NEO
Non à une nouvelle low-coastisation des PN
« 2010, une année d’efforts partagés par tous » (PH Gourgeon, concorde janv. 2010). Vraiment ?
Pas tout à fait : tous les projets de restructuration de la Direction (escales France, passage, le sol avec le Plan de départ volontaire, le projet Mimosa à Nice, NEO pour les PN) ne touchent que « le petit personnel ». Les salaires de nos dirigeants, eux, ne sont pas remis en cause, leur retraite chapeau non plus. Lire la suite ...

BOYCOTT du S.A.V. DIRECTION!

lire le tract...
Visitez le site :

Nous gagnons une bataille
Trop, c'est trop !

Secrétaire : Eyal Jonas
Téléphone : 01.41.56.41.84.
Télécopie : 01.41.56.42.15
courrier électronique: ugictpncnord@free.fr
UGICT/CGT PNC - Paray vieille Poste
Téléphone : 01.41.75.16.75
Télécopie : 01.41.75.72.08
Courrier électronique : ugictpncsud@wanadoo.fr
Air France veut relever
la productivité des navigants

Le nombre d'heures de vol des pilotes, hôtesses et stewards pourrait être augmenté de 15 à 20% afin de contrer les compagnies aériennes à bas coûts.
Air France chercherait à baisser ses coûts, notamment sur le moyen-courrier. D'après La Tribune de ce mardi, la compagnie voudrait augmenter de 15 à 20% la productivité de ses personnels navigants (pilotes, hôtesses et stewards) afin de contrecarrer la vive concurrence des compagnies aériennes low-cost et du TGV.
Selon le journal, le nombre d'heures de vols effectuées par les pilotes pourrait passer de 565 en moyenne par an à 650. Elles s'élèvent à 700 chez Easyjet, 900 chez Ryanair et 850 heures chez Transavia, filiale à bas coûts d'Air France. Le groupe pourrait toutefois devoir réviser les accords collectifs qui courent jusqu'en 2011 pour les pilotes et 2013 pour le personnel de cabine.
Le quotidien indique que ces chiffres ont été annoncés vendredi par le directeur général adjoint marketing Bruno Matheu lors d'une réunion interne entre la direction et les cadres du groupe. Or, la direction a indiqué à l'AFP aujourd'hui, qu'elle «n'avait jamais avancé de chiffre vendredi». Cependant, «la réforme concernant le court et le moyen-courriers doit faire l'objet d'une concertation préalable avec les personnels navigants» a-t-elle ajouté.
Le Figaro
Grève à 1000 euros
pour trois syndicats d’Air France
Ils ont été condamnés pour n’avoir pas respecté un accord de prévention des conflits.
Air France demandait 14 millions de dommages et intérêts. Elle n’a obtenu que 3 000 euros. Le 29 octobre, trois syndicats de personnels navigants commerciaux (PNC), c’est-à-dire les hôtesses et les stewards, ont été condamnés pour avoir provoqué une grève en 2007 sans respecter certaines dispositions. Le mouvement, très suivi, avait cloué pendant cinq jours plus de la moitié des avions d’Air France au sol en pleines vacances de la Toussaint.
Avant la fin du conflit, la direction avait estimé le coût de la grève à 54 millions d’euros et porté l’affaire devant le tribunal de grande instance de Bobigny. Air France reprochait à trois syndicats - le SNPNC, l’Unsa et Force ouvrière - de ne pas avoir respecté un accord de «veille sociale» signé quelques mois auparavant (le 19 juin 2007). Celui-ci prévoit que les syndicats doivent, en cas de litige, contacter la direction d’Air France. «En cas de différend aigu susceptible de générer un conflit, dit l’accord, il importe de toujours privilégier le dialogue et la négociation avant tout déclenchement de la grève.» Une fois contactée, la direction s’engage à répondre aux syndicats dans un délai de cinq jours et à les recevoir. En cas de désaccord, une deuxième rencontre doit être organisée avant le déclenchement de la grève.
Les syndicats expliquent ne pas voir respecter leur engagement en réponse à «la décision de la compagnie de réduire les délais de négociation d’un nouvel accord collectif». Le SNPNC, FO et l’Unsa se lancent dans la grève malgré tout.
«Cas de force majeure»
«L’enjeu en valait la chandelle», explique Antoine Santero, porte-parole du SNPNC. L’Unac, signataire de l’accord, préfère retirer son préavis plutôt que de s’exposer à un procès coûteux tandis que les autres syndicats (CGT, SUD) non-signataires font grève sans être inquiétés.
Les trois syndicats grévistes estiment qu’ils sont gagnants dans cette affaire : les dommages et intérêts de 1 000 euros par syndicat ne mettent pas leurs finances en péril. «Le juge a estimé qu’il y avait faute contractuelle mais ne nous a pas condamnés pour les préjudices subis par Air France, explique Antoine Santero. Cela aurait été une négation de notre droit de grève.»
«Si cette décision doit faire jurisprudence, on n’hésitera pas à faire grève dans les mêmes conditions la prochaine fois», renchérit un autre syndicaliste. Plus prudent, Antoine Santero estime que «le respect d’une signature est la règle, mais qu’il y a des cas de force majeure». La direction d’Air France indique de son côté ne faire «aucun commentaire tant que le délai d’appel n’a pas expiré».
Fabrice Amedeo


