeant pour toute la Cgt et l’engagement collectif du CCN est essentiel si nous tenons à atteindre nos objectifs adoptés lors du CCN de février.
Pour plus d’efficacité, une note précisant les objectifs et les échéances vous sera transmise sur table ce matin, qui résume les pistes de travail qui vous sont présentées.
Pour finir, je laisse à un internaute qui s’est exprimé sur le forum, le mot de la fin. Il nous écrit, je cite :
“Il faut impérativement laisser aux salariés et aux syndiqués le choix du mode de syndicats qu’ils veulent. Nous devons construire notre Cgt ensemble et non les uns contre les autres. Il n’y a pas d’un côté ceux qui savent et qui veulent imposer leur point de vue et de l’autre les obscurantistes, ceux qui ne comprennent rien et qui devraient se plier....
Bon 49e congrès à tous”
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CCN - 18 mai 2009 Introduction au débat CONCEPTION DE LA FUTURE DIRECTION CONFEDERALE ET PROCESSUS DE CANDIDATURES
Graziella LOVERA
Il y a une cohérence, je pense que vous en conviendrez, de placer ce moment du débat sur la construction de la future direction confédérale et le processus de candidatures après celui de l’animation des débats préparatoires au 49ème Congrès. Cela peut nous aider à mieux identifier quelle direction nous allons contribuer à construire, comment : à partir des attentes définies.
Vous avez reçu pour engager ce débat, l’introduction à la CE du 31 mars issue de l’analyse des questionnaires individuels adressés aux membres de la Commission exécutive sur leur appréciation du bilan de la CE, ainsi que la note préparatoire à ce CCN qui reprend l’essentiel de l’analyse collective des CE confédérales du 31 mars et 28 avril dernier. Cela devrait m’épargner d’être trop longue dans mon propos et surtout de pointer quelques aspects essentiels pour le débat qui doivent nous permettre de dégager les orientations et donc les critères pour les candidatures mises à disposition dans la préparation du Congrès.
Le bilan de la CE est généralement positif sur les 4 items que nous avions dégagés sur son rôle, à savoir :
1 « La CEC est un exécutif. Elle a pour responsabilité de mettre en œuvre les décisions et orientations du congrès ». 2 « La CEC décide de la stratégie de la CGT en déclinaison des orientations votées en congrès ». 3 « La CEC anime l’activité de la Confédération en matière de déploiement, de syndicalisation et de vie syndicale ». 4 « La CEC assure la cohérence de l’activité revendicative, elle impulse les convergences entre les différentes structures de la CGT ». Sans revenir plus précisément sur les appréciations (je vous renvoie à l’introduction du 31 mars), il y a peut-être à souligner les efforts à fournir pour travailler plus étroitement les questions revendicatives et d’organisations comme celles de l’actualité et de l’anticipation nécessaire à partir de nos orientations. C’est sur les questions de déploiement, syndicalisation, vie syndicale, structures, que des insatisfactions demeurent plus nombreuses quant au rôle d’animation de la CE, même si sont notés quelques progrès en fin de mandat. Le 49ème Congrès devra nous permettre d’aller au-delà du simple bilan de la CE sur des enjeux qui sont posés à toute la CGT. La Commission exécutive estime qu’elle a mieux assumé son rôle dirigeant (décider, coordonner, impulser) car elle a mieux participé à la mise en œuvre des décisions. Plusieurs facteurs y ont contribué : la participation, qu’il faudra renforcer, à la Permanence confédérale et au Bureau confédéral ; la fréquence des réunions tous les 15 jours ; le nombre de membres, la cinquantaine, qui favorisent débats et prises de décisions ; la participation dans une commission, un collectif de travail ; le rôle de référent avec une ou plusieurs organisations, même s’il faut rediscuter des missions ; le fait de représenter la CGT en interne comme en externe. Tout cela demande un investissement conséquent, de la disponibilité et de prioriser ce mandat pour en assumer la responsabilité. Le cumul des responsabilités ne peut être un obstacle car il permet souvent un enrichissement dans le débat. Ce qui importe, c’est qu’il ne constitue pas un frein à l’investissement dans le travail confédéral. Cela suppose d’y travailler dans et avec les organisations concernées. Ni obstacle à la mise à disposition, ni règle absolue, il s’agit de trouver le bon équilibre. Nous avons souhaité mettre en exergue dans la note, ce que peut recouvrir ce mandat de dirigeante, dirigeant confédéral, non pour décourager les candidatures mais pour faire mesurer que les exigences qu’il requière demandent, non pas tout un ensemble de compétences qui peuvent s’acquérir mais surtout un accompagnement au mandat, un investissement qui font appel à la volonté de la candidate, du candidat lui-même, à l’organisation qui la, le, présente en croisement avec les autres organisations (syndicats, UL, FD ou UD, organismes spécifiques) et bien sûr à la Confédération. Cela fait partie des préconisations de la CE pour la construction de la future direction : gagner un engagement multipartite pour la sécurisation du parcours du dirigeant qui passe par les dégagements nécessaires, la formation du collectif et individuelle, un dispositif de suivi du parcours. Bien sûr, parmi les tâches, certaines seront à se répartir en fonction de l’expérience et des atouts de chacune et chacun et comme disait une camarade de la Commission dont les références sont sans doute le rugby vu son département : « nous ne cherchons pas à construire l’équipe des meilleurs mais la meilleure équipe ». Pour autant, si la CE a bien joué son rôle dans un contexte où l’actualité, le train des réformes nous ont conduit à consacrer beaucoup de notre temps, il y a encore à améliorer son fonctionnement pour qu’elle dirige mieux, avec plus de pertinence et de cohérence. Les moyens pour le réaliser auront toute leur importance tant en direction des individus que du collectif. A l’expérience du mandat, les missions ou les articulations entre les organisations de travail, les instances sont parfois à réexaminer, à mieux les définir pour gagner en efficacité. Ainsi, si la majorité de la CE estime que le Bureau confédéral a joué son rôle d’organisation du travail de la CE, il est à peu près évident, en interne comme en externe, qu’il est sollicité comme l’instance dirigeante de la CGT. Or, l’instance dirigeante, c’est bien la direction confédérale dans son ensemble : la Commission exécutive confédérale. La question de la place du Bureau, de son nombre, de sa composition, de ses missions devra être examinée. Mais nous avons encore un peu de temps devant nous pour le faire. Le CCN du 3 novembre qui esquissera les contours de la future CE à partir des candidatures sera l’occasion d’y revenir. Vous le direz sans doute comme l’ont souligné quelques organisations, le fait que les réunions du CCN téléphonées sur l’actualité ou décentralisées sur des thèmes aient été appréciées montre qu’il nous faut poursuivre en ce sens. Ceci dit, il y a peut-être à mieux et plus solliciter des camarades en responsabilité dans les organisations pour le travail confédéral, que ce soit dans les commissions, les collectifs de travail confédéraux ou sur des missions particulières. Il conviendrait aussi de mieux articuler le travail de la CE, des commissions d’activité et d’organisation entre elles, comme avec les espaces confédéraux qui sont au service de toute la CGT et ont la responsabilité d’aider aux décisions de la CE et à la mise en œuvre de celles-ci. Il en va de même pour la Coordination des Activités confédérales dont la tâche est appréciée comme essentielle, indispensable et incontournable, dont l’existence, comme les espaces confédéraux, n’est pas si ancienne. Au croisement de toute l’activité confédérale, elle est sollicitée pour aider aux traitements de multiples questions, elle peut être vécue comme un goulot d’étranglement ou comme un outil qui donne de la lisibilité. Elle nécessitera que soient mieux précisées ses missions et éventuellement étoffée. Au sein de ce CCN, nous avons depuis le 48ème Congrès un certain nombre de nouvelles et nouveaux camarades élus en première responsabilité dans leur organisation qui vont contribuer à déterminer les contours de la future direction confédérale. Je voudrais indiquer particulièrement pour eux, qui n’ont pas forcément la rétrospective de l’évolution de la conception de la direction, que si nous avons moins ressenti la nécessité de mesurer d’où nous partions pour cette nouvelle construction, c’est que des conceptions semblent maintenant acquises. C’est notamment celle de composer cette direction avec des membres qui portent et impulsent ensemble les orientations et décisions du Congrès, une démarche revendicative, démocratique et indépendante, et non d’y représenter l’organisation qui les ont proposés. En cela, les orientations et l’évolution de la démarche de la CGT y ont contribué ainsi que la réduction du nombre de ses membres au fil des congrès. Mieux cerner aussi les missions dévolues au CCN et à la CE a permis de se dégager de la tentation de mettre à disposition des candidatures pour y représenter son organisation, ce qui est le rôle propre d’ailleurs du CCN et non de la direction confédérale. Une direction, comme indiqué dans la note, qui a pour mission, en fonction des déclinaisons des orientations et décisions et du contexte national, d’affiner la stratégie de la CGT, d’impulser les convergences nécessaires entre les différentes structures de la CGT pour contribuer à solidariser le salariat. Au total, cela nous amène à vous proposer de confirmer et de renforcer le rôle dirigeant de la CE avec la volonté d’être toujours mieux à l’écoute des organisations, toujours mieux en prise avec les réalités vécues par le salariat pour être à même d’impulser une démarche revendicative à l’appui de nos orientations, des formes d’organisation qui répondent aux attentes du plus grand nombre des salariés, retraités, privés d’emploi, de ce pays.
Nombre de militantes et militants ont les capacités requises pour être portés à candidature. Mais il faut accepter l’idée que lorsque l’on met à disposition des candidatures, elles ne seront pas forcément retenues au bout du processus et convenir que c’est avec des profils de candidatures nombreux et différents que nous parviendrons le mieux à répondre à la construction de la direction que nous souhaitons. Il y aura également à prendre en compte la capacité de ce futur collectif à aider à un certain nombre d’innovations dans la mesure où la future direction confédérale sera aussi dans un contexte tout à fait inédit : • notre organisation confirmée au premier rang, • une réforme de la représentativité bousculant le syndicalisme et ses pratiques, • une crise du système capitaliste dans sa phase aiguë engendrant de graves conséquences et des responsabilités particulières au syndicalisme en général, au notre en particulier. Ce qu’aura à relever comme défi la future direction confédérale sera de nature un peu différente que ce qu’il y a à faire aujourd’hui. Naturellement, il s’agit de le mettre en rapport à des orientations de congrès. Elles vont se dessiner au fil des mois. Mais nous voyons à peu près quels sont les grands points sur lesquels nous avons besoin de travailler. Donc, cette aptitude et cette capacité aussi à être une force d’innovation en regard des orientations à adopter seront une des qualités importantes.
Tout comme il n’y a pas à se tromper sur ce que nous appelons « la direction confédérale » qui n’est pas la direction de toute la CGT. La direction de la Confédération n’est pas la direction de toutes les organisations de la CGT. Il y a parfois, y compris en interne, la perception que la direction de la CGT, c’est la direction de toute la CGT ; qu’il lui appartiendrait de trancher toutes les questions, y compris celles qui relèvent des directions d’autres organisations. Donner l’autorité nécessaire à cette direction n’est pas lui donner tous les pouvoirs comme l’indique nos statuts. Il s’agit donc aujourd’hui dans le processus de candidatures qui s’ouvre d’en définir mieux le rôle et les contours à partir de l’opinion de la CE sur son bilan et du votre.
Bernard en premier, comme la CE, ont tenu à ce que la question du Secrétaire général soit abordée dans la préparation du congrès. Comme pour les autres questions, il nous a paru souhaitable que les organisations donnent leur opinion sur le renouvellement du mandat du Secrétaire général à Bernard Thibault. Il s’agit bien sûr d’un avis indicatif mais il nous permettra de préciser sur quelle hypothèse nous allons travailler.
Conception, fonctionnement ont été abordés. Concernant les critères, la CE propose de s’en tenir à une CE d’une cinquantaine de membres, à parité femmes/hommes, public/privé, et de renouveler autour du tiers de ses membres afin d’assurer l’avenir et la continuité. Elle propose aussi, comme indiqué dans la note, « de gagner une réelle représentativité du salariat plus que de chercher à représenter toutes les diversités du salariat, tant elles sont nombreuses. Ce qui importe, c’est que sa composition permette de porter de manière interprofessionnelle et solidaire les enjeux de la jeunesse, du défi démographique, de la politique industrielle et du développement des services publics, de la lutte contre toutes les discriminations, les précarités, de l’organisation des ICT, des salariés des TPE, PME, etc.… » Vous le savez toutes et tous à l’expérience qu’il ne suffit pas d’avoir la parité femmes/hommes pour que l’égalité professionnelle soit bien traitée ou la parité public/privé pour que l’une comme l’autre question soit portée correctement. Ceci dit, se rapprocher de l’image du salariat est aussi indispensable.
Pour le processus de candidatures de la Commission Financière et de Contrôle il nous faut avoir en tête l’obligation qui est faite désormais sur la transparence financière. Si les mêmes modalités en terme de disponibilité, d’implication dans le travail confédéral sont à rechercher, il sera souhaitable de faire appel à des camarades qui ont ou ont eu une implication sur la politique financière et de gestion dans leur activité syndicale. Le chiffre impair étant statutaire, celle d’une CFC à 7 camarades pourrait être maintenue.
Concernant COGETISE et plus exactement le renouvellement du Comité de gestion, les camarades interviendront pour vous soumettre la procédure.
Compte tenu de la période des congés d’été qui s’insère dans la période de recherche de candidatures, il nous a paru utile d’attirer votre attention sur la nécessité de prendre le temps d’organiser le débat dans vos organisations sur ce thème et ce dès le mois de juin. Au sortir de ce CCN nous allons travailler à l’envoi d’une fiche de candidature qui tiendra compte de nos débats et nous y adjoindrons un questionnaire ou un PV sur le processus que vous auriez engagé sur la mise à disposition de candidatures. Enfin, je crois utile de rappeler que les fiches de candidatures doivent toutes nous être retournées dûment remplies avec toutes les indications demandées. Compte tenu de questionnement d’organisation, je souligne que les fiches de candidatures doivent être retournées y compris pour des membres de la CE sortante qui seraient mis à nouveau à disposition par leur organisation. Pour terminer, la Commission, composée de 10 camarades de la CE, aura besoin de travailler en amont du CCN des 25 et 26 août où la liste des candidatures parvenues sera validée, pour examiner la recevabilité statutaire des candidatures à vous présenter. Nous vous proposons donc de fixer la date limite de réception des candidatures, auprès de la commission, au 17 août. Voilà, chers camarades, ce que j’étais chargée de vous présente. Maintenant place au débat.
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CCN - 18 mai 2009 Introduction au débat Transformation et évolution de la presse et de la Communication de la CGT Stéphane PUIFOURCAT
RAPPEL Le 48e congrès a décidé de lancer un journal mensuel en direction des syndiqués, ainsi que le besoin d’une nouvelle configuration des publications et de la presse confédérale. La CEC a, dans ce contexte, lancé, à travers une commission, un travail de réflexions sur la mise en œuvre d’un nouveau journal mensuel et sur les évolutions à opérer autour du département communication du net, du Peuple et de l’entreprise NVO. Dès Janvier 2007, nous avons concrétisé le mensuel en direction des syndiqués. Le mensuel à tous les syndiqués fût la première pierre de la construction de notre édifice de la refonte de notre communication. Son arrivée et maintenant son assise font partie entière de notre démarche syndicale. Aujourd’hui, le journal commence à devenir un élément important de notre vie syndicale. Il est apprécié, il est lu, utilisé par nos syndiqués. Plus que cela, il permet de donner une image forte de nos actions, de notre travail syndical. Il est en sorte un peu un miroir de ce qui se fait dans la CGT. Il a vocation à informer sur l’essentiel de notre actualité syndicale. Sa complémentarité avec le futur magazine doit être travaillée dans l’avenir. Le mensuel est la vitrine, le socle commun de la démarche revendicative de la CGT. Le magazine doit, quant à lui, approfondir cette approche, donner du sens, du réalisme et surtout des outils pratiques au quotidien.
Si aujourd’hui le journal est reconnu par tous, sa diffusion reste encore un objectif majeur. Le mensuel jouera d’autant plus son rôle de rompre l’isolement, si celui-ci arrive bien chez le syndiqué. Aujourd’hui même si un effort important a été fait au début, nous constatons une stagnation des entrées d’adresses de syndiqués. A ce jour 300.000 exemplaires sont envoyés en individuel avec beaucoup de retours. Et 300.000 en paquets aux syndicats. On peut estimer à environ 400.000 exemplaires qui arrivent entre les mains des syndiqués. Même si ce résultat n’est pas mal, nous sommes loin des 650.000 exemplaires, et loin des syndiqués qui aujourd’hui n’ont aucun contact, aucune structure. C’est cet effort-là que nous devons effectuer. Le congrès est un moment privilégié pour donner un coup de collier. Et faire de sa préparation un moment de vie syndicale qui nous permette de rentrer dans le cogitiel tous les adhérents avec leurs coordonnées. Ce travail effectué, la CEC a continué à réfléchir sur quel avenir pour l’entreprise le Peuple, le département communication confédérale et l’entreprise NVO. Nous pouvons être satisfaits du travail déjà réalisé, car, à ce jour, le mensuel est devenu une réalité et fait partie intégrante de notre démarche d’informations. Le site confédéral est maintenant, après un gros travail de reconstruction, un support d’informations quotidiennes qui bat des records de visites et devient une nouvelle façon de trouver ce qui ce dit et se fait à la CGT. La transformation du Peuple qui est engagée depuis la CEC du 20 janvier. la transformation de son contenu, de sa périodicité et de son intégration dans un futur espace communication repensé où un intranet du Peuple sera un des outils important pour permettre aux premiers dirigeants des organisations à travailler en réseau et à trouver toutes les informations utiles au quotidien pour assumer leur(s) responsabilité(s). Enfin le projet de lancement d’un nouveau magazine et la transformation de l’entreprise NVO a été décidé à la CEC du 28 avril.
Lors de plusieurs débats et après deux ans de travail, la CEC a décidé de commencer à donner un cadre à une stratégie d’informations et de communications cohérentes. Elle se forge sur plusieurs constats : Le paysage médiatique change, la révolution informationnelle et numérique que nous vivons, modifie, dans leur forme, les rapports sociaux, transforme les modes de productions et de consommation.
L’explosion de l’utilisation des nouvelles technologies rompt les modes classiques de travail, bouleverse notre rapport au temps, à l’espace. Concrètement la dématérialisation des lieux de maîtrise de l’information, qu’elle concerne la communication, les données financières ou organisationnelles, les fonctions stratégiques de l’entreprise, est en train de redéfinir de nouveaux métiers, de nouvelles filières.
Le bouleversement du monde du travail, son atomisation, sa précarisation, son évolution sociale vers des salariés plus qualifiés et plus jeunes, sa féminisation, milite dans le sens d’une réflexion pour adapter notre presse aux nouvelles réalités sociales et aux nouveaux modes de communication. La CGT doit définir une stratégie de communication en adéquation avec ces nouvelles réalités et ses objectifs revendicatifs. Nous voulons une CGT proche, utile, efficace ! Cette démarche demande que l’on mette au service de nos adhérents et des salariés, les outils pour comprendre, appréhender et transformer leur quotidien. Offrir des services qui renforcent le sens de la solidarité, à la construction d’un socle commun de droits. Pour ce faire, nous devons mettre en réseau la CGT, avec l’ensemble de ses forces, mais aussi avec tous ceux qui concourent, par leur action sur le terrain ou sur la toile, à lutter pour une autre vision du travail, de la mondialisation, de l’économie, du développement durable. La communication de la CGT ne peut plus être un simple outil au service de notre démarche. Elle doit être en permanence au cœur de notre stratégie. Elle doit permettre, par son rôle et sa place, donner du sens, de l’intérêt, du résultat à être syndiqué, à défendre et conquérir de nouveaux droits. La transformation proposée n’est pas le prolongement de l’agonie de notre presse ! Mais, bien au contraire ! Il s’agit de créer les conditions qui doteront la CGT d’un outil moderne, mariant papier et numérique, faisant de nos publications (le magazine, le Peuple, le Net) les outils, non plus pour quelques dizaines de milliers, mais pour tous. Notre presse possède, de par son histoire, une longue expérience au cours de laquelle elle a su s’adapter, et répondre aux enjeux de son temps. « C’est notamment le cas pour la NVO qui fêtera son 100e anniversaire, Alain interviendra certainement « ! L’évolution qui est aujourd’hui proposée pour l’entreprise de presse de la CGT (la NVO SA), c’est d’en faire un des média de l’expression de la CGT ; en créant les conditions de posséder un outil au service de notre stratégie de communication ; d’être une entreprise capable de fournir des contenus construits avec les organisations, utiles aux faiseurs d’opinions que sont nos militants. Tels sont les deux engagements nécessaires. Par exemple, à quoi servirait une Confédération, si elle ne disposait pas d’un magazine qui partage les expériences, qui vise à créer un socle commun revendicatif, qui donne la parole à tous ceux qui en sont privés aujourd’hui ? Comment l’expression de la CGT peut-elle se faire, si nous n’avons pas de supports, dont l’objectif est de rendre possible la perspective de gagner ensemble par la construction de luttes et de revendications interprofessionnelles, l’amélioration de nos conditions de travail et de vie ? La nouvelle démarche qu’a décidé la CEC, c’est de faire de notre entreprise de presse un outil efficace, éditorialement, économiquement et qui assure son équilibre financier par la vente de l’ensemble de ses produits (RPDS, VO-Impôt, Guide juridique, NVO), voire même dégager des résultats positifs. La CEC propose de rompre avec une conception qui mettait en opposition les supports, les contenus et les ressources, pour arriver à une approche globale de complémentarité des produits entre eux et permettre une véritable contribution au mouvement. Il faudra une plus grande synergie et une mutualisation des moyens au service de notre démarche interprofessionnelle. La transformation de la presse confédérale est un des chantiers importants décidés au 47e Congrès de la CGT. Et au 48e. La CGT, en se dotant de supports d’informations précis, a souhaité les mettre au service de notre ambition de transformation de la CGT. Commencer à élaborer une stratégie communication apparaissait plus que nécessaire. La CGT, en voulant donner du sens à ce que veut dire la confédéralisation, devait faire en sorte que les supports papier et numérique puissent être vecteurs d’un socle commun, identifiable et appropriable par tous les syndiqués et organisations. Donner du sens à une démarche interprofessionnelle passe par des outils d’information efficaces, utiles, proches. La CGT ne se renforcera pas durablement si elle ne se dote pas de moyens de rassembler, d’unir les salariés. Et pour ce faire, plus que jamais dans cette période où la place des médias joue un rôle nouveau dans la bataille des idées, la CGT doit moderniser ses supports ; elle doit utiliser l’ensemble des vecteurs de communication, du papier en passant par le numérique, pour armer, former et permettre à ceux qui font la CGT tous les jours, de mieux maitriser les enjeux économiques, sociaux, environnementaux. Mieux maitriser les propositions de la CGT pour mieux les mettre en débat dans leur action syndicale. La CEC des 27 mars 2008, 20 janvier et 28 avril 2009 a, dans ses relevés de décisions, décidé de l’évolution de la presse. Elle a retenu particulièrement les trois cibles qui sont le socle de construction de nos nouveaux outils d’information : • Les salariés : avec comme supports le site de la CGT et l’ensemble des supports papier (affiche, tracts, badges, etc.). • Les syndiqués : avec le mensuel, mais aussi le site de la CGT. • Les syndiqués en responsabilités : avec plusieurs supports, pour couvrir des besoins variés, d’une cible qui n’est pas homogène. Le PEUPLE, format papier et électronique, dans son rôle statutaire pour donner toutes les informations aux dirigeants des organisations sur les décisions, campagnes, débats, travaux et positions de la CGT. Le nouveau magazine, un vrai journal au service des militants, des élus et mandatés, pour les aider dans leur fonction d’élus et mandatés. En résumé nous avons des cibles distinctes, des supports qui concernent la même cible mais qui de par son contenu, sa ligne éditoriale apporte des choses différentes et rempli une fonction différente.
Un nouveau Magazine ? A-t-on besoin, à côté du mensuel, d’un outil en direction d’une cible que nous avons définie comme étant les syndiqués en responsabilités (les élus et mandatés), nos militants ? C’est à cette question là que la CEC à répondu, en apportant une analyse et en regardant les besoins d’informations et de communications nécessaires pour la CGT. Un autre support, en lien avec le mensuel, le site confédéral, le PEUPLE, ne doit pas être un journal de plus, pour maintenir l’existant. La CGT a besoin d’avoir un journal qui se vend, qui permet de raconter la vie, la lutte au quotidien des militants, des femmes et des hommes qui, chaque jour, luttent pour défendre et gagner des droits pour les salariés. La CGT a besoin d’un journal qui crée une communauté d’intérêts entre tous ceux qui font la CGT au quotidien. Ceux qui sont confrontés aux licenciements, aux négociations, à toutes les formes de luttes, qui permettent aux salariés de donner leur avis, de décider de leur avenir, de leurs revendications. La CGT a besoin d’un journal qui se diffuse auprès de tous nos élus et mandatés, de tous nos CE, nos syndicats. Car il est le lien entre le vécu des salariés du public et du privé. Il est le journal qui donnera du sens à une démarche interprofessionnelle, en redonnant la parole à ceux qui construisent des revendications, des luttes en dehors de toute vision catégorielle, corporatiste. Mais pour cela nous devons faire abstraction de l’existant. Regarder le futur magazine par le seul prisme de l’hebdomadaire !
C’est oublier plusieurs choses essentielles : 1. La cible n’est pas la même ! Les militants, nos élus et mandatés, et non plus les syndiqués. 2. Les besoins auxquels on va répondre, sont ceux qui faisaient défaut à l’hebdomadaire. La cible et la fonction du journal sont de redonner du sens au socle commun, à l’appropriation du plus grand nombre des revendications de la CGT, de sa démarche, de ses campagnes. Le journal sera un outil formidable de vie syndicale en redonnant la parole aux acteurs, il sera un vrai outil “juridico pratique” et “syndicalo pratique”. 3. Le public étant différent, son mode de diffusion lui aussi innovera. La vente du magazine se fera en priorité auprès des organisations et des comités d’entreprises. Les élus et mandatés ont besoin d’un journal qui replace leur action à partir du syndicat et non d’une vision seulement d’élus. On a besoin d’un regard critique sur ce qui marche, ce qui se fait. Comment je rends compte de ce qui se met en œuvre, les réussites comme les échecs. Le magazine sera l’occasion de créer un grand réseau de correspondants dans les UD et les FD et régions. Mettre en réseau tout ce qui se fait dans la CGT, faire remonter le bon comme le moins bon, permettre de faire connaître nos combats, nos débats, donner du réel, nourrir la réflexion de chacun sur comment mieux confédéraliser, mieux syndiquer, mieux interprofessionnaliser notre action. En mettant en réseau la CGT, nous créerons des supports CGT qui Parleront de ceux qui font la CGT. Le journal sentira, ressemblera au réel de nos UL, UD, FD, de nos CE, car ils écrieront demain dedans ! La réussite du projet passe par sortir d’une vision négative de la NVO. La Cgt à besoin d’un journal qui se vend, elle a besoin de support qui donne des outils concrets au militant.
LA NVO : VERS UN NOUVEAU JOURNAL La CEC a décidé, le 28 avril, du lancement d’un nouveau magazine s’adressant aux syndiqués en responsabilités, et d’arrêter Espace élus et la publication hebdomadaire la NVO. La Fonction du nouveau magazine Elle sera de leur apporter les éléments susceptibles de les aider « politiquement » et pratiquement à assurer l’ensemble de leurs responsabilités de leurs mandats. Concrètement, cela reviendrait à donner aux lecteurs tous les éléments leur permettant de décrypter, d’analyser, en les replaçant dans leur contexte, les enjeux auxquels est confrontée la CGT. Le magazine permettra de porter les campagnes de la CGT et ses initiatives de mobilisations, en donnant chair aux propositions et grandes orientations de la CGT, en les confrontant au réel, en construisant un socle commun qui participera à la confédéralisation de l’activité syndicale. Le magazine doit être le trait d’union de toutes nos organisations pour faire en sorte que territoires et professions travaillent mieux ensemble. Le magazine sera un formidable miroir du vécu de nos syndicats et des luttes. Il doit porter et valoriser ce qui se passe dans les fédérations, les unions départementales. La politique de « scoop » amenée par celle-ci, doit répondre à une meilleure articulation des informations et des besoins de communication des organisations. Le magazine pourrait être aussi un véritable outil efficace répondant aux besoins concrets d’informations juridiques, économiques et pratiques des syndiqués en responsabilités et leur permettant d’assumer leurs diverses fonctions de représentation des salariés et de la CGT.
La forme du nouveau journal Pour remplir les fonctions assignées, la CEC à décidé un quinzomadaire (26 numéro) format magazine de 52 pages (dont 4 de couverture). Elle permet tout à la fois d’argumenter, de donner la parole aux acteurs en associant l’analyse et le pratique. Il ne peut exister de journaux sans contrainte financière. Aucun journal, ou demain, aucun portail de communication CGT n’existera sans tenir compte de ces éléments.
L’ENTREPRISE NVO : UN ATOUT POUR L‘INFORMATION ET LA COMMUNICATION DE LA CGT La Situation de la NVO s’améliore mais reste très fragile. Son avenir reste entièrement tributaire de notre capacité de transformer à la fois son modèle économique et les offres éditoriales. La situation de l’entreprise de presse s’est améliorée depuis deux exercices. Plus particulièrement avec l’arrivée du mensuel, qui a vu un accroissement du chiffre d’affaire de la productivité et sans une augmentation de la masse salariale. Les résultat dans ce contexte son positif de 240.000 € pour 2007 et de 200.000 € pour 2008. Dans le même temps cette situation a fragilisé la réalisation de l’hebdomadaire. Sa production, est de plus en plus difficile. La qualité du journal s’est dégradée, malgré un investissement important des personnels. L’outil rédactionnel ne permet plus quant à lui de répondre aux exigences de qualité et de production qu’exigent le nouveau contexte de travail, le mensuel, le futur magazine, les produits juridiques. Constat et préconisation pour une réelle transformation Une entreprise avec de fortes potentialités, mais confrontée à des problèmes d’organisation, des problèmes de direction, d’animation de la diffusion ainsi qu’une gestion et analyse financières trop longues pour impulser une dynamique positive dans l’entreprise. Le manque de gestion du personnel par une personne identifiée en tant que telle brouille les relations, pèse sur la production des contenus. • En conclusion : sur cette question, le devenir du futur magazine, comme du mensuel est interdépendant et nécessite de favoriser la production de contenus, la diversification de produits juridiques. L’un des objectifs étant aussi de dégager des marges sur un ensemble de produits, ce qui permettrait, entre autre, de participer au financement du mensuel de la CGT (Ensemble). Parmi un ensemble de décisions, une modification de l’organisation sera opérée, et particulièrement avec la mise en place d’un directeur général qui, sous l’autorité d’un président, membre du bureau confédéral, mettra en œuvre les engagements financiers et stratégiques. L’objectif est de permettre à la CGT de créer les conditions de retour à l’équilibre durable de son entreprise. Seul moyen pour continuer à produire des supports d’information et de communication de qualité à la hauteur de ses ambitions.
La modélisation pour 2010 La modélisation la plus pessimiste a été retenue, non pas que nous doutions du projet, mais pour que nous nous inscrivions résolument dans une démarche de risque positif. L’ensemble des éléments financiers des annexes pour l’année 2010 a tenu compte de tous les préceptes, car il faut être réaliste et pragmatique. Nous avons pris en considération qu’aucune augmentation de la diffusion ne sera obtenue par la majoration du prix de l’abonnement, ni de la publicité, ni l’accroissement du chiffre d’affaires. Ce qui veut dire : l’action positive par une croissance sur un de ces quatre domaines entraînera un risque positif.
Un prix d’abonnement inchangé La réussite du passage de l’hebdomadaire vers un nouveau magazine, les éléments qui favorisent le maintien des anciens lecteurs et en gagner de nouveaux, nous a amené à décider de maintenir le prix de l’abonnement à 57 € par an. La modélisation économique pour les années à venir le permet, parce que cela est compensé par trois aspects : • Les mesures prises en 2007 et 2008 ont permis, par des efforts d’organisation et une baisse de la masse salariale, d’effectuer une économie de 200.000 € répercutée sur 2009. • Par une mise en place adéquate des tendances normales d’évolution de la vente de la VO -Impôt. (Les prévisions étaient sous évaluées, la diffusion mal calibrée). • La profitabilité de l’entreprise n’est pas la profitabilité obligatoire de chaque produit, mais bien celle de son ensemble.
Politique de diffusion et de campagne d’abonnement • La CGT doit donc cesser de se culpabiliser de ne pas avoir fait ou su faire la diffusion de son journal. Notre aura, notre place de première organisation, notre résultat aux prud’homales et la place que nous occupons aujourd’hui dans le mouvement social et dans les luttes au quotidien, doivent nous rendre confiants dans la réussite de notre projet qui consiste à mettre entre les mains de nos militants un outil fait pour eux, par eux et parlant d’eux. • La réussite de la diffusion passe par un changement radical dans les rapports de l’entreprise NVO SA avec les unions départementales et les fédérations. Faire en sorte que celles-ci, se retrouvent dans le contenu, dans la production des thèmes qui les concernent et leur permettant de porter leur projet revendicatif, nous fera rentrer dans une spirale où chacun en retirera un bénéfice.
Objectif de diffusion La Commission propose de fixer à l’entreprise, La Vie Ouvrière, l’objectif de viser l’équilibre financier en vendant le journal à son prix de revient, tout en fixant un seuil d’équilibre bas (33 000 exemplaires). De mettre en place l’ensemble des préconisations pour, dès 2010, être sur une démarche proactive et gagner rapidement en diffusion et production. Un plan sur trois ans avec des objectifs ambitieux doit permettre, dans le cadre économique défini, de dégager des résultats pour financer le mensuel et le Net. Par exemple, pour mémoire, on évalue à environ 250.000 le nombre de syndiqués assumant une responsabilité ou un mandat. L’objectif de diffusion pourrait être : 30.000 abonnés supplémentaires d’ici 2012. Un premier objectif pour d’ici fin 2010 atteindre 10.000 abonnés supplémentaires est un enjeu, en même temps, ceci est peu au regard du nombre d’élus et mandatés. Pour exemple : si le nombre d’abonnés augmente sur plusieurs années de 30.000 aujourd’hui à 60.000, le résultat sera positif à hauteur d’1 million d’€.
La diffusion du magazine qui vise, en premier lieu, les organisations de la CGT (syndicats, unions locales et départementales, fédérations) devrait s’appuyer sur une décision politique forte de toute la CGT. Ceci afin de se doter d’un magazine qui veut donner plus de sens à la confédéralisation et complété par la mise en place d’une force commerciale pour la concrétiser (en particulier auprès des comités d’entreprises). Une stratégie de diffusion dynamisée, s’appuyant sur une technicité spécifique et sur les forces du mouvement, donnera un souffle nouveau. Le contenu du journal, plus en phase avec les réalités des syndicats, de leurs vécus, avec une écriture plus proche. Vous aurez compris pourquoi je fais le lien depuis le début entre le mensuel et le futur magazine, car leur complémentarité est primordiale !
Le manque de financement nous oblige à repenser le rapport de la CGT à son entreprise de presse. Sans l’entreprise de presse, la réalisation du mensuel nous coûterait encore plus cher. Du fait qu’aujourd’hui les coûts de fabrication et de réalisation sont répartis sur l’ensemble du personnel sans accroissement de la masse salariale. Le financement du mensuel ne pouvant passer par une augmentation de 3% de la cotisation, ni par une augmentation de la publicité au regard de l’équilibre éditorial. La stratégie économique consiste à faire en sorte que l’entreprise NVO SA, par la vente et la diffusion du magazine et de ses autres produits, dégage les marges suffisantes pour financer le mensuel. La cible (les syndiqués en responsabilités) du nouveau magazine, dont des élus et mandatés, doit aussi permettre d’aller chercher des volumes publicitaires nouveaux. La mutualisation des coûts et des recettes est un enjeu du futur projet de l’entreprise de presse de la CGT. Faire en sorte que des produits soient rentables pour en financer d’autres (produits ou supports) qui, par nature, seront déficitaires ; par exemple, le mensuel, le Net.
La CEC a décidé une nouvelle démarche publicitaire, plus conquérante et plus cohérente entre les différents supports, par la vente aux annonceurs d’un pack 4 (mensuel, magazine, VO-Impôt, Net). Elle générera les ressources suffisantes pour que l’Administration confédérale puisse, en lien avec l’entreprise NVO, assurer le financement du mensuel.
MISE EN ŒUVRE ET CALENDRIER La nature du projet et de son ambition de créer un nouveau magazine et par ailleurs, une refonte complète de l’entreprise, réclame la prudence tant par l’ampleur du travail que par le calendrier pour le mettre en œuvre. La Commission pense qu’il faut créer les conditions de la réussite, mais reste lucide et mesure l’importance du challenge. Il convient d’avoir à l’esprit l’éventualité de ne pas être prêts pour novembre. Mais ceci ne remettra pas en cause nos choix, notre stratégie, notre orientation. Il sera nécessaire de faire des ajustements pour tenir compte de contraintes qui auront pu survenir. • Une réunion des unions départementales et des fédérations et des régions aura lieu d’ici fin juin, pour échanger sur leurs attentes et les besoins que réclament le nouveau magazine et les autres produits éditoriaux. Pour qu’elles participent également à la définition de la ligne éditoriale et du contenu en s’appuyant sur les préconisations de la Commission sur la presse confédérale. • L’entreprise NVO a déjà commencé la mise en œuvre des aspects techniques et organisationnels, elle le fera en lien avec la Commission presse confédérale. • Un accompagnement par l’entreprise extérieure IEN qui a fait l’audit et les préconisations est en cours de négociation et permettra d’apporter une aide importante à la réussite du projet. • Tendre à atteindre l’objectif de sortie du nouveau support papier pour le mois de novembre 2009. • Initiative de lancement du nouveau magazine pendant le congrès confédéral, pour en faire un moment politique fort sur la mise en œuvre de nos décisions et que la nécessité de s’approprier cet outil soit bien intégrée par les 1.000 délégués.
En conclusion : Les décisions du 48e et leurs concrétisations par différents projets, montrent le défi politique qui s’ouvre à nous. On est dans une phase importante dans la bataille des idées ! La CGT a besoin de s’appuyer et de créer un réseau de militants, qui sont au final des faiseurs d’opinions. Le challenge que la commission exécutive vous propose de relever, c’est de répondre aux besoins des militants et des organisations. De faire de nos outils d’informations et de communication des outils essentiels à la démarche interprofessionnelle qu’on souhaite promouvoir et tant remise en cause aujourd’hui. La démarche qui a été entérinée à la CEC c’est : • On a un cadre global de transformation de la presse et particulièrement de la NVO (structure, ligne éditoriale, projet économique). • On commence à mettre en œuvre ! • Et le 49e congrès sera un temps d’évaluation qui permettra de faire de ce moment une réussite collective de nos précédentes décisions de congrès.

CCN – 19 mai 2009 Introduction au débat Actualité économique et sociale Maïté LASSALLE
Cette séance de travail, de réflexion doit nous permettre d’analyser collectivement l’étape nouvelle dans laquelle nous sommes du processus d’action dans la totalité de ses dimensions.
Notre CCN se réunit à la veille de deux nouvelles journées de mobilisations interprofessionnelles :
Le 26 mai a été décidé pour permettre l’ancrage et la participation du plus grand nombre. Cette journée doit permettre toutes les formes d’actions : la grève, les arrêts de travail, des rassemblements, manifestations et toutes autres formes d’actions innovantes, visibles, médiatiques permettant aux salariés, privés d’emplois et retraités de se retrouver ensemble sur des revendications convergentes.
Le délai permet de tenir compte des contraintes liées aux dépôts des préavis de grève dans les entreprises qui y sont soumises et encourage les décisions au plus prés des lieux de travail ou de vie. Le samedi 13 juin, une grande journée de manifestations dans toute la France, dont les modalités, plus précises, restent à définir.
Pour le 26 mai, vous êtes quelques uns à nous avoir fait part d’un certain nombre de difficultés à traduire sur le terrain, l’engagement unitaire contenu dans la déclaration du 4 mai. Vous nous en direz plus dans le débat. Pour ce qui concerne les retraités, leurs sept organisations appellent à l’action. Les cheminots ont déposé un préavis de grève dans l’unité des quatre organisations représentatives. D’autres professions nous feront part de la situation dans leur secteur.
Même si notre connaissance de la richesse de ce qui se fait reste très partielle, on constate de nombreuses initiatives intéressantes prises dans les bassins d’emplois.
Nous avons besoin de prendre des initiatives diversifiées qui ne se comparent pas avec les manifestations des derniers mois. Elles peuvent prendre la forme de rassemblements devant des lieux symboliques : pique-niques devant les mairies, les chambres patronales, des débrayages devant les lieux de travail, déploiement de banderoles… Pour nous, ces deux initiatives proposées au plan national, se conjuguent et se nourrissent. Elles s’articulent avec les actions en cours décidées professionnellement. Mieux, elles doivent permettre d’en décider d’autres et ainsi alimenter le processus de mobilisation et de construction du rapport de force. Ce que nous recherchons, c’est l’efficacité et ce qui importe donc c’est l’élargissement de ceux qui luttent, le contenu revendicatif et la prise de décisions par le plus grand nombre.
Une réunion de travail de l’intersyndicale s’est tenue pour préciser quatre ou cinq objectifs mis en avant et sur lesquels nous estimons que le gouvernement doit bouger avant l’été. La CGT a proposé de faire de ce support revendicatif une pétition que nous soumettrions à la signature des salariés. Cela s’est avéré impossible. Une nouvelle réunion aura lieu le 25 mai pour poursuivre ce travail. Il n’y aura pas d’autres expressions de l’intersyndicale avant le 26 mai.
Notre réunion de travail se déroule dans un contexte marqué à la fois par un développement des luttes et l’aggravation de la crise.
Développement des luttes
La crise est mondiale. On constate un climat de luttes sur tous les continents. En Afrique, le 1er mai a vu se renforcer les dynamiques syndicales unitaires notamment au Sénégal, Togo, Guinée et Burkina Faso. Au Congo, les pertes d’emplois dans les mines devraient concerner 300 à 350 000 travailleurs. La Gécamine est en situation de quasi faillite entraînant d’importants mouvements de grèves et de manifestations en mars et avril.
Dans les Amériques, en amont du G20, la Confédération Syndicale des Amériques (CSI) a lancé un mot d’ordre de journée d’action régionale le 2 mars. Les centrales brésiliennes, dans l’unité, ont appelé à une journée d’action le 30 mars, la CUT du Chili le 16 avril, la CTA d’Argentine le 22 avril. Toutes ces centrales se sont mobilisées le 1er mai autour d’un mot d’ordre commun : le refus de payer la crise. En Europe, des luttes nombreuses et variées se mènent encore. Citons-en quelques unes : en Autriche, les 14 et 17 avril, mobilisation du secteur de la santé et de la protection sociale ; en République Tchèque, on constate des actions contre le projet de réforme du code de travail qui vise la flexibilisation du marché du travail ; en Hongrie, l’effondrement de l’économie et les conditions du FMI pour le soutenir font peser des menaces sur les services publics, les retraites, la santé, les salaires. Les six confédérations ont appelé à deux temps forts les 29 avril et 1er mai.
La CES a lancé une campagne de mobilisation pour obtenir un « nouveau deal social en Europe ». Toujours autour de la thématique « la crise c’est eux, la solution c’est nous ». Quatre euro-manifestations ont scandé cette campagne : le 14 mai à Madrid, le 15 mai à Bruxelles et le 16 mai à Berlin et à Prague. La CGT s’est inscrite dans toutes ces initiatives par la présence de délégations. Ces manifestations ont été des réussites même si elles n’ont pas bénéficié de relais dans les médias français. Selon la CES, nous étions au total 350 000 manifestants.
C’est en France que les mobilisations interprofessionnelles ont été les plus importantes. Elles sont caractérisées par leur réussite, le nombre et la diversité des salariés qui se sont mobilisés, nous avons tous constaté la présence en force des salariés du privé, avec une place accrue des entreprises que nous n’avions pas l’habitude de voir manifester. C’est avec la CGT qu’une partie écrasante des salariés choisissent de manifester.
Les retraités ont été nombreux et actifs dans les mobilisations, visibles avec leur badge commun. Le plus souvent dans l’unité, ils ont occupé le mois d’avril.
Le 1er mai a vu une participation exceptionnelle aux manifestations. Nous recensons 1 200 000 manifestants dans 283 initiatives. C’est trois fois plus qu’en 2003, année de conflit sur les retraites. Les éléments d’analyse que vous nous avez transmis révèlent que les participants, dans leur grande majorité, n’étaient pas organisés par entreprise. Les défilés avaient un caractère plus familial. Il semblerait également que la présence importante du privé a côtoyé une relative discrétion du public.
Tous les secteurs d’activités et tous les territoires sont concernés. Je n’en citerais que quelques-uns.
Nous constatons la multiplication de conflits liées aux annonces de plans de licenciements, alors même que les scandales éclatent en matière de rémunérations des patrons et des actionnaires : c’est le cas à Sony, 3M, Continental, Molex et bien d’autres…
A l’occasion de mauvaises réformes, les personnels de l’Education nationale et les étudiants ainsi que ceux et celles de la Santé sont engagés dans des mobilisations longues qui rassemblent largement.
Les gaziers et électriciens se battent depuis plusieurs semaines pour l’augmentation des salaires sous des formes diversifiées et innovantes.
Les personnels pénitentiaires se sont fortement mobilisés pour la création d’emplois qui amélioreront les conditions de détention des détenus et leurs conditions de travail. Cette lutte s’est rapidement terminée sous la houlette de FO d’ailleurs.
Vous en connaissez tous et toutes bien d’autres et des gagnantes aussi. Tout ceci montre que le climat n’est ni à l’accompagnement du discours présidentiel ni au fatalisme. Certes, les manifestants sont mécontents mais plus profondément, ils expriment un sentiment d’injustice et font entendre la nécessité de débattre autour des propositions qu’ils avancent.
D’aggravation de la situation économique et sociale
Les causes et les caractéristiques de la crise à laquelle nous faisons face continuent à faire l’objet d’une bataille idéologique. D’aucuns tentent d’accréditer l’idée de « causes externes » ou de « dérapages ». Continuons à faire savoir que la crise actuelle est structurelle et qu’elle a trois racines profondes : une nouvelle phase de la mondialisation qui a provoqué la mise en concurrence des travailleurs à une échelle sans précédent ; une augmentation de la rentabilité du capital qui a accru la pression sur les salaires, développé la précarité et réduit l’investissement dans la sphère productive ; l’existence d’un volume impressionnant de liquidités qui a permis une inflation des actifs financiers et immobiliers.
Le rapport dit « Cotis » en est une illustration. Au terme du sommet social du 18 février, Sarkozy a demandé au directeur général de l’INSEE, Jean Philippe Cotis, un rapport sur le partage de la valeur ajoutée. Bien sûr, ce rapport adopte une approche libérale de la problématique considérant que le travail est un coût. Il ne vient pas non plus sur la nécessité de créer la richesse par la production humaine, ni sur les conditions de cette création, ni sur la baisse de la part de la valeur ajoutée consacrée aux salaires de 3% par rapport aux années 60, soit un manque à gagner de 60 milliards d’euros Mais des points d’appui se dégagent pour notre bataille. Celui-ci souligne les écarts de croissance des salaires (dont la part dans la valeur ajoutée est restée stable en France depuis 25 ans) avec une forte accélération des très hauts salaires dans la dernière décennie. C’est tout en haut de l’échelle, parmi les 11% qui gagnent le plus que les salaires ont le plus progressés en 2007. La contrepartie est à la précarisation et à la smicardisation pour une majorité d’entre eux et surtout d’entre elles. Qu’en est-il des profits ? Si leur part dans la valeur ajoutée est stable depuis la fin des années 80, elle s’est accompagnée d’une montée en flèche des dividendes versés aux actionnaires. Cela nous confirme qu’il faut augmenter les salaires et s’attaquer aux allègements de cotisations et au bouclier fiscal. Une note envoyée aux organisations dans la lettre confédérale du 14 mai doit être connue. Une bataille d’idées importantes va avoir lieu autour des problématiques posées. Des négociations vont s’ouvrir.
D’aucuns font entendre la petite musique de la reprise. Le pire serait derrière nous affirment-ils. Outre le fait qu’ils n’ont pas vu venir la crise actuelle, sans doute essaient-ils surtout de faire en sorte que la crise ne soit qu’un mauvais moment à passer, que rien ne change sur le fond, qu’il puisse reprendre le ronron de leur logiciel programmé voilà fort longtemps. Christine Lagarde se fend d’une déclaration dont elle a le secret : « je crois à une reprise graduelle » venant d’une ministre de l’économie d’un des pays les plus riches, dans la situation de crise profonde dans laquelle nous sommes, c’est hallucinant, décidément c’est à croire qu’il vaut mieux qu’elle parle anglais, même en France puisqu’il paraît que c’est ce qu’elle fait le mieux. Tout est bon pour essayer de valoriser la pertinence des mesures prises. C’est ainsi que le statut d’auto-entrepreneur serait une grande réussite. Cela vous a sans doute échappé. C’est pourquoi Sarkozy s’est fendu d’une séance d’autosatisfaction. Nous comptons 150 000 auto-entrepreneurs, oui mais seulement 10 000 ont déclaré des revenus à l’URSSAF. De plus, les artisans s’inquiètent car un auto entrepreneur peut se déclarer plombier et exercer sans payer les mêmes contributions sociales. Surtout, cela ne saurait masquer le fait que la création d’entreprise est au plus bas.
Nous sommes bien en récession et la situation continue de s’aggraver. Le BIT annonce 20 millions de chômeurs supplémentaires en 2009. Le commerce mondial recule. Sur l’ensemble de l’année 2009, les prévisions du FMI font état d’un recul du PIB de 3% en France et de 4,2% dans la zone euro. L’investissement a été bloqué pendant des mois. Des institutions financières puissantes ont fait faillite. Des états sont en situation de cessation de paiement.
La Commission européenne vient de publier des prévisions de croissance très préoccupantes : perte de 8,5 million d’emplois, un taux de chômage de 12% en 2010 avec une chute de l’activité de 4% cette année et une croissance négative l’année prochaine. L’aggravation de la situation est particulièrement dramatique dans les pays « émergents » ou en développement. L’Europe de l’Est, en particulier, subit de plein fouet le ralentissement et ne dispose pas de marge de manœuvre budgétaire et financière pour y faire face.
En France, l’INSEE vient d’annoncer une récession de 1,3 point pour le premier trimestre. Et si la France résiste un peu mieux que ses voisins espagnols ou britanniques, ce n’est pas grâce à l’action du gouvernement, mais parce que nos luttes ont, malgré tout, permis de conserver encore un système de répartition sociale. N’oublions pas que dans ses discours électoraux, Sarkozy a toujours stigmatisé la ringardise du « modèle français » en l’opposant à l’efficacité du système anglo-saxon. L’investissement s’effondre et le déficit du commerce extérieur se creuse. L’Observatoire français des conjonctures économiques prévoit la plus forte progression du chômage depuis ces 25 dernières années avec la perte de prés d’un million d’emplois d’ici 2010. A partir de septembre, la crise sociale va s’accentuer : fin des effets de la gestion sociale et arrivée de nouveaux jeunes sur le marché du travail vont nourrir le chômage. Et ce n’est pas le Pôle emploi qui va être en mesure de les accueillir correctement tant le résultat de la fusion est en totale déconfiture.
Les entreprises multiplient les annonces de suppressions d’emplois, de fermeture de sites et de délocalisations. L’industrie est particulièrement impactée : 40.000 à 50.000 emplois sont détruits chaque mois depuis le début de l’année, des centaines de milliers de salariés subissent le chômage partiel. Pourtant les résultats des entreprises ne sont pas aussi catastrophiques, loin s’en faut. Nombreuses sont celles qui profitent de la crise pour restructurer. On estime qu’un sixième de l’industrie aura disparu en un an. Plus que jamais, notre journée d’étude intitulée « Pour une politique industrielle en France et en Europe » fixée au 11 juin mérite notre attention.
La dégradation de l’emploi s’accentue. Nous sommes sur un rythme de 3.000 demandeurs d’emplois supplémentaires par jour. Aux salariés mis dehors dans le cadre de plans sociaux, s’ajoutent la majorité invisible de tout ceux et celles que l’on renvoie et qui sont dans l’incapacité de se défendre : les intérimaires, les fins de contrat en CDD, les saisonniers, les salariés des petites entreprises, des commerces, de l’artisanat…
Dans le même temps, de plus en plus de personnes n’arrivent plus à vivre du fruit de leur travail en raison de la précarité de l’emploi, de la faiblesse des revenus qu’on leur impose. Le nombre de dossiers de surendettement explose. La situation est aggravée par les inégalités d’accès aux soins et à la santé, au logement, à l’éducation, au transport, à la culture…
Le revenu de solidarité active a été présenté par le gouvernement comme un levier d’insertion professionnelle et de lutte contre la pauvreté des actifs. Le principe de cette prestation sociale est d’apporter un revenu minimum à ceux qui ne travaillent pas et un complément aux travailleurs les plus pauvres. Quelques 3,5 millions de personnes devraient pouvoir en bénéficier. On y trouve les anciens bénéficiaires du RMI ou de l’API (allocation de parent isolé). Le bénéficiaire aura des devoirs. En deçà de 500 euros de revenu salarié, il « sera tenu de rechercher un emploi ». Le projet de loi sur l’offre « raisonnable » d’emploi, rejeté par toutes les organisations syndicales de salariés, permet désormais de radier un chômeur qui refuserait successivement deux offres d’embauches. Cette règle s’appliquera aux bénéficiaires du RSA. C’est le droit de toute personne à un revenu minimum d’existence qu’on remet en cause. Ce dispositif permettra surtout un effet d’aubaine pour des employeurs. Il encourage le temps partiel tout en créant une trappe à bas salaires et développer ainsi un sous prolétariat. Bien sûr, aucun mécanisme de contrôle n’a été envisagé du côté des employeurs pour éviter les dérives. Enfin, la collectivité se substitue de fait aux employeurs en subventionnant de façon pérenne un complément de revenus sans limitation de durée.
Plusieurs études le soulignent, la crise va accentuer les situations de pauvreté particulièrement chez les jeunes et les retraités.
Depuis 30 ans, les jeunes sont les grands oubliés des politiques sociales et de l’emploi. Le taux de chômage des jeunes en France est un des plus élevés en Europe. Les jeunes sont ainsi les premiers à faire les frais de la crise et à payer les conséquences des politiques qui ont privilégié les aides aux entreprises. Ils sont les premières victimes de la précarité, du chômage, des petits boulots, des faux stages, du travail dissimulé, des contrats aidés sans perspectives d’avenir ; 45% des personnes en situation de précarité ont moins de 25 ans.
Les retraités risquent d’être les oubliés de la crise car plus directement en lien avec le travail. Pour autant, ils sont nombreux et surtout nombreuses à survivre avec le minimum vieillesse. Il faut rappeler que nous partons en retraite pour 20 ou 25 ans, c’est ce qu’on se souhaite, et que la pension ne cesse de se réduire. Les retraités n’ont d’autres perspectives que celle du mécanisme institutionnel de revalorisation. Dans les conditions actuelles et sur 20 ou 25 ans, c’est la paupérisation assurée pour le plus grand nombre.
Soulignons d’ailleurs que actifs, jeunes ou retraités, l’inégalité homme femme est à l’œuvre et que la précarité et la pauvreté s’accordent plus au féminin.
Que font les gouvernants, le Patronat ?
L’écho médiatique du G20 a été inversement proportionnel à sa portée pratique. Les mobilisations sociales n’étaient pas absentes du contexte dans lequel il s’est tenu. D’ailleurs, on nous annonçait « la refonte du capitalisme », rien de moins, Sarkozy menaçait de « claquer la porte » faute de résultats concrets, on a eu drôlement peur ! En fait, sur le terrain des réformes de structures, peu ou pas d’avancées concrètes. Certes le FMI voit ses moyens renforcés mais ces prêts demeurent conditionnés au respect des politiques d’ajustements structurels aux effets sociaux désastreux. Le Conseil de stabilité financière sera aux mains des banquiers centraux. La question des paradis fiscaux a été traitée pour l’affichage. Le sommet a totalement ignoré les questions sociales et minimisé la place des questions environnementales et énergétiques. Le BIT n’a même pas été invité aux discussions. Les dirigeants continuent visiblement d’ignorer les véritables causes de la récession mondiale.
La Commission Européenne continue à permettre les tentatives de dumping social. Dans un quasi anonymat, s’est tenu le 7 mai, un sommet social européen pour l’emploi à Prague. Il réunissait les syndicats, le patronat, la Commission Européenne et les présidences tournantes tchèque, suédoise et espagnole. Quoi de plus important que l’explosion de chômage, et pourtant aucune décision notable à tel point que la CES n’a pas souscrit à la déclaration finale en dénonçant un catalogue « très général et insuffisant ». Cela renforce l’importance du rôle du Parlement Européen. Le 7 juin auront lieu les élections. Le moins que l’on puisse dire est que l’on n’est pas saturé par la campagne électorale. Nous avons besoin de faire connaître notre déclaration qui appelle les salariés à voter nombreux pour des représentants à même de défendre les objectifs de progrès social au Parlement Européen.
Face à la gravité de la situation économique et sociale, le Gouvernement et le Medef en appellent à « l’unité nationale face à la crise. Sarkozy et son gouvernement sont amenés à prendre des décisions qui peuvent laisser croire qu’elles marqueraient une rupture par rapport aux orientations ayant guidé l’action publique ces dernières années. Alors qu’on nous disait que les caisses étaient vides, des centaines de milliards ont été « trouvés » pour sauver les banques et soutenir quelques entreprises des secteurs de la construction et de l’automobile. Non seulement ces solutions ne sont pas à la hauteur, mais elles masquent une tentative pour sauver le mode de croissance fondé sur la dévalorisation du travail et la financiarisation de l’économie ; pire elles offrent au patronat l’opportunité de profiter de la crise pour accélérer les délocalisations, fermetures et restructurations des sites. Ainsi, la pression se fait encore sur les salariés. Et ce ne sont ni le plan de relance, ni les commissaires au développement qui vont inverser la tendance. D’autant que l’Etat continue à détruire des milliers d’emplois publics.
Sous la pression des luttes, comme à l’Education Nationale ou à la santé, le gouvernement joue surtout le pourrissement et la répression. Malgré des reculs incontestables concédés, il veut garder l’image de celui qui ne recule pas et donne ainsi des gages à son électorat le plus réactionnaire.
Le ministre du travail, qui n’a pas en charge les questions centrales de l’emploi, s’occupe en remettant sur le devant de la scène le travail du dimanche.
La Commission Exécutive de mardi dernier a pris la décision de faire de la bataille pour le respect du repos dominical une campagne particulière au regard des enjeux que poserait la généralisation du travail les dimanches.
Depuis plusieurs mois, les attaques pour faire du dimanche un jour comme les autres sont incessantes. Nous n’en sommes pas moins qu’à la septième mouture du projet de loi depuis octobre 2008.
Si c’est par le Commerce et les grandes villes que le projet, annoncé par Hortefeux, tente d’ouvrir une brèche pour permettre l’ouverture des commerces le dimanche, cette étape ne constitue qu’une première étape vers sa généralisation, cette ambition était écrite dans les deux premiers projets de loi, remise en cause par la pression syndicale, politique et associative. Le Président de la République en fait un cheval de bataille. Un caprice qui peut devenir une nouvelle contrainte pour l’ensemble du monde du travail.
La campagne décidée par la CE suppose que dans le mois et demi qui nous sépare du début juillet, date de l’entrée du projet à l’Assemblée nationale, nous prenions des dispositions inédites pour organiser une campagne massive pour signer la pétition de la CGT « Le dimanche, c’est à nous ! » Nous pourrions nous fixer raisonnablement l’objectif de 300 000 signatures pour le 30 juin ou nous pourrions organiser la remise de celles-ci pour gagner l’arrêt des projets de loi qui vise à banaliser le travail de dimanche. Nous aurons l’occasion d’y revenir dans la discussion.
Le Gouvernement affiche sa volonté de s’occuper des jeunes. Le plan « d’urgence pour les jeunes » reprend pour l’essentiel les dispositifs existants. Il propose de subventionner encore le capital, les entreprises sans contrepartie en termes d’embauche ou de salaire. Cela augure mal du contenu du Livre vert sur « quelle politique pour les jeunes » qui sortira fin mai et sera la résultante d’un Grenelle sous la houlette de Martin Hirsch.
Dans cette crise, le MEDEF est inaudible quant aux solutions pour en sortir. Qui peut le prendre au sérieux, lorsque sur les 12 mesures qu’il préconise pour sortir de la crise, 11 sont des mesures d’allègement de « charges ». Comme s’il n’y en avait pas déjà eu trop ! Il réclame une baisse de l’impôt payé par les entreprises et il ajoute, alors que les suppressions d’emplois se multiplient et se comptent par centaines de milliers, que les licenciements devraient être facilités. Avec son « code de bonne conduite », il n’a pas peur de se ridiculiser. Pourtant, il a été obligé d’accepter un décret « à minima » sur les rémunérations des dirigeants pour endiguer le risque d’un recul plus grand. Il refuse de réduire le pactole des actionnaires : « cela touche au principe essentiel du droit de propriété » dixit Parisot. Avec son attitude maximaliste et irresponsable, le MEDEF est « hors jeu ».
Pour autant, le Gouvernement continue dans sa logique « pour aider les salariés, il faut aider les entreprises », toujours sur la pente de la diminution de ce qu’il appelle les charges. La première charge qui pèse sur l’entreprise, ce sont les dividendes. Ils ont été multipliés par trois en dix ans et par huit en vingt ans. Dans le même temps les salaires ont stagné.
La rémunération des patrons est sur le devant de la scène : salaire, stock options, parachute doré, prime de bienvenue, plan retraite, jetons de présence dans les divers conseils d’administrations…quelle imagination. Tout cela est scandaleux et pas seulement aujourd’hui car nous sommes dans la crise. Cela fait des décennies que ces messieurs nous parlent d’efforts nécessaires pour un futur meilleur.
De plus, il y a la question du mode de rémunération. Ils sont intéressés à l’accroissement de la valeur boursière de l’entreprise. Il y a là un mécanisme pervers qui participe de la financiarisation de l’économie au détriment de l’investissement productif. Les stratégies de développement sont de courts termes.
Bien sur, il est hors de question de légiférer là-dessus : il suffit de faire appel à leur sens moral ; les lois c’est pour les chômeurs. D’ailleurs, Parisot s’en occupe avec son code d’honneur.
Certains patrons font preuve d’un zèle particulier. Hertz pousse le chantage emploi/salaire, en appelle les cadres à la solidarité en leur proposant de diminuer leur salaire. Comble de perversion, ceci se fera sur la base du volontariat. L’usine de textile du Tarn détourne l’obligation de reclassement en proposant à neuf salariés d’aller travailler en Inde pour 69 euros par mois !
Nos propositions
En cette période de récession économique, une occasion particulière nous est donnée pour exprimer plus fortement nos propositions, de les mettre en débat avec les salariés dans leur diversité. L’écho que nous rencontrons est plus favorable. La crise actuelle marque une rupture considérable car elle invalide nombre d’arguments patronaux et gouvernementaux de ces 25 dernières années. La concurrence ne peut plus être le seul mode d’organisation des échanges, la finance ne peut plus être la colonne vertébrale de l’économie et le rôle de la puissance publique est incontournable. Le système qui permet d’exploiter le plus grand nombre au profit d’une petite minorité est en crise. Les grands patrons sont pris les doigts dans le pot de confiture. Sans nous faire taxer de « idéalistes ou ringards », nous pouvons débattre de la création et du partage des richesses, de la place des services publics, du capital, de la rémunération des actionnaires…
La confiance en l’avenir est du côté des alternatives qui construisent une nouvelle place accordée au travail, à sa valorisation par le salaire, une nouvelle place accordée à la démocratie sociale et à l’environnement.
En ce sens, les exigences contenues dans la plateforme commune constituent une bonne base. Il en est de même pour tous les éléments qui donnent du contenu à notre concept de Statut du travail salarié et dans ce domaine quelques avancées ont été obtenues.
Des enjeux sociétaux portés par des luttes importantes, Education/Santé, nous permettent de mettre en avant nos propositions sur le développement des services publics.
La France a besoin d’une stratégie industrielle alors qu’elle a connu ces dix dernières années une perte de 16% de parts de marchés sur le plan international. La France fait plus mal en la matière que les grands pays développés comparables, hormis la Grande Bretagne. D’autres pays comme l’Allemagne ont conservé leur potentiel industriel sur la base d’une démarche prospective et volontariste qui manque en France. C’est dans cet état d’esprit que la CGT inscrit sa campagne en faveur d’une politique industrielle ambitieuse qui, au-delà des mesures d’urgence à prendre pour enrayer la crise, permettrait de renforcer structurellement l’économie française et de dynamiser la création d’emploi.
Le retour dans le débat public du besoin d’une politique industrielle doit s’accompagner de propositions où le rôle de la puissance publique est majeur, où la maîtrise des fonds publics, la transparence dans la gestion, de nouveaux droits d’intervention pour les salariés, la place de l’environnement, la réponse aux besoins deviennent des éléments clés dans la recherche de nouveaux modèles de développements économiques, sociaux et environnementaux. Nous mettons en avant des propositions radicalement opposées aux choix retenus jusqu’ici. Depuis le lancement de notre campagne pour le développement de l’industrie, beaucoup d’initiatives ont eu lieu.
Quelques éléments dans le calendrier
Le 27 mai prochain, les 5 organisations syndicales de salariés et les 3 organisations patronales se réuniront pour déterminer le contenu de l’agenda social.
Nous y porterons les exigences des huit organisations qui composent l’intersyndicale, plus particulièrement les 4 ou 5 points que nous mettons en avant, ce qui est porté par les salariés dans les mobilisations.
La CGT exigera l’ouverture immédiate des négociations sur l’augmentation des salaires, l’encadrement des salaires des patrons et des dividendes des actionnaires, la sécurité sociale professionnelle, de nouveaux droits pour les salariés.
Il est prévu une évaluation des résultats du sommet social en juin. Pour sa préparation, Hortefeux programme des bilatérales.
Pour la dernière fois, le 1er juillet aura lieu la négociation pour la revalorisation du SMIC et la réunion de la commission nationale de la négociation collective aura lieu le 29 juin.
Nous avons besoin de pousser collectivement notre réflexion autour de trois points :
• l’appréciation du rapport de force et le rôle de l’intersyndicale • le travail sur les contenus revendicatifs et les modes d’actions • la CGT et les salariés
L’appréciation du rapport de force et le rôle de l’intersyndicale
Beaucoup de chemin a été parcouru à partir de ce que la CGT a dit, avec d’autres, et que résume la formule « La crise c’est eux, la solution c’est nous ». Les lignes bougent. Sarkozy, le gouvernement et le MEDEF sont sur la défensive. Les débats portent davantage sur les rémunérations des patrons, la répartition des richesses, la finalité du travail, l’utilisation de l’argent public, le développement des services publics, que sur les soi-disant privilèges des fonctionnaires.
Alors que les syndicats sont en première ligne pour défendre l’intérêt des salariés face à la crise, un sondage, réalisé par Obéa Infraforce pour France Info et 20mn montre qu’à 60% les français ont une bonne opinion d’eux. Cette opinion se renforce en temps de crise puisque 80% considèrent que les syndicats ont un rôle majeur à jouer et 76,6% pensent qu’ils se battent pour sauver des emplois.
Plus fondamentalement, la question de l’efficacité de la démarche syndicale, de la mesure du rapport de force est essentielle. Comment l’appréhendons-nous ? Que penser de FO qui tient des propos qui laissent entendre que les mobilisations de janvier et de mars n’auraient servi à rien ? Bien sûr l’écart est si grand entre les aspirations des salariés et les réalités des situations de travail que les avancées obtenues par l’action collective n’apparaissent parfois que dans leurs insuffisances. Le patronat, les gouvernements successifs ont pour stratégie de faire croire aux salariés que rien n’est lâché sous la pression, autrement dit que lutter ne sert à rien.
Nous cherchons la construction d’une action durable, convergente, porteuse de perspectives. Nous ne voulons pas gérer le mécontentement. Pour gagner les salariés à l’action, à leur engagement durable dans la défense de leur intérêt, nous devons valoriser les avancées obtenues pour donner confiance, ouvrir de nouvelles perspectives et donner envie de lutter encore. Comment mieux faire connaître ce que l’on gagne par l’action collective dans les lieux de travail ?
Lors de notre réunion du 1er Avril, nous avons réaffirmé le rôle central de l’intersyndicale dans la construction du rapport de force. Depuis le 15 décembre où les huit organisations syndicales ont décidé du 29 janvier, nous considérons que nous avons six mois d’expérience de quelque chose d’unique. Nous sommes le seul pays européen à préparer notre quatrième mobilisation syndicale massive porteuse de solutions alternatives à la crise.
Remarquons que cela fait des décennies que la CGT réfléchit, propose et agit autour du concept de « syndicalisme rassemblé » et comme le disait Bernard « quand les syndicalistes refusent de se serrer les mains, le gouvernement et le patronat se frottent les leurs ».
Toutes les expériences attestent de l’efficacité de cette démarche qui consiste, à chaque fois que c’est possible et sans ostracisme, à conjuguer les forces disponibles pour porter les revendications. Il s’agit en toutes circonstances d’être à la fois lucides sur la nature de cette unité et conscients de tous les éléments qui peuvent la fragiliser comme des tentatives pour la rendre impossible.
Lucides, nous le sommes à double titre. D’une part, nous sommes conscients que chaque organisation joue sa propre partition. Nous voyons bien que la CFDT considère toujours que l’objectif de toute négociation est de se conclure par une signature. Durant ces derniers mois, elle continue de signer de nombreux accords tout en étant dans l’intersyndicale et ses mobilisations. FO reste le spécialiste du grand écart. Rappelons-nous qu’en 2003, Blondel appelait à la grève générale au moment où ses militants désertaient les mobilisations. Leurs discours restent vindicatifs, grève franche de 24h ou rien, et leurs actes demeurent plus souples. Le conflit des personnels pénitentiaires en est une illustration puisque, loin d’appeler à l’intensification du mouvement, FO a expliqué aux salariés que l’accord proposé devait être signé. Ce qu’il a fait d’ailleurs.
Lucides d’autre part car l’unité syndicale alimente une dynamique de mobilisation qu’aucun syndicat ne peut seul provoquer. Il n’est pas anecdotique de constater que trois secrétaires généraux ont été invités ensemble à l’émission « A vous de juger » à une heure de grande écoute.
L’expérience nouvelle de cette intersyndicale réside dans le fait que les différences de conception de stratégie, de culture, qui demeurent et qui jusqu’ici ont accentué la division, soient aujourd’hui les points d’appui de mobilisations où nos différences s’additionnent. Cela nous permet non seulement de toucher plus de salariés, mais surtout de faire apparaître dans les cortèges beaucoup de primo-manifestants, qu’ils ou elles soient cadres à temps plein ou employés très précarisés. Et c’est avec nous qu’ils décident de manifester. Il est à remarquer que les « gens autorisés » ne parlent plus de syndicats qui défendent les intérêts égoïstes de quelques privilégiés au détriment des salariés les plus fragilisés.
S’il revient aux syndicats d’assurer la défense des intérêts des salariés, cela n’empêche pas d’autres acteurs de la société de se positionner à l’égard de ces initiatives, et c’est tant mieux.
En effet, cette unité syndicale nous permet un élargissement à de nombreuses associations qui se sont affichées à nos côtés ainsi qu’à des catégories de citoyens qui ne sont pas salariés tels des magistrats, des artisans, des commerçants ou des agriculteurs selon des thématiques convergentes à défendre.
Les partis politiques aussi s’expriment sur ces mobilisations ; nous distinguons deux attitudes : ceux qui reconnaissent la responsabilité particulière des organisations syndicales et qui sollicitent des rencontres et ceux qui donnent des leçons avec parfois la prétention de se substituer aux syndicats dans la responsabilité d’assurer la défense des intérêts des salariés et la conduite des mobilisations sociales. De plus, devant les difficultés politiques à construire des propositions alternatives, n’y a t-il pas une tentation pour le syndicalisme à occuper le terrain politique ou inversement à renvoyer aux politiques tout espoir de transformation sociale ?
Le travail sur les contenus revendicatifs et formes d’actions
Dans la phase où nous sommes, le travail sur les contenus revendicatifs prend une grande importance. Une majorité de salariés est dans l’attente de propositions pour déboucher. Le rapport de force a fait bouger les lignes, les salariés sont plus réceptifs à débattre autour de propositions alternatives. Un nouvel espace de construction revendicative existe. Sans doute cela participera à l’unification du mouvement. Même si nous avons fait des efforts en ce sens, il nous faut accélérer. Le contenu de la plateforme intersyndicale doit être plus connu ; dés qu’ils seront disponibles, les quatre ou cinq objectifs plus précis devront être largement distribués. Ces contenus revendicatifs permettent de fédérer, de construire des passerelles entre des salariés qui, plongés dans la même crise, la vivent sur des rythmes différents. Qu’y a t-il de spontanément commun entre un jeune chômeur sans indemnité, un salarié d’une entreprise qui est menacé de fermeture, une caissière qui travaille 25h et une retraitée vivant avec le minimum vieillesse ?
Mais nous avons aussi besoin d’articuler les revendications plus générales à des revendications communes à une profession, une entreprise. Ce que nous appelons dans notre jargon « l’ancrage revendicatif ». Dans un article du Peuple, Mohammed Oussedik nous donne la définition du verbe ancrer : fixer solidement. Nous avons donc besoin de prendre du temps avec les syndicats pour enraciner le mouvement dans l’entreprise, l’établissement. Elaborer avec les salariés des revendications et les porter devant le patron participent aussi du rapport de force. Nous devons gagner l’idée, parmi les salariés, que l’on peut gagner tout de suite sur les revendications à l’entreprise. Notre exigence d’ouverture de véritables négociations s’adresse au gouvernement, au MEDEF nationalement mais aussi dans les entreprises et établissements, branches, ministères, territoires.
Nous cherchons à construire un mouvement qui s’inscrit dans la durée. Qu’entendons-nous par là ?
Nous voulons à la fois améliorer la vie des salariés tout de suite et transformer profondément leurs conditions de vie et de travail. Dans cette bataille, nous ne nous attaquons pas à un projet de loi. Nous voulons construire un rapport de force qui fasse que ce ne soit pas les salariés qui paient la crise. Nous revendiquons un véritable plan de relance, mais nous avons aussi des propositions pour nous attaquer aux causes structurelles de la crise. Nous les développerons d’ailleurs à l’occasion du 49ème Congrès. Les formes d’actions doivent correspondre à l’analyse que nous faisons de la crise.
Les journées de mobilisations interprofessionnelles permettent de porter des exigences qui solidarisent le salariat. Celles-ci ne donnent-elles pas de l’élan et de la confiance pour enclencher des luttes dans les lieux de travail ? Et pourtant, nous avons encore du mal à nourrir le rapport de force global d’initiatives plus concrètes.
Inversement, des luttes professionnelles ou locales se nourrissent des journées de mobilisations tous ensemble. Pour autant, la tentation n’existe-t-elle pas de croire que le rythme des journées interprofessionnelles doit calquer celui de sa lutte ?
L’articulation des différents niveaux nous permet aussi d’identifier les deux interlocuteurs contre qui nous nous battons : le gouvernement et le MEDEF auxquels nous voulons arracher des avancées significatives pour les salariés.
Les nouvelles formes de mobilisation ne viennent pas à la place de formes plus globales mais au contraire pour les nourrir en permanence. Plusieurs fois déjà, nous avons décidé d’impulser des formes nouvelles de luttes, des initiatives flash, médiatiques. Pourquoi avons-nous du mal à le faire ? Pensons-nous que nous baissons la barre ? Que cela n’existe que pour nous occuper ? Pourtant, à travers la multiplication des formes d’action, c’est l’élargissement de ceux qui luttent qui est recherché ; c’est de rendre l’action plus accessible au plus grand nombre. Notre ambition et de permettre à tous ceux et celles qui soutiennent le mouvement, de devenir acteurs et actrices des mobilisations à un moment et dans des formes qui leur conviennent. Loin de s’opposer, les différentes formes d’actions doivent s’articuler. Forcément, le développement de ce mouvement est un enjeu pour beaucoup de monde, y compris pour ceux qui veulent sa fin et particulièrement Sarkozy et son gouvernement.
La multiplication des petites phrases, déclarations, prononcées d’un ton solennel, qualifiant les organisations syndicales et particulièrement leurs dirigeants de responsables et de raisonnables, sont loin d’être innocentes. J’avoue que cela m’énerve à chaque fois. Le but recherché est au moins double : faire croire à une proximité entre le pouvoir et les dirigeants syndicaux (tous pourris) et opposer un sommet plan-plan à une base énervée, radicale qui souffre. D’où la volonté d’alimenter le débat idéologique de syndicats qui freinent des salariés qui voudraient agir.
De même, la vague médiatique sur « l’obligation faite à quelques dirigeants de poursuivre une négociation » qu’ils appellent séquestration, avait pour but de jeter le trouble dans l’opinion publique, de faire peur. Raté : la majorité des français ont bien compris que la violence c’est surtout que l’avenir des hommes et des femmes ne comptent pour rien dans des stratégies financières.
Néanmoins, ils franchissent un cap dans leur volonté de criminaliser la bataille syndicale. Le gouvernement encourage les dirigeants à porter plainte contre des salariés dans l’action dés que l’occasion se présente.
De ce point de vue, l’arrestation de 74 camarades de l’énergie le 14 mai est significative. Prétextant de plaintes déposées à l’occasion d’une manifestation au siège de la branche patronale gazière, une véritable rafle a été organisée pour accréditer la thèse de dégradation volontaire de manifestants pacifiques. Fillon a osé dire que les salariés qui se battent sont des voyous qui mettent en danger la République. Rien de moins. Ces déclarations scandaleuses sont à la mesure de leur fébrilité et de leurs craintes quant à l ‘évolution de la situation.
Compte tenu de cette volonté de criminaliser l’action syndicale, nous pensons qu’il faut qu’on joue la transparence avec les salariés. Il revient aux responsables syndicaux de dire aux salariés exaspérés et déterminés « si vous décidez telle forme d’action, voilà les risques inhérents à cette forme d’action ». Nous savons d’expérience les impasses de formes de luttes qui obéissent plus au désespoir qu’à la construction d’un rapport de force pour gagner. Il faut alerter sur tout ce qui est contreproductif par rapport aux revendications défendues. Il faut accepter ce débat-là et le susciter s’il ne vient pas. Gouvernement et patronat vont continuer, à partir de présentations tronquées de telle ou telle action à utiliser voire à provoquer quelques mouvements particuliers pour tenter de retourner l’opinion publique. N’est ce pas ce qu’ils tentent dans les universités ? Le mouvement paraît divisé. On ne parle plus des revendications, portées par une majorité, tout le débat porte sur le blocage prôné par une minorité. Alors que les blocages sont très minoritaires. Cette mise en avant de cette soi-disante « radicalité » du mouvement permet à Fillon et Pecresse d’oser se poser en défenseurs des étudiants pauvres qui vont perdre une année et ne pourront pas travailler cet été pour payer leurs études. De plus, on ne parle plus des reculs imposés par la lutte, seul peu ressortir que Pecresse a tenu bon et que l’amertume et l’impuissance dominent chez ceux qui ont lutté.
Il faut que nous échangions autour de la notion de radicalité. Pas celle développée par ceux qui veulent qu’on copie le LKP en métropole ou les tenants de la grève générale reconductible dont nous avons convenu le 1er avril qu’ils étaient très peu nombreux dans nos rangs. Mais celle plus concrète, présente due aux injustices, aux souffrances individuelles et collectives infligées à de nombreux salariés. La violence de la crise est forte. Les individus sont soumis à de fortes tensions.
Perdre son travail quand on a 55 ans dans une région sinistrée, c’est plus que perdre son travail, ne pas trouver de travail qualifié, quand on a fait des efforts pour faire des études et qu’on habite une banlieue défavorisée, c’est plus que sa relation au travail, c’est l’horizon qui est bouché. La manière dont les salariés sont jetés alors que les actionnaires continuent de toucher de l’argent, cela touche à la dignité. Quand certains s’en mettent plein les poches et qu’on arrive ni à se loger, ni à nourrir correctement ses enfants tout en se levant tôt et en ayant un travail, l’injustice que l’on subit est profonde. Comment rassembler avec cette violence qui s’exprime ? Comment donner une dimension collective à des exaspérations vécues individuellement ?
Nous ne confondons pas les actions qui émanent presque spontanément de salariés qu’on prive d’avenir avec des constructions qui pourraient relever de stratégies politiques visant délibérément à créer des tensions dont les conséquences seraient très lourdes aussi bien pour les salariés directement concernés que pour le mouvement dans son ensemble. Notre boussole c’est la satisfaction des revendications des salariés.
La CGT et les salariés
Toujours dans le sondage réalisé par Obéa Infraforce, les sondés considèrent majoritairement la CGT (53,3%) comme le syndicat le plus actif face à la crise, loin devant FO (34%), la CFDT (28,5%), la CFTC (28,5%), UNSA (14,9%), Solidaire (13,1%), la CGC (10,9%), l’UNSA (8,1%) et la FSU avec (6,9%).
Les élections professionnelles chez les cheminots le 26 mars dernier sont une victoire pour la CGT malgré une campagne de promotion du vote SUD.
Nous savons jusqu’à présent que le déploiement de nos forces nous permet d’atteindre environ un quart du salariat. C’est aussi pour cela que nous sommes attentifs au soutien de l’opinion publique. Incontestablement, la période est favorable pour toucher plus de salariés et surtout des catégories que nous atteignons rarement ; nous avons tous vu dans les manifestations des personnes que jamais nous avions comptées parmi nous, pouvons-nous prendre des dispositions pour maintenir le contact ?
Donnons confiance à ces salariés de plus en plus nombreux, mais encore peu visibles, les travailleurs précaires, pauvres, sans travail, les travailleuses du service à la personne, les intérimaires, les saisonniers ; aidons-les à s’exprimer sur leurs conditions de vie, à agir aux côtés des salariés des services publics, des transports, de l’industrie. Notre syndicalisme doit devenir aussi le leur.
Lors de la bataille du CPE, des prud’hommes nous avons constaté que les jeunes n’étaient pas résignés et qu’ils faisaient particulièrement confiance à la CGT. Lors du Congrès de l’UNEF, nous pouvons dire que Bernard a fait un tabac et notre participation à la fête de la JOC le 2 mai nous a permis de tisser de nombreux liens. Tout cela s’est soldé par des adhésions. Faites-nous part de vos expériences.
Dans un bassin d’emploi, une localité, construisons des moments d’échange autour de l’enjeu de l’emploi, de la santé, de l’éducation suivant les préoccupations qui émergent. La bataille que nous continuons à mener avec les travailleurs sans papiers nous montre que nous pouvons agir aussi dans et avec des catégories très fragilisées.
Comme rarement, l’utilité du syndicalisme est palpable puisque c’est autour de sa capacité à porter dans l’unité des contenus et des formes d’actions que se structure le débat économique et social. Nous suscitons espoir et confiance. Dans notre rencontre avec les salariés, faisons leur percevoir que dans l’état actuel de nos forces organisées nous ne sommes pas en capacité d’atteindre nos ambitions revendicatives. Beaucoup dépend de leur engagement, de leur décision de s’organiser à la CGT. Même si nous tentons d’aider les salariés sur les problèmes qu’ils rencontrent dans leur entreprise ou établissement, rien ne remplacera la création par eux d’un syndicat sur place.
Depuis le début de l’année, nous constatons une accélération du nombre des adhésions puisque 20.700 salariés et retraités ont rejoint la CGT. Le fait que les adhésions de femmes, de jeunes et de salariés du privé soient en progression est aussi significatif de ce qui bouge dans le monde du travail. La commission confédérale « syndicalisation » a tonifié son impulsion en rythmant, avec les organisations, des rendez-vous de connaissance. Ils ont décidé que nous fassions de la quinzaine qui va du 2 au 17 juin, un temps fort de renforcement. Les 16 et 17 juin, les animateurs de la vie syndicale des organisations se réuniront pour mieux structurer cette activité.
Même si nous constatons une amélioration, nous avons besoin de donner à la syndicalisation une autre dimension dans notre activité, singulièrement dans cette période. Des barrières existent encore dans nos têtes. Certains ne pensent-ils pas que, bon an mal an, nous compensons notre faiblesse en nombre par notre combativité ? Comme si nombreux et déterminés étaient incompatibles. Si nous pensons que le nombre de syndiqués est constitutif du rapport de force, nous devons passer d’une gestion de nos forces à une réelle impulsion et porter en permanence l’enjeu de la syndicalisation.
Il ne s’agit pas de voir ce que l’on peut faire à partir de notre fonctionnement actuel mais bien de transformer nos pratiques concrètes pour dégager plus de temps et de moyens au renforcement dans toutes ces dimensions.
Nous en avons fait le constat, nos formes de structurations sont inadaptées à l’évolution du salariat et donc à son accueil ; cela fait l’objet de l’un des enjeux que nous travaillerons en Congrès. Mais des possibilités de renforcement importantes existent de suite.
En ces périodes de luttes, il nous faut soigner notre rapport aux syndiqués. De la qualité de leur implication dans toutes les dimensions de l’activité dépend notre efficacité collective.
Profitons de ce CCN pour saluer l’engagement d’une partie de nos syndiqués sans qui, ce que nous vivons, n’existerait pas. Depuis des mois, nous sommes le moteur des mobilisations. Cela reposent sur l’engagement d’hommes et de femmes qui distribuent du matériel, réfléchissent collectivement, débattent avec leurs collègues, organisent des piquets de grève, manifestent, négocient sur des sujets graves tout en vivant parfois eux-mêmes des situations dramatiques. Dans ce moment socialement difficile, où l’intensité de la crise accroît le désespoir et l’individualisme, plus que jamais notre CGT doit être un lieu de fraternité et de solidarité où les valeurs humaines l’emportent.
Des efforts sont à faire pour élargir le nombre de syndiqués qui s’impliquent. Encore trop souvent lors de lutte dans l’entreprise, n’oublions-nous pas de réunir les syndiqués ? Plus les syndiqués seront formés, informés, impliqués dans toutes les dimensions de l’activité, plus nous aurons une CGT présente, combative, disponible, attractive auprès d’un nombre grandissant de salariés !
Chers camarades, La crise a une intensité et des caractéristiques inédites, le contexte est nouveau pour tout le monde. La période ne doit pas être appréhendée de façon figée tant elle est exceptionnelle. Des évènements peuvent modifier à tout moment la donne. Aux côtés des salariés et dans l’intersyndicale, nous occupons une place importante, voire déterminante, dans le développement des luttes.
• nous sommes présents dans les luttes ; • nous sommes porteurs de propositions qui solidarisent ; • nous sommes le moteur de la construction d’un rapport de force ; • nous sommes en réflexion avec les syndiqués autour de thématiques d’actualité pour le 49ème Congrès ; • nous sommes dans le développement d’un syndicalisme d’adhérents, démocratique.
Car nous aussi, nous pensons à l’après crise et c’est une toute autre place pour les salariés dans la société que nous voulons conquérir !