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Emploi :

Les cadres durement touchés

 par la crise

Publié le mardi 22 juin 2010 à 15H00

Depuis janvier 2009, les cadres demandeurs d'emploi ont progressé de 30% à Aix

Avenue Brossolette, l'espace cadres  est voué au

Avenue Brossolette, l'espace cadres est voué au "placement" et au "suivi" de cette catégorie de demandeurs d'emploi. Qui souffre énormément du contexte économique.

Photo Sophie Spitéri

Le tableau est sombre. Depuis le 1erjanvier2009, le nombre de demandeurs d'emploi dans la catégorie cadre a augmenté, localement, de 30%. C'est le constat que dresse Pôle Emploi, qui comptabilise, dans le bassin d'Aix-Salon, 3000 personnes répondant à ce critère (sur plus de 8000 cadres inscrits dans les Bouches-du-Rhône).

Une progression plus rapide que la population totaled'inscrits: dans le département, le nombre de demandeurs d'emploi s'est accru de 10,5% en un an, 22,8% en deux ans. "Parmi les cadres en phase de recherche, 26% sont de longue durée, c'est-à-dire qu'ils sont inscrits depuis au moins un an, détaille Dominique Geraud, directrice de l'espace cadres Pôle Emploi, avenue Brossolette. Par ailleurs, 20% d'entre eux ont plus de 50 ans.

Dès que la conjoncture est difficile, ce sont les cadres les plus âgés, ainsi que les jeunes diplômés, qui affrontent une situation difficile." Ce contexte délicat est né d'une baisse significative des offres d'emploi -"les entreprises repoussent à plus tard leurs recrutements"- mais aussi d'une hausse des licenciements économiques. Pour les plus âgés, cette perte d'emploi est parfois traumatisante. "Le public des cadres est à la fois plus exigeant et plus perdu, insiste Dominique Geraud, car cela signifie une perte de statut social. Il faut accepter une baisse de salaire, éventuellement être plus mobile, accepter de remonter parfois en région parisienne."

Les jeunes diplômés sont également touchés de plein fouet par la crise. "À Aix, nous avons des jeunes plus diplômés qu'ailleurs. C'est une des spécificités du bassin d'emploi", rappelle la directrice. Qui souligne que les formations locales ne correspondent pas forcément aux attentes du milieu économique: "Nous avons beaucoup de diplômés en droit, mais peu d'offres dans ce domaine. Du coup,les demandeurs font des formations en marge, postulent à des postes qui ne correspondent pas à leur niveau d'études."

Les valeurs sûres? Elles ne courent pas les rues... " Les ingénieurs, notamment, avec option nucléaire, vont trouver du travail. L'informatique, c'est plus hasardeux. Le problème est l'adéquation des profils, les offres sont parfois très pointues, ciblées. Enfin, dans d'autres domaines comme le commerce et la grande distribution, le recrutement des cadres se fait au niveau extra-régional." Malgré la morosité ambiante, Dominique Geraud veut croire en l'avenir. "Dire que les offres vont repartir est un peu trop anticipé. Mais le moral est déjà là. Nous allons voir à la rentrée si cela se concrétise." Est considérée comme cadre une personne qui a déjà cotisé à une caisse cadre ou les jeunes avec bac+5, un master2.

Julien DANIELIDES
dans



Un air de réflexion plane sur Airbus




"Le niveau salarial est trop faible, 4000 cadres n’auront pas d’augmentation générale", selon la CGT

Les syndicats ont jusqu’au 13 mai pour accepter ou refuser l’accord proposé mardi soir par la direction d’Airbus

L’heure est au bilan et à la réflexion dans les rangs des syndicats d’Airbus. Ce mercredi matin, quelques heures après la fin de la réunion de négociation tenue entre la direction de l’avionneur et l’intersyndicale, chacun fait ses comptes.

La direction, qui a proposé une augmentation de 2,5% pour 2010, a donné aux syndicats jusqu’au 13 mai pour signer l’accord. "Aujourd’hui, l’heure est aux débats avec les syndiqués", confie Marina Lensky, déléguée CFTC.

Dans les rangs de la CGT, le discours est plus catégorique : le compte n’y est pas. "Le niveau salarial est trop faible, regrette Xavier Petracchi, délégué central CGT. Près de 4 000 cadres n’auront pas droit à une augmentation générale cette année".

La CFTC note "une certaine volonté de la direction de débattre", le syndicat se félicite d’avoir obtenu le principe d’une table ronde sur l’évaluation des cadres, et Force Ouvrière a vu dans les discussions de mardi "des avancées". Même si le syndicat majoritaire à Airbus souhaite plus de clarté sur la proportion des cols bleus dans ces embauches pour faire face à l’industrialisation de l’A350.

Jusque là parlant d’une même voix, les syndicats vont reprendre leur liberté à partir de ce vendredi : "chaque syndicat devra se déterminer indépendamment", assure Jean-François Knepper tandis que Xavier Petracchi au contraire assure que l’intersyndicale doit continuer à négocier auprès de la direction.

La direction d’Airbus a promis d’embaucher en France 700 des 1 500 nouveaux emplois prévus en Europe en 2010.

Si les syndicats ne signent pas l’accord d’ici le 13 mai, la direction reviendrait à une augmentation de 2,3%

Pour la CFC-CGC, "les 2,5% d’augmentation ressemblent plus à ce qu’on est en droit d’attendre d'Airbus".



Cadres INF S n°666




Cadres à cadres…numéro 7

Négociations annuelles obligatoires,

et l’encadrement dans tout ça ?


Ainsi que nous l’écrivions dans le numéro 1, « avant la privatisation d’Air France, les salaires des cadres de la Compagnie étaient connus pour leur modération. Les arguments d’embauches contrebalançaient cette réalité en mettant en valeur la sécurité d’emploi et la régularité des carrières. La privatisation n’a pas amélioré les salaires. En revanche, les carrières ont été compressées pour la grande majorité. L’emploi n’est maintenant plus « garanti », mais seulement posé en « objectif »…

Le vécu de chacune et de chacun d’entre nous confirme notre analyse



Négociations annuelles obligatoires,

et les cadres dans tout ça ?


Monsieur Pierre MIE

Directeur du Personnel

 DG.DP

N/Réf. : YT/2010-04/pl                                                                                                           Roissy, le 8 mars 2010

Objet : Négociations Annuelles Obligatoires

  Monsieur le Directeur,

Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, l’UGICT-CGT souhaite aborder plus particulièrement la situation de l’encadrement à Air France.

Les salaires des Ingénieurs et Cadres d’Air France se distinguant par leur modestie... Lire la suite

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Un forum pour échanger

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Transports en commun de Lyon
Laboratoire Managérial


La mobilité, une réalité

 ancrée dans la vie des cadres

Par Marc Vignaud

Source : Le Point.fr

La mobilité, une réalité ancrée dans la vie des cadres

Une majorité de cadres perçoivent la mobilité géographique comme une contrainte. Ceux qui l'ont vécue considèrent souvent que l'initiative relève d'ailleurs uniquement de leur employeur... © PHILIPPE HUGUEN/ AFP

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Les cadres sont plus mobiles que le reste des Français. C'est ce que souligne sans surprise l'étude de l'observatoire Ifop sur la mobilité des Français, réalisée en fin 2009 et janvier 2010. 27 % des cadres déclarent avoir vécu une mobilité géographique au cours des cinq dernières années contre seulement 23 % pour le reste de la population. Ce mouvement implique la plupart du temps un changement de région (44 % des cas), voire de pays, dans 11 % des cas. Pour autant, les cadres mobiles ne quittent pas systématiquement leur entreprise. Au contraire. Dans 71 % des cas, ils sont mutés à l'intérieur d'une même entreprise ou d'un même groupe.

Accepter de changer son lieu de travail peut d'ailleurs constituer un tremplin en début de carrière : selon l'étude de l'Ifop réalisée pour Citadines (Apart'Hotel), les moins de 35 ans sont plus mobiles que leurs aînés, tout comme les cadres avec moins de deux ans d'ancienneté dans leur entreprise (ils sont 38 % à avoir connu une mobilité géographique dans les cinq dernières années).

Non seulement les cadres sont plus susceptibles de connaître une mobilité géographique que le reste des Français, mais en plus ils sont bien plus nombreux (34 % contre 11 %) à effectuer des déplacements professionnels de deux jours ou plus, au moins une fois par trimestre. Une mobilité professionnelle qui n'est pourtant pas toujours choisie : 49 % des cadres interrogés déclarent que l'initiative relève de leur employeur, quand 39 % estiment en être à l'origine.

Attrait financier

La question se pose donc de savoir comment cette mobilité est vécue par les cadres concernés. Chez France Télécom, la mobilité géographique forcée tous les trois ans a dû être interrompue après la vague de suicides observée dans l'entreprise ces deux dernières années. L'étude Ifop confirme d'ailleurs qu'une majorité de cadres (55 %) voit la mobilité géographique comme une contrainte plutôt qu'une opportunité (45 %) sur le plan professionnel. Ainsi, si une très grande majorité des cadres interrogés (76 %) accepteraient un poste les obligeant à s'absenter trois jours de leur domicile, seule une minorité se dit prête à accepter une mutation impliquant un changement de domicile (39 %).

Toutefois, les déplacements professionnels longs ne sont pas non plus sans inconvénient. Ils déséquilibrent incontestablement le rapport entre la vie professionnelle et familiale. Un sujet d'inquiétude particulier pour les cadres en couple (72 % de l'échantillon de l'étude). Reste que la mobilité professionnelle représente un attrait financier et relationnel important. Pour 41 % des cadres interrogés, cette contrainte donne aussi accès à une rémunération plus intéressante et à des contacts professionnels diversifiés.

* Échantillon de 803 cadres, représentatif des cadres français. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, niveau de diplôme, statut et secteur d'activité) après stratification par taille d'entreprise et par région. Les interviews ont été réalisées en ligne (Computer AssistedWeb Interviewing). Du 7 au 13 janvier 2010.


Les améliorations souhaitées par les cadres pour leur entreprise
Publié le 13 janvier 2010


Voir la Vidéo

Cadres et entreprise : le divorce ?


D’après le baromètre réalisé par l’institut de sondage Viavoice, le moral des cadres serait en baisse. Avant même une meilleure rémunération, ce que ce dernier souhaiteraient voir améliorer dans leur entreprise cette année, c’est la communication interne.
D’après une enquête réalisée par l’institut de sondage Viavoice pour HEC, Réussir, France Inter et France 24, le moral des cadres est en baisse.
Le niveau de l’indice synthétique censé le refléter est en effet en baisse de 3 points en ce début d’année, par rapport à la dernière édition du baromètre du moral des cadres publié par Viavoice le 7 décembre 2009.

Dans le détail, il ressort de la dernière édition du baromètre du moral des cadres que près de la moitié d’entre eux (49%) s’attendent pour les prochains mois à une dégradation du niveau de vie.
77% se préparent à une augmentation du chômage, quand seulement 5% des cadres estiment qu’il va diminuer.

Cité sur le site internet de France 24, le directeur de l’institut Viavoice : François Miquet-Marty, précise que « les cadres sont moins en demande de bénéfices matériels, que de considérations humaines ».
De fait, à la question de savoir ce qu’il faudrait améliorer en priorité dans leur entreprise pour l’année 2010, la réponse la plus donnée par les cadres a été : la communication interne. Citée par 31% d’entre eux devant la question de la rémunération, citée par 27% (plusieurs réponse étaient possible.


Petro-Canada
Après la fin du lock-out,
 la purge des cadres   

Source :


Mercredi, 06 janvier 2010 22:42

Un an après la fin du lock-out de 14 mois à sa raffinerie de l'est de Montréal, Petro-Canada a procédé à un important remaniement au sein de son personnel cadre, a appris RueFrontenac.com.

Une quarantaine d'employés cadres ont été mutés ou mis à la retraite au cours des derniers mois, selon le président du syndicat (SCEP-FTQ), Jacques Vanier.

Le nombre de cadres est passé de 180 à environ 140. Durant le lock-out, pour faire tourner la raffinerie sans l'aide de ses 260 travailleurs syndiqués, Petro-Canada avait admis pouvoir compter sur la « collaboration » de 200 employés cadres.

« Il y a eu une purge chez les cadres et ce n'est pas terminé. On a l'impression que les grands patrons ont décidé de faire le grand ménage », croit savoir Jacques Vanier. Le syndicaliste dit avoir gardé contact avec des contremaîtres de la raffinerie depuis la fin du conflit.

« Il y en a plusieurs qui sont partis contre leur gré, et d'autres qui s'inquiètent pour leur avenir », précise-t-il.

Le chef syndical n'attribue pas uniquement à la fin du conflit chez Petro-Canada cette importante purge chez les employés cadres. Il constate, entre autres raisons, que la présence du nouvel actionnaire de contrôle, Suncor Energy, qui a complété en août 2009 la fusion-acquisition avec Petro-Canada – une transaction de 19,1 G$ –, n'est pas étrangère à cette « nouvelle réalité dans les relations de travail ». Suncor Energy, basée à Calgary, est très active dans les sables bitumineux.

Cette fusion à l'avantage de Suncor a donné naissance à un géant mondial de l'énergie dont la valeur totalise environ 43,3 G$. Il s'agit désormais de la plus importante société pétrolière au Canada, et de la cinquième en Amérique du Nord.

« Les nouveaux actionnaires ont peut-être vu des choses que la direction de Petro-Canada souhaitait cacher. Une chose est certaine : il y a des cadres à la raffinerie qui sentent le tapis leur glisser sous les pieds », avance le leader syndical.



Le président du syndicat (SCEP-FTQ), local 175, Jacques Vanier.

Scabs déguisés en cadres

Jacques Vanier ne cache pas que le lock-out qui a pris fin il y a un an, en janvier 2009, a laissé des traces. « Les premiers mois qui ont marqué notre retour au travail ont été difficiles à surmonter. On ne passe pas 14 mois dehors sans accumuler de la frustration. Plusieurs travailleurs en lock-out ont connu des problèmes financiers », explique le président du syndicat.

Il déplore encore aujourd'hui que Petro-Canada « ait eu recours à des scabs déguisés en cadres » pour faire le travail des syndiqués à la raffinerie. « On avait monté une preuve béton devant la commissaire (Jeanne Moreau), à la Commission des relations du travail (CRT) », rappelle le président du syndicat.

Une liste de 106 noms de non-syndiqués, qui n'étaient pas des cadres, selon la version syndicale, avait alors été présentée à la commissaire de la CRT. De plus, quelques mois avant le déclenchement du conflit, toujours selon les prétentions du syndicat, la direction aurait offert des « promotions » à une trentaine d'employés syndiqués de l'usine, pour en faire des employés cadres.

« On a vu des employés de notre local syndical (local 175) devenir cadres, du jour au lendemain, et faire notre job durant le lock-out. On a également vu des entrepreneurs, sur le site de la raffinerie, devenir cadres chez Petro-Canada en prévision du conflit. C'était choquant », se souvient Jacques Vanier.

Suncor Energy actionnaire

Jacques Vanier, âgé de 56 ans et à l'emploi de la raffinerie depuis 29 ans, n'a jamais douté de son leadership. « J'ai toujours eu la confiance de mes membres et c'était essentiel dans les circonstances. On se battait contre des propriétaires qui étaient prêts à tout pour nous faire tomber. C'est uniquement au Québec que Petro-Canada refusait de signer une convention collective. Ailleurs au pays, il y avait pourtant eu des ententes négociées sans conflit », insiste-t-il.

Le conflit avait débuté le 17 novembre 2007. À la mi-janvier 2009, après 421 jours de conflit, les travailleurs ont pu ranger leurs pancartes syndicales avec, en poche, une convention collective d'une durée de six ans. Les travailleurs de la raffinerie montréalaise ont par ailleurs eu l'assurance qu'ils pourront continuer de négocier des clauses « nationales » avec leurs confrères des autres raffineries à la grandeur du pays.

Rappelons que le syndicat avait lancé une campagne de boycottage des produits de Petro-Canada afin d'inciter les automobilistes à ne pas faire le plein dans les stations-service de cette enseigne. Mais, comme toute campagne de boycottage, le message n'avait pas résonné dans toutes les oreilles des consommateurs québécois.…

« Ce n'est jamais facile de vivre un lock-out. C'est une brisure dans une vie », concède après coup Jacques Vanier. Il prévoit prendre sa retraite en mai 2011.

Pas de réductions, selon Suncor

En fin d’après-midi, le porte-parole de Suncor au siège social de Calgary, Dany Laferrière, a déclaré à RueFrontenac.com qu’il n’y a eu « aucune réduction de postes de cadres reliée au lock-out » à la raffinerie Petro-Canada.

« Il y a bien eu quelques réductions au sein du personnel cadre, mais c’est attribuable à la fusion (Suncor–Petro-Canada) », a-t-il précisé, sans fournir de statistiques à ce sujet. Le porte-parole a rappelé qu’un millier de postes ont été éliminés, « principalement à Calgary », depuis la fusion des deux géants, sur un total de 12 000 employés.

 

La RAM gèle les salaires et avantages
 de ses cadres supérieurs
La compagnie aérienne profondément affectée par la crise

Mise en ligne le : 06/01/2010


La Royal Air Maroc (RAM) a décidé de geler les salaires et les avantages de l'ensemble de ses cadres supérieurs à partir du 1er  octobre 2009, afin de marquer la "solidarité" de son encadrement face à la conjoncture mondiale "déprimée" que connaît le secteur du transport aérien, a annoncé ce mercredi la compagnie.

"Afin de marquer la solidarité et l'engagement au service de la compagnie de l'ensemble de l'encadrement, Royal Air Maroc a décidé le gel des salaires et des avantages de l'ensemble des cadres supérieurs à compter du premier octobre 2009", indique un communiqué de la RAM.

Cette mesure, portée à la connaissance des administrateurs de la compagnie nationale et des représentants du personnel, se traduit par le gel des salaires des cadres supérieurs à compter du 1er  octobre 2009, ainsi que par l'absence d'augmentation individuelle de salaire ou d'octroi d'avantages en nature concernant les promotions fonctionnelles résultant de la réorganisation mise en place depuis le 4 novembre 2009, précise la même source.

La RAM ajoute que toutes les acquisitions de véhicules de service ou de fonction "sont suspendues jusqu'à nouvel ordre, depuis le 1er  octobre 2009".

Le communiqué rappelle que "profondément touché" par la dégradation de la conjoncture économique, le transport aérien a connu une année 2009 "particulièrement difficile", qui s'est traduite par des baisses "significatives" du trafic passagers et de l'activité cargo, ainsi que par la diminution "importante" et "continue" du chiffre d'affaires et de la recette unitaire.

Dans ce cadre, l'association du transport aérien international (IATA) prévoit que les effets de cette grave crise se solderont cette année par une perte de 11 milliards de dollars pour les compagnies aériennes, soit un record dans l'histoire du secteur.

L'IATA prévoit également que malgré l'orientation de certaines statistiques dans la bonne direction, le secteur devrait connaître un déficit global en 2010, certes réduit par rapport à 2009, mais cependant estimé à 5,6 milliards de dollars, selon la même source.


Code « éthique »
en toc

chez 
Dassault Systèmes



Article paru

le 9 décembre 2009 dans l'humanité

Dans un arrêt rendu hier, la Cour de cassation juge illégal tout système de délation électronique dans une entreprise française. Elle réaffirme, dans le même temps, le sacro-saint principe de la liberté d’expression des salariés.

Une entreprise peut-elle, sous couvert de lutte contre la corruption et par l’intermédiaire d’un « code éthique », limiter drastiquement la liberté d’expression de ses salariés et mettre en œuvre un système électronique s’apparentant à de la délation  ? Dans un arrêt rendu hier en début d’après-midi, la chambre sociale de la Cour de cassation a, pour la première fois, tranché à propos du contenu d’un de ces « codes » élaborés dans la foulée de loi américaine Sarbanes-Oxley après les scandales Enron et Worldcom (voir encadré). Et alors que les recours intentés par les organisations syndicales contre ce qu’elles considèrent comme des instruments de contrôle quasi totalitaire des salariés se multiplient, cette décision, vouée par la Cour de cassation elle-même à la plus grande publicité, risque de faire du bruit.

L’affaire part en fait de chez Dassault Systèmes, filiale du groupe Dassault spécialisée dans les services informatiques et l’édition de logiciels en 3D. Il s’agit d’une entreprise française mais, comme elle est aussi cotée au Nasdaq, un des indices de la Bourse de New York, elle a décidé en octobre 2004 de faire signer à chacun de ses salariés un document intitulé Code de conduite des affaires (Code of Business Conduct). Censé faciliter le « lancement d’alertes » pour prévenir les malversations ou des cas de corruption, le texte impose aussi une série d’obligations de réserve et de restrictions au personnel employé en France par Dassault Systèmes  : au-delà de l’interdiction habituelle de divulguer les informations « confidentielles » (processus, recherches, contrats en discussion, etc.), l’entreprise stipule que des « informations à caractère interne » ne peuvent être évoquées par le salarié qu’après une « autorisation préalable » de la direction. Dans le même mouvement, Dassault Systèmes met en place un dispositif d’« alerte professionnelle » qui permet à chaque salarié de rapporter anonymement, via une plate-forme sur l’Intranet de l’entreprise, des faits présumés délictueux, plus ou moins délictueux, ou pas du tout… Car sur cette page, le salarié coche une case au choix  : « corruption », « délit d’initié », « malversations » ou « autre », cette dernière proposition ouvrant la voie aux dénonciations calomnieuses. C’est ensuite un comité d’« éthique » composé de juristes de l’entreprise elle-même qui décide des suites à donner, dans l’opacité la plus totale…

une victoire considérable dans un dossier invraisemblable

Craignant à la fois le bâillon et la délation, la CGT, minoritaire chez Dassault Systèmes, décide, dès le départ, d’engager une action en justice. Elle gagne en première instance à Nanterre, perd en appel à Versailles et voilà que la Cour de cassation lui donne enfin raison. « Les salariés jouissent, dans l’entreprise et en dehors de celle-ci, de leur liberté d’expression, laquelle ne peut être limitée que par des restrictions justifiées par la nature de la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché, dit le communiqué publié, hier soir, par la cour. Leur droit d’expression collective sur le contenu, les conditions d’exercice et l’organisation de leur travail ne peut, quant à lui, être soumis à une quelconque autorisation préalable. » La Cour de cassation estime encore que le dispositif d’alerte professionnelle mis en place par Dassault va au-delà de ce qui est permis par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) qui, en décembre 2005, a voulu limiter les « dénonciations » aux domaines « financiers, comptable, bancaire et de lutte contre la corruption ». Défenseur de la fédération CGT de la métallurgie dans ce dossier, Me Hervé Tourniquet savoure  : « Le simple fait que cet arrêt existe démontre le fait que le juge conserve son pouvoir d’intervention. La Cour de cassation ne sanctionne pas le principe des codes éthiques, mais elle s’attaque aux dérives qu’ils occasionnent. » Pour l’heure, Dassault Systèmes va devoir revoir complètement sa copie ou abandonner ce système. « C’est une victoire considérable dans un dossier invraisemblable, se félicite Victoria Maubrey, déléguée syndicale CGT de l’entreprise. La direction maintient son code d’inspiration américaine, alors qu’elle n’y est même plus obligée puisqu’elle n’est plus cotée en Bourse aux États-Unis. Il est temps de mettre les choses en ordre  ! »

Thomas Lemahieu




France Télécom
victime de harcèlement,
une cadre supérieure témoigne
 


Les pratiques internes de France Télécom sont à nouveau en accusation.

Alors que la direction de l’opérateur télécom s’est engagée à prendre à bras- le-corps le problème du stress au travail, des salariés continuent à souffrir tous les jours dans cette entreprise traumatisée par des suicides à répétition.

La preuve : « le Parisien » et « Aujourd’hui en France » livrent aujourd’hui le témoignage, anonyme, d’une cadre supérieure, victime depuis de longs mois de « harcèlement moral ».

Recrutée il y a dix ans avec un mastère de management en poche, Valérie* dirige une équipe d’une vingtaine de personnes au village Orange, le siège à Arcueil (Val-de-Marne) des activités du groupe pour l’Internet, le mobile et le téléphone fixe.

Ses ennuis commencent il y a deux ans. « Lorsque j’ai pris du galon, je me suis retrouvée en concurrence avec d’autres cadres », explique-t-elle.

Très vite, elle comprend que l’on veut se débarrasser d’elle.

« Plutôt que de licencier, France Télécom cherche à contraindre les gens à partir en les faisant craquer. »

La suite est une longue série de brimades.

« J’ai été mise au placard, on m’a enlevé des personnes de mon équipe, des décisions étaient prises dans mon dos et, en réunion, on n’écoutait plus ce que je disais.

Puis, on m’a dit que je ferais mieux de chercher à l’extérieur. »

Un régime de « sape systématique ».

En quelques mois, « j’avais perdu tous mes repères. Moi qui n’ai jamais été malade de ma vie, j’ai commencé à souffrir physiquement, je me sentais totalement déprimée ».

« Je ne me suis pas tuée, je me suis tue »

Valérie ne va pas jusqu’à penser au suicide car, dit-elle d’une formule terrible, « je ne me suis pas tuée, je me suis tue ».

Elle rencontre un médecin du travail, mais n’ose pas lui avouer le harcèlement dont elle victime.

« J’ai dû me débrouiller seule.

Dans cette boîte, il n’y a aucune solidarité car les gens se sentent menacés.

C’est une entreprise déshumanisée. »

Aujourd’hui, elle a franchi, estime-t-elle, « le point de non-retour ».

La suite ?

« Je n’attends plus qu’une chose, conclut-elle, que l’on me fasse une proposition décente et que je puisse enfin me sortir de là. »

* Le prénom a été changé.

Le Parisien



"Le chômage des cadres n'est pas un chômage de masse mais de longue durée"
LEMONDE.FR | 27.11.09 |


Le ministère de l'économie et Pôle emploi annonçaient, jeudi 26 novembre, un chômage reparti à la hausse, avec 2 % d'augmentation en octobre. Dans le même temps, l'Association pour l'emploi des cadres (APEC) sortait une étude mercredi indiquant que les recrutements de cadres devraient subir une chute "sensible" entre mi-2009 et mi-2010 dans la majorité des pays d'Europe occidentale. Pierre Lamblin, directeur des études et recherches à l'APEC, fait le point sur l'emploi des cadres.

Le chômage est reparti à la hausse en octobre. Les cadres sont-ils touchés ?

Les cadres sont beaucoup moins touchés que le reste de la population. Leur taux de chômage est de 4,2 %, soit 120 000 personnes au chômage, contre 3,2 % à la fin de l'année 2008. Compte tenu de la conjoncture économique qui ne s'améliore pas, il est vraisemblable que ce taux atteigne 5 %. Mais même dans ce cas, on ne sera qu'à la moitié du taux de chômage général.

Le chômage des cadres n'est donc pas un chômage de masse mais de longue durée. Les conditions de retour à l'emploi sont plus difficiles aujourd'hui qu'il y a deux ou trois ans. En 2007, 80 % des cadres retrouvaient un emploi en moins de douze mois. Au début de l'année, ce chiffre n'était plus que de 50 %. Et aujourd'hui, il a encore baissé.

Qu'en est-il des jeunes diplômés ?

La situation est très dure pour les jeunes diplômés, ceux qui ont moins d'un an d'expérience. En 2009, les entreprises ont recruté 25 000 jeunes, soit 20 000 de moins que l'an dernier. Aujourd'hui, les marchés privilégient dans leur recrutement les cadres confirmés. Ils veulent des salariés immédiatement opérationnels. Au printemps 2010, on va se retrouver dans une situation délicate avec trois promotions de diplômés qui cherchent un emploi au même moment : celles de 2008, 2009 et 2010.

Les cadres français ne sont toutefois pas les plus touchés par le chômage...

La France est effectivement loin d'être la plus mal lotie. Entre 82 000 et 101 000 cadres pourraient être embauchés entre juillet 2009 et juin 2010, soit une baisse comprise entre 5 % et 23 % sur un an. Tandis que le Royaume-Uni par exemple, traditionnellement premier pays recruteur de cadres en Europe, pourrait accuser une chute de 28 % des embauches de cadres sur la période. De la même façon, les jeunes diplômés français représentent 18 % des recrutements de cadres, contre 4 % au Royaume-Uni et en Italie et 10 % en Allemagne.

Quels sont les marchés prometteurs en 2010 ?

Deux secteurs présentent aujourd'hui un frémissement de reprise économique : la construction et l'ingénierie recherche. La santé, l'action sociale et la culture résistent aussi à la crise. De manière générale, ce sont les services qui représentent la plus grosse partie des recrutements de cadres, enregistrant les deux-tiers d'entre eux. Mais dans tous les cas, la reprise sera très lente et ne se fera pas avant 2012 ou 2013.
Propos recueillis par Audrey Garric









Ils ne rêvent pas du Grand Soir. Ils ne font pas non plus de la résistance à la globalisation. Ils ne luttent pas davantage contre le capitalisme néolibéral. Un jour, simplement, ils ont dit non. A un chef. A une décision arbitraire. A une logique qu'ils jugent absurde. Ils ont accompli"un geste parfaitement inattendu et sacrilège", en tout cas dans la sphère de l'entreprise. "Ils", ce sont ces cadres "à haut potentiel" auxquels les auteurs, consultants et sociologues des organisations, se sont intéressés.


Leur livre n'est pas un ouvrage de plus sur le"malaise des cadres". Il ne cherche pas à théoriser outre mesure. Il est intéressant, d'abord, parce qu'il donne à lire sept histoires de rébellions ordinaires, qui servent de fil conducteur à la réflexion.

Jean-Paul, Michel, Bruno, Philippe, Marc, Antonin et Julie (les noms ont été changés) ont entre 30 et 45 ans. Tous sont hyperdiplômés. Tous ont d'importantes responsabilités. Tous, à un moment donné, sont entrés en dissidence. Ils ont démissionné ; ils sont allés voir ailleurs ; parfois ils ont tout plaqué. Les auteurs parlent de "comportements déviants par rapport à la norme de conformité". De "bris d'image". C'est qu'il y a quelque chose d'iconoclaste dans le rejet des figures imposées par l'entreprise.

Le mot de rébellion est peut-être un peu fort pour désigner des phénomènes plus fréquents qu'on ne le croit, selon les auteurs, de contestation dans l'entreprise. La posture de rebelle est avantageuse. Mais pourquoi refuse-t-on, un jour, de jouer le jeu ? Les raisons données dans l'enquête sont multiples. Quand le discours du management sonne creux ; quand le décalage entre l'entreprise et la société s'approfondit ; quand la pratique du management devient par trop "sacrificielle" ; quand les "personnes" sont ignorées ; quand le respect se perd ; quand la marmite bout, les salariés modèles se rebiffent.

"Un cadre entre en contestation parce qu'il est soudain lassé de subir les ordres d'un superviseur désagréable et moins compétent, parce qu'il se sent blessé par une offre qui ne se refuse pas mais qui le coince et lui donne le sentiment d'être manipulé, parce qu'il se sent pris pour un con ou parce qu'il se voit refuser un minimum de respect." Hors sujet, donc, les discours moralisateurs sur la "loyauté à l'égard de l'employeur". Ces remises en question de l'"infaillibilité managériale"ne sont pas "aberrantes". Si elles s'opèrent souvent dans la douleur, elles sont pour l'entreprise"un signal d'avertissement". Elles peuvent donc être aussi créatrices. "Le carburant de la rébellion est fourni par les ratés du management."

L'enquête suggère deux lectures. D'un côté, on peut considérer a minima que ces révoltes individuelles ne sont que des "soupapes nécessaires" à la dureté de la compétition économique. De l'autre que le rapport des cadres au travail - et à la société - est en train de changer. La soumission à l'autorité, que les auteurs appellent l'"allégeance à la hiérarchie", n'est plus ce qu'elle était. Un certain type de "management technocratique" est sur la sellette. Sans verser dans l'optimisme béat, ce serait vraiment positif.


Quand les cadres se rebellent de David Courpasson et Jean-Claude Thoenig. Ed. Vuibert, 2008, 192 p., 19 €.

("Le Monde Economie" du 2 septembre 2008).



Discrimination syndicale:
condamnation record de Nestlé,
"victoire" selon la CGT

(AFP) – 26 deptembre 2009

PARIS — Nestlé a été condamné à verser plus de 600.000 euros pour discrimination syndicale, un record en France, à un ancien ingénieur, s'est félicité samedi la CGT Cadres, après la révélation du rejet en janvier par la Cour de cassation du pourvoi de la société.
La Cour de cassation, dans un arrêt du 13 janvier 2009 révélé vendredi par Libération et dont l'AFP a obtenu copie, a confirmé une décision d'appel condamnant Nestlé France à verser quelque 608.000 euros de dommages et intérêts pour discrimination syndicale.
"C'est une victoire et un record de réparations pour discrimination syndicale, mais il a fallu six ans de bataille judiciaire. On espère que ça va encourager d'autres salariés à faire valoir leurs droits, sachant que la discrimination pèse sur la syndicalisation des cadres", a déclaré à l'AFP Jean-François Bozinger, secrétaire général adjoint de l'Ugict-CGT.
Entré en 1967 chez Nestlé et élu CGT aux élections du personnel en 1970, Jean-Claude Bauduret, ingénieur chimiste pendant 36 ans dans la société, accusait l'entreprise de discrimination syndicale pour avoir bloqué sa carrière et son salaire de 1973 à 2003, date de sa retraite.
En 2005, Nestlé avait été condamné par les prud'hommes de Meaux à verser à cet ex-salarié plus de 465.000 euros de dommages-intérêts. La société avait fait appel.

La condamnation avait été confirmée en avril 2007 par la Cour d'appel de Paris et les dommages et intérêts accrus pour intégrer notamment le préjudice sur les droits à la retraite. Nestlé s'était alors pourvu en cassation.
La Cour de cassation a estimé notamment que la Cour d?appel, qui a fixé à 1985 la date des premiers effets de la discrimination, a "exactement déduit, sans renverser la charge de la preuve, que l?employeur ne démontrait pas que la disparité constatée n?était pas fondée sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination syndicale".

"J'ai fait un début de carrière tout à fait normal, mais, à partir du moment où je me suis présenté aux élections sous l'étiquette CGT, a commencé la stagnation de ma carrière qui duré jusqu'en 2003. Je suis resté au même coefficient pendant toutes ces années alors que je voyais les collègues rentrés en même temps, avec les mêmes diplômes et dans le même secteur, avoir des évolutions de carrière normales", a raconté l'ex-salarié vendredi sur Europe 1.
Et l'ex-élu CGT et ex-responsable de la CGT Cadres d'ajouter: "à un moment de ma carrière en 1985-1986, on m'a proposé de passer chef de laboratoire à condition d'être à 100% disponible. Je savais bien que ça voulait dire l'abandon de tous mes mandats. Puis, cela a été une lutte sans merci contre les toutes tentatives de mises au placard".
Pour les dommages et intérêts, "je détiens le record en ce moment et j'espère bien que ce record sera battu et fera réfléchir les employeurs", a-t-il déclaré.



L'emploi des cadres est «en berne»


Selon les résultats du dernier baromètre Apec*, seules 35% des entreprises interrogées prévoient de recruter au moins un cadre au cours des trois prochains mois.

Mais attention, les recruteurs, lorsqu'ils sont interrogés, ont tendance à être pessimistes (ou prévoyants). Ainsi, ils étaient un sur trois au deuxième trimestre à vouloir recruter. Dans les faits, ils ont été un sur deux à le faire !
Bon à savoir : tous les secteurs sont concernés par cette baisse, à l'exception du médico-social. L'industrie et la construction semblent avoir atteint un plancher. Les intentions de recrutements dans l'informatique et la banque-assurances chutent respectivement de 17 et 15 points en un an.





Pourquoi être cadre, cadre supérieur
et syndiqué ?
Quel est le rôle des syndicats ?


La raison d’être des syndicats est la défense des intérêts des salariés.

Chaque jour, à tous les niveaux, des négociations, souvent suite à des mobilisations de salariés, se tiennent.

De celles-ci dépendent les salaires, l'emploi, la formation, les conditions de travail, les mécanismes de promotion, les droits, les libertés individuelles et collectives des salariés.

80 % des 23 millions de salariés français jugent le syndicalisme indispensable !... et pourtant la France compte moins de 9 % de syndiqués.

Dans ce paysage, la CGT, 1er syndicat, est une force de référence qui compte.

En quoi la CGT est-elle différente?

A la CGT, nous avons résolument fait le choix d’un syndicalisme de conquêtes sociales, exigeant et ambitieux.

Les employeurs et, souvent, les media s'évertuent à restituer de la CGT qu'elle est le syndicat de la grève.

C'est oublier un peu vite que la CGT est avant tout une force de propositions comme en témoigne l’attitude de la CGT durant toute la négociation sur le marché du travail et la proposition de sécurité sociale professionnelle qui est « brevetée CGT ».

Et pour les cadres, ingénieurs, cadres supérieurs ?

Depuis 1963, la CGT s'est dotée d'une organisation spécifique interprofessionnelle, "l'Union Générale des Ingénieurs Cadres et Techniciens" (UGICT) qui développe les revendications de l’encadrement et travaille à leur mobilisation pour peser sur les choix de gestion et obtenir des avancées sociales.

La CGT, avec son UGICT et les structures fédérales qui lui sont rattachées, a été l'un des initiateurs du manifeste pour la responsabilité sociale des cadres.

Je vote pour la CGT, c’est déjà bien suffisant !

Voter, c’est déjà agir.

Mais ce n’est pas suffisant.

Se syndiquer c’est se donner les moyens de l’action collective.

La cotisation qui est fixée statutairement à 1 % du revenu net est un principe d'égalité.

Chaque adhérent cotise proportionnellement à ses revenus.

Si tu es imposable, elle t'ouvre droit à un dégrèvement d'impôt de 66% de son montant annuel.

Et moi, en tant qu'adhérent, que m'apporte la CGT ?

Se syndiquer c’est d’abord exprimer sa volonté de ne pas rester isolé, d’être acteur de son avenir, de prendre en main ses affaires.

La CGT est force de propositions, plus précisément elle est forte des propositions de ses adhérents.

L’Union Fédérale des Cadres CGT se veut être un espace de liberté où chaque adhérent cadre a la liberté de s’exprimer en marge des contraintes de travail, de la pression hiérarchique…

Chaque syndiqué cadre a la possibilité de participer à l’activité syndicale en fonction de ses sensibilités et de sa disponibilité.

Etre syndiqué, c’est aussi recevoir de l’information spécifique à l’encadrement permettant d’avoir d’autres éclairages que ceux assénés par son employeur, le patronat et le gouvernement pour se forger sa propre opinion.

Etre syndiqué c’est aussi partager avec d’autres ses expériences, ses interrogations dans des débats enrichissants et décider ensemble des formes d’actions à entreprendre pour améliorer son vécu.