64% des Français ne font pas confiance au gouvernement pour réformer les retraites / jeudi, 3 juin 2010 / Frédéric Dayan
Décidément, les sondages se suivent et se ressemblent depuis que l’exécutif a lancé le chantier de la réforme des retraites.
Les annonces des orientations retenues et notamment celles du recul de l’âge de la retraite et de l’allongement de la durée de cotisation ne sont pas du tout acceptées par les Français.
Et le gouvernement peine à convaincre.
Le gouvernement et sa majorité peuvent traiter par le mépris les 176 manifestations qui ont rassemblé un million de personnes le 27 mai, les milliers d’arrêts de travail dans les entreprises, il reste que sa réforme, inspirée par le Medef, ne convainc pas.
C’est encore ce qui ressort du sondage Ipsos paru ce jour dans Liaisons sociales.
78% de Français se déclarent inquièts sur le futur montant de leur retraite ;
64% des Français estiment ne pas faire confiance au gouvernement pour assurer l’avenir des retraites ;
70% (+3 pts par rapport à un sondage identique de novembre 2009) s’inquiètent de leur futur niveau de vie ;
85% des sondés estiment qu’"il faut continuer à réformer le système de retraites pour assurer les retraites de nos enfants" ;
81% considèrent que "cela ne sert à rien de réformer les retraites si on ne règle pas le problème de l’emploi des seniors et de la pénibilité du travail".
Les Français ne sont pas acquis aux solutions que l’on cherche à nous imposer.
La méthode et le calendrier de la réforme (au pas de course, sans négociations véritables et au mépris du dialogue social) donnent un sentiment de fébrilité.
L’opinion est acquise à l’idée qu’il faut une réforme, mais c’est bel et bien le contenu de celle-ci qui est contesté.
Cette nouvelle prise de la température sociale renforce l’idée que la mobilisation peut et doit encore se développer.
L’appel unitaire lancé pour le 24 juin par les organisations syndicales peut recevoir un accueil très favorable de la part des salariés, privés d’emplois, jeunes étudiants et futurs actifs, des retraités.
Ces opinions confortent les militants CGT dans la campagne de pétition sur les retraites qui est en voie de dépasser les 100 000 signatures en quelques jours.
D’ici au 24 juin, transformons ce courant d’opinion en déferlante sociale.
Suite de la rencontre intersyndicale du 30 mars 2010
Lors de l’intersyndicale du 30 mars, les 5 organisations syndicales qui appelaient au 23 mars étaient présentes, la CGC également et la CFTC en tant qu’observateur. L’intersyndicale s’est quittée sans communiqué de presse mais avec une feuille de route. Les organisations syndicales ont tiré les enseignements du contexte politique, économique et social et ont apprécié positivement les manifestations du 23 mars. Elles ont décidé ensemble d’un processus d’initiatives et d’actions jusqu’au 1er mai : •Interpeller ensemble les salariés sur Emploi, Salaires, Retraites en vue d’un prochain sommet social dont elles jugent indispensable la tenue. Un tract commun sera mis à disposition pour tenir des initiatives le 20 avril sous toutes les formes, à décider ensemble localement dans les entreprises. Cette proposition peut être l’occasion de mener des actions ensemble en fonction des réalités de luttes locales ce jour-là et/ou des distributions unitaires. Ce projet de tract sera validé d’ici le 9 avril. •Concernant les retraites, il y a un accord pour un travail intersyndical afin d’intervenir sur le processus de concertation et dégager autant que possible des points communs dans le cadre de ce rendez-vous. Ces rencontres auront lieu après la publication le 14 avril du rapport du Conseil d’orientation des retraites. La Confédération fournira un argumentaire aux organisations sur les travaux du COR. •Engagement pour un 1er mai unitaire et revendicatif comme un autre temps fort de mobilisation sur Emploi, Salaires, Retraites. La CFTC et la CGC réservent leurs réponses jusqu’au mardi 6 avril. Une nouvelle rencontre intersyndicale aura lieu le 26 avril au soir pour faire le point et anticiper le mois de mai. La Permanence confédérale
RENCONTRES D’OPTIONS D’une industrie productiviste à une industrie et services ouverte sur la société
Mercredi5 mai 2010 De 9 h à 16 h 30 (Accueil 8 h 30) À l’Usine 379 avenue du Président Wilson 93210 La Plaine Saint-Denis
« Réalités Cadres » réalisé du 9 au 12 février 2010 Le mercredi 10 mars 2010 de 11h00 à 13h00 (Buffet « déjeunatoire ») Complexe CGT - 263 rue de Paris à Montreuil (93)
Le dirigeant syndical, qui s'exprimait devant le congrès de la FSU à Lille, a estimé que cette situation justifiait la préparation d'une mobilisation interprofessionnelle en mars.
"C'est bien un véritable plan de rigueur pour plusieurs années qui se prépare. Nous sommes avertis, il n'y a aucune raison d'attendre", a-t-il dit selon le texte de son intervention transmis à Reuters.
Soulignant que Nicolas Sarkozy avait "commandé une série de rapports" lors de la conférence sur les déficits publics la semaine dernière, Bernard Thibault a rappelé avoir souhaité une réunion de l'intersyndicale dès la semaine prochaine.
Force ouvrière ayant décliné l'invitation, le "patron" de la CGT a répliqué: "Certains de nos homologues hésitent, au motif qu'on ne mobilise pas à l'approche des échéances électorales, comme s'il y avait une trêve aux licenciements lorsqu'il y a des élections".
Pour Bernard Thibault, non seulement il n'y a pas de trêve, mais "le gouvernement multiplie les provocations et singulièrement à l'égard des fonctionnaires."
Les syndicats de la fonction publique s'inquiètent d'un projet de décret prévoyant la mise en disponibilité sans salaire d'un agent qui refuserait trois propositions de mutation.
Gérard Bon, édité par Yves Clarisse
Thibault pour "une mobilisation unitaire interprofessionnelle" en mars :
Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a souhaité "une mobilisation unitaire interprofessionnelle" qui pourrait avoir lieu "début mars", alors que la situation économique et sociale "se dégrade" et appelle "des décisions nouvelles" du gouvernement.
"Nous sommes loin d'être dans une phase de sortie de crise (...) La situation se dégrade au plan social et économique (et) continue de générer des mobilisations", a affirmé M. Thibault lors d'un point de presse après la tenue du Comité confédéral national (CCN, "parlement" de la CGT).
Pour le patron de la CGT, "cela justifie l'attente de plus en plus forte de décisions nouvelles".
Bernard Thibault a parlé d'un "climat social lourd, d'autant que se précise l'ambition du chef de l'Etat de procéder cette année à une réforme des retraites".
Il a annoncé que, notamment pour préparer "ensemble" la réunion des acteurs sociaux avec M. Sarkozy le 15 février à l'Elysée, une intersyndicale "va avoir lieu, avec la quasi-totalité des organisations syndicales", qui sont huit en tout. Elle se tiendra dans la semaine précédant cette réunion, a-t-il laissé entendre.
Outre "une expression commune" des syndicats en vue de ce sommet, le numéro un de la CGT a préconisé que cette intersyndicale travaille "à la réalisation d'une mobilisation unitaire interprofessionnelle (...), plutôt à l'horizon début mars, parce qu'il y a urgence".
Elle serait centrée, non sur les retraites, qui ne sont pas "un thème unificateur" des syndicats, mais sur l'emploi, le pouvoir d'achat, les services publics.
L'Union syndicale Solidaires (syndicats Sud et autres) s'est prononcée mardi pour "une mobilisation générale interprofessionnelle" sur les retraites et "le partage des richesses".
Bernard Thibault a d'autre part indiqué que la CGT "propose aux salariés de prendre des initiatives dans les entreprises" pour présenter leurs revendications, le jour de la réunion à l'Elysée.
Bien sûr, nous prendrons le temps, collectivement, d’évaluer ce congrès. Votre mandat, vous le savez, n’est pas totalement terminé puisqu’il consiste aussi à rendre compte des travaux de cette semaine auprès de ceux qui vous ont confié la responsabilité de les représenter.
Plusieurs milliers d’entre eux ont suivi tout ou partie de la semaine par internet. Je salue au passage et en direct nos camarades internautes qui suivent cette séance de clôture. Je voudrais aussi inviter les délégués et plus largement l’ensemble des organisations des syndicats, aux fédérations, aux structures professionnelles … à adresser à la commission exécutive élue, une note d’analyse sur la préparation, le déroulement et le bilan du congrès afin que nous puissions tirer tous les enseignements utiles pour l’avenir. .
Vous vous êtes prononcés pour commencer sur le bilan d’activité de la direction confédérale sortante. Le suspens était entier puisque la presse bruissait des rumeurs les plus alarmantes les unes que les autres. Il s’agissait de dire si l’activité des trois années écoulées était conforme aux orientations arrêtées au 48ème Congrès en décembre 2006.
Avec 77 % des suffrages exprimés, ce bilan a été clairement validé. C’est un résultat important confirmant que la direction sortante a conduit l’activité confédérale conformément au mandat qui lui avait été confié.
Cela ne signifie pas bien sûr qu’il faut ignorer les désaccords qui se sont exprimés et j’y reviendrai, mais vous me permettrez de considérer que 77 %, c’est un score très honorable pour une direction réputée être « coupée de la base ».
Nous connaissons au moins un président de la République qui rêverait que la « France d’en bas » approuve sa politique dans de telles proportions.
Mais figurez vous que la guerre des chiffres a commencé dès le premier vote du congrès. « Il y a 30 % des syndiqués qui ont rejeté le bilan de la Direction confédérale » a-t-on entendu dire. Quand il y en a 7 % qui s’abstiennent, c’est donc qui n’émettent pas d’avis. 77 % de ceux qui s’expriment approuvent et 22 % qui désapprouvent, ça semble clair. Y’a pas photo comme on dit !
Alors pourquoi tenter de faire dire aux chiffres ce qu’ils ne disent pas ?
D’autant plus que pour ceux qui ont écouté les débats, les amalgames ne sont pas permis. Les militants qui se sont exprimés contre le bilan d’activité, et ils en avaient le droit, ne l’ont pas fait pour les mêmes motifs.
Certains l’ont fait parce qu’ils étaient déjà en désaccord avec les orientations fixées à Lille et ils ne changent pas d’avis.
D’autres, et ils l’ont dit, parce qu’ils ont critiqué ce qui, à leurs yeux, leur apparaissait une mauvaise articulation des luttes dans le premier semestre 2009 de la part de la direction confédérale. Nos arguments n’ont pas su les convaincre. Nous le regrettons.
Prétendre, à partir de toutes ces opinions qu’il existe, je cite « un socle de 30 % à partir duquel on va pouvoir préparer le 50ème Congrès », là, ça relève d’une autre démarche qui appelle des commentaires dans la mesure où elle laisse entrevoir des velléités de s’éloigner des principes et des règles de vie de l’organisation.
Personnellement, j’ai été élevé – comme beaucoup d’autres de la CGT – à l’école de la démocratie syndicale, celle qui vous apprend que l’on peut tout se dire DANS le syndicat. On doit même TOUT se dire lorsque ça ne va pas dans le syndicat.
On le fait dans le respect mutuel et en ayant la volonté de rapprocher les points de vue et non en les cristallisant parce que l’unité dans le syndicat, c’est une première condition pour être efficaces.
Une école qui apprend à respecter les points de vue qui s expriment et le verdict des décisions, non pas pour que chacun efface sa personnalité et ses opinions mais parce qu’il ne peut pas y avoir de CGT attrayante si une partie de ses militants donne le sentiment que son premier combat, c’est celui qui se mène à l’intérieur du syndicat car ce sont d’abord nos objectifs de transformation de la société qui sont nos priorités.
L’école de la démocratie, certes, ne procure pas de diplôme de l’éducation nationale mais elle nous confronte aux différences qui composent le monde. C’est l’école de la vie, là où les matières solidarité et fraternité sont enseignées à la place de la division et de la culpabilisation.
Une camarade nous a dit hier qu’elle était dans « l’opposition à la ligne de la direction confédérale ». A la CGT, il ne peut pas y avoir par principe une opposition et une majorité, comme si tout devait demeurer figé une bonne fois pour toutes dans les rapports entre camarades. Il n’y a pas une « ligne » de la direction confédérale mais une orientation définie par les syndicats et qui représente la feuille de route de la direction confédérale et des organisations de la CGT.
Chers Camarades, la CGT n’est pas une organisation qui peut fonctionner avec des écuries ou des tendances qui prétendraient agir dans la CGT en marge des règles de vie communes que se sont données tous les syndicats qui la constituent.
La CGT n’a pas besoin de gourou ou de sauveur. La CGT n’est pas en danger, elle est aux mains de ses syndicats. La CGT sait où elle va ! Les délégués du 49ème Congrès viennent de lui tracer le chemin.
C’est d’ailleurs l’opinion qu’expriment les salariés dans les enquêtes d’opinion sur le syndicalisme. Ce message s’adresse à toute la CGT, qu’il s’agisse des syndicats ou des structures professionnelles et territoriales communes de la CGT.
Dans une situation de crise économique et sociale d’une profondeur inédite, comment ne pas comprendre les impatiences qui s’expriment.
Il n’y a rien d’étonnant à ce que cela trouve une traduction dans nos débats et les votes qui les sanctionnent. Oui la CGT débat et doit démontrer que l’on peut discuter de questions de fond et décider sans que cela débouche sur des clivages qui feraient perdre à l’organisation l’unité qui fait sa force.
Je veux également souligner la qualité du travail des camarades que vous avez mandatés dans les commissions du congrès. Concernant le document d’orientation. Cela a permis la prise en compte de 30 % des amendements et de large réécriture des textes. De ce fait, un grand nombre des préoccupations exprimées au cours de nos débats ont été reprises dans les très nombreuses modifications du document d’orientation et des résolutions que nous avons adoptées. Ces textes ont été adoptés à des taux variant de 76,3 % à 86,7 %. Je ne doute pas dans ces conditions que la débauche d’énergie pour les mettre en œuvre sera à l’image de la fougue qui a pu marquer certains de nos échanges. Dotés de ces orientations, nous aurons comme toujours au lendemain d’un congrès, à actualiser nos repères revendicatifs
Beaucoup de camarades sont revenus dans leurs interventions sur le besoin de donner des perspectives de lutte aux salariés sur toutes les grandes questions revendicatives dont nous avons amplement débattu une semaine durant.
Je ne reprends que les termes de la résolution que nous venons d’adopter sur ces questions d’actualité à propos de la campagne de mobilisation sur l’emploi, les salaires et les retraites nous engageant dans la mobilisation européenne du 24 mars prochain et la campagne sur l’avenir des services publics. Comme nous l’avons bien vu en 2009, l’acte le plus difficile à accomplir n’est pas le vote d’une résolution.
C’est maintenant de l’engagement de chaque organisation que va dépendre la réussite de ces initiatives dans une bonne articulation de l’ensemble des composantes de la CGT. Ne comptons que sur nous-mêmes pour les construire, les populariser et les mener à bien. La préoccupation de l’emploi est sans doute la plus prégnante dans cette période où l’on nous annonce une reprise des affaires alors que l’emploi continue de se dégrader fortement. Mais nous devons veiller à ce que le patronat ne puisse pas opposer salaires et emploi.
En effet, le patronat va tenter de justifier le blocage, voire la baisse des salaires au nom de la préservation de l’emploi alors que la revalorisation urgente des salaires est un élément clé de la sortie de crise. Routiers et employés du commerce sont déjà de la partie. Nous savons aussi que la protection sociale dépend du niveau de l’emploi et des salaires.
Sur la question des retraites, 2010 est annoncé comme un un nouveau rendez-vous majeur. Nous y serons.
Nos échanges nourris sur cette question attestent que c’est un sujet de préoccupation majeure pour les salariés. Tous les syndicats de la CGT vont, ensemble, relever le défi. Oui, nous devons et nous pouvons répondre présents face au défi lancé par le Président de la République qui entend faire des retraites le « marqueur de sa volonté de réforme ». Je l’ai dit, je le répète, la retraite sera pour la CGT, le marqueur de la volonté de résistance des salariés.
La CGT sera au rendez-vous, avec la volonté de construire l’unité, même si nous avons conscience des obstacles pour y parvenir. Des camarades ont exprimé des craintes quant à la proposition de construire « la maison commune des régimes de retraite". Beaucoup se sont dissipées par le débat.
La manifestation du 24 mars à l’initiative de la Confédération européenne des Syndicats est un rendez-vous important pour les salariés européens. Aujourd’hui, aucun rapport de force durable n’est envisageable sans que les résistances qui s’expriment pays par pays ne trouvent à s’exprimer de façon convergente. Dans leurs interventions, John Monks et Guy Ryder ont témoigné de la place occupée par la CGT dans la construction d’un syndicalisme international capable d’organiser la lutte à l’échelle européenne et mondiale. La CGT doit poursuivre dans cette voie. Occupons toute notre place dans cette construction syndicale solidaire.
Il est bien évident que nous n’attendrons pas cette date pour prétendre coordonner de nouvelles mobilisations interprofessionnelles et unitaires. La campagne que nous avons décidée pour la défense et l’amélioration des services publics répond, nos débats l’ont confirmé, à la situation vécue par les salariés des services publics et de la fonction publique. Voilà encore une tâche urgente pour la Commission exécutive. Nous avons adopté une résolution ambitieuse nous fixant une priorité d’activité vers les jeunes. Il ne s’agit pas pour nous en effet uniquement de permettre aux jeunes de s’organiser entre eux mais de mettre les organisations CGT elles mêmes en situation de faire dans leur activité quotidienne une priorité revendicative avec les jeunes. Ouvrons leur les portes et les fenêtres.
Concernant les évolutions touchant à la CGT, les résolutions adoptées après un débat approfondi constituent un programme exigeant. Il faut sans attendre passer à la mise en oeuvre. L’enjeu est d’importance. Ce n’est ni plus ni moins que notre capacité à élargir durablement le rapport de forces en faveur des salariés dont il s’agit.
Nous le réaffirmons, la cause des travailleurs va être ardemment défendue, y compris celle des travailleurs sans papiers.
Les résolutions sont suffisamment précises en terme de calendrier pour permettre à chaque syndicat de s’inscrire, avec la visibilité nécessaire, dans le processus collectif décidé.
La Commission exécutive élue aura un rôle majeur à jouer pour conduire les réflexions touchant aux champs fédéraux et territoriaux. Les organisations territoriales ont également un rôle éminent à tenir.
Loin d’un débat tourné sur nous-mêmes et vers notre fonctionnement interne, l’enjeu est bien de rendre la CGT plus proche des salariés, plus solidaire, plus efficace dans la construction et la mise en convergence des revendications et dans l’organisation des mobilisations nécessaires pour les faire aboutir.
Notre syndicalisation est bien aujourd’hui la clé pour tout progrès de notre capacité de mobilisation et de rassemblement, la clé pour de nouvelles conquêtes sociales. Ouvrons l’année 2010 avec la syndicalisation, parallèlement à nos campagnes revendicatives. Travaillons au renforcement de la CGT, la force aux côtés des salariés de tous les âges, de toutes les entreprises, de toute nationalité, de toute catégorie.
Le Congrès, grâce à vous, a pris la mesure des enjeux et des responsabilités qui nous incombent. Je vous remercie et je vous félicite. Alors, en avant ! Allons-y ! Tous ensemble ! Vive les résolutions du 49ème Congrès ! Vive la CGT !
Près de 50 congressistes réunis du 6 au 8 octobre 2009 ont débattu de la situation sociale et économique de leur entreprise, dans le contexte national et international.
Le renforcement de notre démarche syndicale en direction des cadres de l’entreprise, des Personnels Navigants ou des centres informatiques ont fait l’objet de débats et de décisions concrètes qui seront rapidement mises en œuvre par la nouvelle direction élues lors de ce 5ème congrès.
Le congrès à mis en place une Commission Exécutive de 25 membres. Renouvelée et rajeunie cette direction c’est dotée d’un bureau de 8 membres.
La Commission Exécutive a réélu Lionel Minosio Secrétaire Général.
Le document d’orientation adopté à l’unanimité se place résolument à l’offensive tant du point de vue du renforcement de l’UGICT que de la défense des revendications des catégories ICTAM.
Balaruc le 11 octobre 2009
Adresse des Ingénieurs,cadres, techniciens, maîtrise
et personnels navigants Ugict- Cgt aux salariés d’Air France
L’Ugict Air France, composante de la Cgt Air France, a tenu son 5ème congrès les 6, 7 et 8 octobre 2009.
Les militants présents, ingénieurs, cadres, techniciens, agents de maîtrise (ICTAM) et personnels navigants ont pris la mesure des orientations décidées par les groupes d’actionnaires institutionnels et la direction, qui ont pour objectif de changer le modèle économique Air France.
Alors que la direction a nié pendant longtemps le risque que représentait la menace low cost, sa nouvelle politique la conduit aujourd’hui à se rapprocher de ce modèle.
Cette nouvelle exigence, favorablement accueillie par le marché, ne peut qu’influer négativement sur le corps social de la compagnie et sur les catégories ICTAM et PNC dont l’Ugict Air France est représentative.
La crise a bon dos mais le passage accéléré à la gestion de la compagnie par les seules forces du marché est contraire à l’efficacité économique et sociale.
Les dégâts générés par les politiques managériales de ce type ne cessent malheureusement de défrayer la chronique (France Telecom, Renault, elles aussi privatisées).
La pression exercée sur les salariés de la compagnie et plus précisément sur les personnels Ingénieurs, Cadres, Techniciens et Agents de Maîtrise et PNC provoque une recrudescence de la souffrance au travail et de toutes les formes de stress inhérentes, avec les conséquences dramatiques que cela entraîne.
La suppression massive de postes annoncée cet été et confirmée au Comité Centrale d’Entreprise extraordinaire du 04 septembre avec le lancement d’un Plan de Départs Volontaires (PDV) ne peut qu’amplifier le phénomène.
Et si le chantage au chômage partiel est écarté, la direction en brandit toujours insidieusement la menace.
L’Ugict vous encourage à ne pas céder à cette nouvelle intimidation.
Il n’est pas non plus question pour l’Ugict d’accepter les 4 500 postes que la direction entend faire disparaître des effectifs d’ici à 2011. Le Plan de Départs Volontaires (PDV) présenté comme une alternative à la crise s’inscrit en plein dans cet objectif.
L’ATGPE validé par un groupe composite de syndicats en définit les
modalités.
Dans ce contexte où les conditions de travail se dégradent considérablement, l’Ugict- Cgt réaffirme l’importance des Instances Représentatives du Personnel et plus particulièrement des Comités d’Hygiène de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) sur lesquels la direction mène une vaste opération de remise en cause.
L’Ugcit- Cgt Air France attire l’attention des salariés de la compagnie sur l’émergence au niveau du groupe AF/KLM d’outils dédiés, tels Transavia et Martinair, opérateurs à bas coûts, visant à faciliter la mutation du modèle économique. Ils mettent assurément en péril notre modèle social, expression forte de l’entreprise nationalisée; modèle que rejette en bloc le marché financier.
Sous couvert de « rationalisation », des filialisations « rampantes » d’activités telle le transfert du « Tout Cargo » au profit de Martinair sont mises en œuvre. La restructuration annoncée du moyen courrier avec le risque d’abandon de lignes jugées insuffisamment rentables ne peut que laisser le champ libre aux compagnies low cost, y compris Transavia.
Alors que l’effroyable tragédie du 1er juin pèse toujours sur le collectif PNC, la création d’un service « différent » pourrait conduire à privilégier un aspect commercial mercantile par rapport à la vocation principale du PNC qui est d’assurer la sécurité des vols.
Ces nouveaux choix politiques et économiques impactent déjà lourdement les conditions d’exercice de l’activité des PNC. Il est urgent de mobiliser toutes les forces pour endiguer cette tendance qui, sous l’influence de nouvelles règlementations européennes ultralibérales, s’amplifie.
Les pertes publiées par le groupe AF/KLM n’ont pas un caractère structurel, Elles sont la conséquence de la détérioration, du fait de la spéculation financière, de la conjoncture économique. Elles ne justifient en rien la suppression définitive d’emplois. Les « contraintes conjoncturelles » se transformeraient alors en « provisoire qui dure ».
Sur ce point, la direction semble hermétique aux publications récentes de l’IATA qui identifiait fin août « des signes selon lesquels la reprise de la demande a commencé ».
Le discours tenu en interne sur « l’absence d’indicateurs fiables permettant d’envisager une reprise » est contredit par des déclarations du même management à la presse affirmant « qu’Air France/KLM devrait revenir à l’équilibre au printemps prochain » (le Figaro du 23/09/09).
Les « mauvais résultats », de durée limitée, seraient alors un alibi pour justifier d’importantes restructurations internes.
A ce stade, les congressistes de l’Ugict réaffirment la nécessité pour les salariés et leurs représentants de bénéficier d’une véritable information, afin qu’ils puissent se prononcer en connaissance de cause. Ainsi réclamerons-nous le recours à un expert lors du CCE traitant du PDV.
Alors que certains membres du Conseil d’Administration exigent des mesures plus dures pour les salariés d’Air France et d’autres militent pour sortir du périmètre de la compagnie les activités dans une passe difficile, l’Ugict- Cgt réaffirme son attachement à l’emploi Air France, au maintien et à la réintégration des activités sous traitées.
Il est plus que jamais indispensable de redonner aux cadres, techniciens, agents de maîtrise (ICTAM) et personnels navigants d’Air France la place qui leur revient dans l’élaboration des choix économiques et sociaux.
A partir de revendications sur les salaires, les évolutions de carrière, la reconnaissance de la pénibilité, l’organisation du travail et la couverture sociale (retraite, sécurité sociale, mutuelle), l’Ugict se place résolument aux côtés de ces salariés.
Nous vous invitons à nous rejoindre en adhérant à l’UGICT CGT.
Réunion des organisations CGT le 1er avril 2009 Conclusions de Bernard THIBAULT
La réunion fait apparaître un large accord sur l’analyse de la situation et sur la manière dont la CGT doit affronter la période à venir. Période qui ne doit pas être appréhendée de façon figée tant elle estexceptionnelle et marquée par des événements qui peuvent modifier à tout moment la donne. L’analyse pourra donc être affinée dans 8 jours, dans 15 jours … au regard d’éléments nouveaux. Il n’est qu’à observer ce qui s’est passé dans la seule semaine dernière à propos des débats sur les rémunérations des chefs d’entreprises pour mesurer que nous devons chercher à anticiper le mieux possible, mais aussi tenir compte des changements intervenant au fil des événements.
Nous avions dit qu’il y aurait un avant et un après 29 janvier. C’est ce qui s’est produit et a débouché sur une nouvelle séquence, après celle qui était issue des résultats des prud’hommes, laquelle avait vu se développer le processus unitaire avec à la clé le 29 janvier.
La CGT a une responsabilité particulière, ce dont conviennent beaucoup de militants CGT, qui le mesurent au quotidien. Nous l’avions dit après les prud’hommes, mais cela se confirme et s’amplifie au fur et à mesure que s’intensifie la bataille autour des enjeux. Mais le contexte est inédit pour tout le monde, aussi bien pour la CGT que pour les autres forces en présence. Les choses sont de plus en plus dures pour les employeurs, pour les responsables politiques et pour le Chef de l’Etat lui-même, même si cela n’apparaît pas encore de manière visible et explicite.
Beaucoup de chemin a été parcouru à partir de ce que la CGT a dit, avec d’autres, et que résume la formule « la crise c’est eux, la solution c’est nous ».Les choses bougent sur quelques lignes importantes de la bataille idéologique : finalité de l’entreprise, finalité de l’économie, place des salariés, rentabilité financière, stocks-options, et la liste n’est pas exhaustive des questions qui sont au cœur d’un système dont nous avons fait de longue date l’analyse et sont au centre du débat public aujourd’hui. Cela se traduit par des prises de position de la part des salariés, mais aussi de responsables, que l’on n’aurait jamais entendues en d’autres périodes. Et cela parce qu’il y a bien des évidences qui s’imposent à tout le monde.
La déclaration de Sarkozy avant le G20, « si ça ne se passe pas bien, je claque la porte »,n’était pas faite pour ceux qui étaient autour de la table du G20, mais pour les français, pour ceux qui sont en galère. D’autant que ceux qui sont autour de la table du G20 lui ont demandé en substance, « qu’est-ce que c’est ce « bordel »en France ? » Car il y a un effet particulier de ce qui se passe en France au plan international, certes sur le terrain syndical, mais avec une résonance politique évidente.
Par exemple, chez Carterpillar, l’effet médiatique au plan mondial - vous avez sans doute vu les chaînes américaines- a conduit à des décisions rapides d’une direction qui est peut-être au bout du monde mais ne peut pas rester indifférente à une campagne médiatique mettant en relief ses décisions contre l’emploi et touchant son image. Car le débat existe aussi aux Etats-Unis sur la nature des mesures politiques, économiques et financières à prendre contre la crise …
Les lignes sont donc bien en train de bouger. Sarkozy lundi matin a dû refaire une réunion avec les responsables syndicaux. Et il n’est pas étonnant qu’il éprouve le besoin d’accélérer le rythme des rencontres avec les responsables syndicaux dans cette période. Il s’agissait en l’occurrence d’une réunionavant le G20. Une autre réunion pour mettre en place le fonds d’investissement social qui avait été annoncé le 18 février est prévue la semaine prochaine. Sarkozy a laissé entendre que de nouvelles rencontres pourront être organisées plus tard « si il faut réajuster ». Si nous ne sommes pas dupes de cette méthode, force est de constater que cela atteste là aussi que les lignes bougent.
Cela bouge aussi du côté des médias qui doivent traiter autrement l’actualité sociale. J’évoque pour l’anecdote la préparation par France 2 pour mi avril d’une émission où il y aurait Thibault – Chérèque – Mailly, à 20h30 pendant une heure, ce qui jusqu’à maintenant, n’a jamais existé.
Je profite de cette réunion pour faire un petit aparté sur les questions liées à la médiatisation des événements sociaux et attirer votre attention, notamment au niveau des fédérations, sur l’attitude de l’Elysée qui consiste à prendre un dossier de temps en temps, un conflit ça et là et à organiser des contacts directs avec les responsables syndicaux des entreprises à l’Elysée. Il y a forcément des demandes en ce sens, d’autant que les ministres ne comptent pas beaucoup dans la répartition des responsabilités au sein de l’Etat, comme chacun le sait. J’attire l’attention sur le fait que des camarades se retrouvent directement confrontés avec des conseillers de l’Elysée ; le pouvoir veut se montrer à l’écoute, attester qu’il ne laisse pas les gens tomber. Soyonsattentifs à des opérations d’instrumentalisation, car ce n’est rien d’autre.
Cela rejoint d’ailleurs un autre aspect de cette période : vers qui sont dirigés les mobilisations ?
Nous attendons des réponses des pouvoirs publics, certes, et il est incontestable que les mobilisations avaient parmi les points forts une critique, et pour cause, de la politique économique et sociale mise en œuvre par Sarkozy.
En même temps, les mobilisations rassemblent au-delà des clivages politiques. Il faut que nous soyons clairs dans les débats que nous pouvons avoir au sein de la CGT. Si nous attendons que le mouvement contraigne Sarkozy à faire un jour une conférence de presse pour dire « je vous ai compris, j’ai décidé de changer de politique économique et sociale », nous pouvons manifester longtemps, parce que ce n’est pas de cette façon que les choses vont se passer, c’est évident.
Au surplus, l’attente d’une réponse politique globale par en haut ne permet pas de porter les contenus revendicatifs que nous avons besoin de porter à tous les niveaux.
Etre contre la politique de Sarkozy c’est une chose, autre chose est de chercher à améliorer la situation faite aux salariés telle qu’elle est. Les attentes peuvent de ce point de vue être différentes, que l’on soit dans une entreprise menacée, qui a disparu ou dans un secteur moins touché par la crise. Soyons particulièrement attentifs dans la prochaine période à tous ceux qui vont sortir de l’indemnisation du chômage partiel auquel ils ont droit. Nous allons avoir la responsabilité de traiter ces situations et nous serons interpellés pour être utiles aux salariés dans les difficultés qu’ils rencontrent.
Sans exonérer bien sûr la politique économique et sociale de Sarkozy, le patronat ne peut pas être exempt d’obligations et de négociations, que ce soit sur les salaires, l’emploi. C’est aussi le moment de revenir sur certaines questions comme l’organisation du travail, l’intensification du travail ou la précarité dans les entreprises.
A partir de cet ensemble de questions, il est normal que nous réfléchissions collectivement à la conduite d’un mouvement qui n’a pas de précédent. Il faut donc accepter cette idée que sa conduite est à définir au fur et à mesure. Il n’y a pas de référence à aller chercher dans telle ou telle période. Il est normal que chacun réfléchisse, que cela débatte dans l’organisation. Et c’est aussi pour cela que l’on a organisé cette réunion, pour bien vérifier entre nous qu’en terme de stratégie, de lisibilité de la démarche de la CGT, il n’y avait pas de problèmes majeurs. Il est donc normal que cela débatte dans l’organisation, en veillant néanmoins à ce que l’on ne perde pas toute notre énergie dans les débats. Il y a le moment du débat et puis après, même si on continue à réfléchir, il faut mettre en œuvre les décisions. Cela ne clôt pas les débats, mais cela ne doit pas conduire à ne pas mettre en œuvre un certain nombre de décisions.
Tout le monde n’est pas confronté à la même situation dans ce contexte. Tout le monde ne vit pas la situation de la même manière, qu’il s’agisse des salariés, des syndiqués, des syndicats, des fédérations professionnelles. Il y a des enjeux spécifiques suivant que les salariés sont dans une entreprise qui ferme – et la liste s’allonge – ou dans une entreprise qui a déjà fermé. Là aussi, comment réfléchissons nous à ce que ceux qui n’ont plus leur entreprise continuent à bénéficier d’une relation étroite avec la CGT. Vous savez que notre structure actuelle nous pose des problèmes de ce point de vue, mais on ne peut pas laisser partir du syndicat tous ceux qui ont perdu leur travail ou leur entreprise, et Ils sont très nombreux. Il y a donc des mesures d’organisation exceptionnelles à prendre.
Tout le monde ne vit pas non plus les choses avec la même intensité. Entre une entreprise susceptible de fermer et l’attente d’une revalorisation des salaires par exemple dans la fonction publique, revendication aussi légitime, les préoccupations diffèrent. Il en est de même de la conduite ou de la répétition des rendez-vous revendicatifs. Là aussi le profil des entreprises, le statut des salariés, et le degré de mobilisation jouent un rôle déterminant.
Avec 95 % de mobilisation dans une entreprise, cela ne pose pas de problème de reconduire la grève si les salariés le décident. Mais si on pense ça et là dans nos rangs que le seul moyen pour augmenter le nombre de ceux qui participent aux mouvements dans leur entreprise c’est de multiplier les rendez-vous nationaux comme une réponse destinée à combler un déficit de mobilisation dans certaines entreprises, il faut qu’on se dise clairement que cela ne peut pas marcher.
Ces rendez-vous nationaux, interprofessionnels, unitaires depuis le début ont créé une dynamique. Ils continuent à générer une ambiance, à donner confiance mais cela ne peut pas être vécu comme un substitut au travail revendicatif adapté à chaque entreprise et au plan professionnel.
La CGT va s’exprimer sur la manière dont elle se situe par rapport aux décisions d’action des mois d’avril et mai. Il est évident que dans cette expression, nous ne prendrons pas le risque de donner un prétexte à ce que la CGT apparaisse comme cherchant à se distinguer de ce qu’a décidé l’intersyndicale. Je pense que nous sommes tous lucides là-dessus, nous n’avons absolument rien à gagner à chercher à nous distinguer si cela devait être perçu par les salariés eux-mêmes comme une attitude de division à l’égard d’un mouvement qui donne confiance et qui recueille l’adhésion d’une grande partie de la population. Ce qui gène patronat et gouvernement, c’est de constater que dans les manifestations, il y a même parfois des petits commerçants, parfois des petits patrons. A l’initiative de syndicats de salariés, certaines autres catégories n’hésitent ainsi pas à délivrer leur propre message, ce qui est un peu inédit. Bien sûr cela doit être apprécié avec lucidité quant à l’ampleur du phénomène.
La CGT va donc s’exprimer sur sa vision d’un mois d’avril constitué d’un feu roulant d’initiatives diverses.
S’agissant des formes d’action les plus médiatisées comme celle des camarades de Caterpillar, il faut que nous soyons tranquilles sur le rôle des médias et jouer la transparence avec les salariés en lutte. Il revient en permanence aux responsables syndicaux de dire vis-à-vis des salariés qui sont exaspérés mais qui sont aussi déterminés : « si vous décidez telle ou telle forme d’action, il faut que vous sachiez quels sont les possibilités ou les risques inhérents aux formes d’actions arrêtées ». Il faut surtout alerter sur tout ce qui pourrait être contre productif par rapport aux revendications défendues. Mais les salariés sont intelligents et il faut donc accepter que tout cela vienne en débat, normalement, naturellement. Il n’y a pas de raisons de se faire peur avec la manière dont les mouvements, les mobilisations sont conduites jusqu’à présent. Comme souvent, gouvernement et patronat vont peut-être chercher à utiliser ça et là, voire à provoquer si nécessaire quelques mouvements particuliers pour tenter de retourner l’opinion publique. Il suffit d’y être attentif comme sur le reste.
Il est possible d’avoir un 1er Mai que l’on pourra qualifier d’historique cette année. Quand on voit ce que nous sommes parvenus à réaliser entre janvier et mars, ce n’était quand même pas gagné, et peut-être même que parmi les non syndiqués – c'est-à-dire les non initiés -, il va y avoir un attrait pour le 1er Mai plus grand encore que pour d’autres, plus rodés, plus habitués aux rendez-vous. Le rendez-vous, nous ne le faisons pas pour les habitués, nous le faisons pour franchir un pallier supplémentaire de la mobilisation. Il est bien évident que les habitués doivent être là sinon je ne vois pas comment les autres viendraient.
Il y a ensuite les euro manifestations tout de suite après le 1er mai. Les organisations plus particulièrement concernées, proches de la Belgique et de l’Espagne sont sollicitées pour assurer que la CGT apparaisse dans les euro manifestations de Bruxelles et Madrid. Je vous ai dit l’écho de ce que nous faisons au plan international, il est donc important que la CGT marque sa présence lorsque d’autres vont à leur tour organiser des manifestations mi-mai.
Il y a enfin les suites du 1er Mai sur le plan national. La question a déjà été abordée dans l’intersyndicale et nous avons fait la suggestion que d’ores et déjà, on réfléchisse à un horizon mi-mai. Il n’a pas été possible, pour l’instant, de se mettre d’accord au niveau de l’intersyndicale. Je dis « pour l’instant » parce que si nous parvenons, par notre travail CGT, à faire monter en puissance une multiplication des initiatives, des mobilisations diversifiées, des formes d’actions originales, que nous occupons le terrain revendicatif sous de multiples formes, que nous montrons que nous ne « lâchons pas le morceau » sur le terrain revendicatif pendant tout le mois d’avril, avec un travail d’élargissement et d’intensification, nous gardons à l’esprit la possibilité de rediscuter avec les autres de l’horizon de mi-mai. Cette perspective de mi-mai, sans donner de date, va dépendre du degré d’engagement pour contribuer à ce que le climat revendicatif progresse encore et ceci à l’égard de tous les responsables syndicaux.
Car si les attentes à notre égard sont grandes, elles le sont aussi à l’égard des autres et c’est pour cela qu’il n’y a pas un syndicat aujourd’hui qui va prendre le risque de sortir du cadre unitaire ou d’une initiative unitaire.
Quelques mots sur la remarque qui a été faite en référence à la mobilisation en Guadeloupe et à la coalition du LKP qui regroupe 48 organisations. Si cette référence consiste à laisser entendre qu’il faudrait nous aussi réfléchir à une configuration du même type pour la conduite du mouvement, une forme de coalition regroupant les syndicats, les associations et les partis politiques, naturellement ce serait une autre stratégie et je vous le dis, ce serait une erreur stratégique considérable :
Premier effet, dans l’hypothèse ou une telle coalition serait envisagée en métropole, cela ferait voler en éclats l’intersyndicale. Je dirais même que dès lors que la CGT laisserait entendre qu’elle voudrait réfléchir à une telle hypothèse, c’en serait fini de l’intersyndicale.
Deuxième effet, ce serait faire fuir de la mobilisation une majorité des participants aux temps forts interprofessionnels que nous sommes parvenus à réunir jusqu’à présent. Le caractère unitaire et syndical de la démarche assoit le succès de cette démarche. Le jour où il n’y aurait plus l’unité syndicale ou plus la caractéristique syndicale, nous serions dans une configuration totalement différente.
Troisième effet, ce serait rendre un service inattendu à Nicolas Sarkozy et à sa majorité qui ne cessent d’expliquer pour essayer de justifier leur politique que l’opposition politique ne ferait pas mieux qu’eux.
Je remarque que personne aujourd’hui, en tous cas parmi les salariés, ne conteste aux syndicats la responsabilité d’assurer la défense des intérêts des salariés et qu’ils leur revient dans un contexte comme celui-là de prendre les initiatives qui leur apparaissent les plus opportunes. Les manifestations et les grèves ont bénéficié du soutien de 72 ou 73 % de compréhension, voire de soutien de la population et ce au-delà des clivages politiques. Ce n’est pas une question « pro » ou « anti »Sarkozy. Sur la politique économique et sociale, les 72 % qui approuvent la démarche des syndicats désapprouvent la politique économique mise en œuvre.
S’il revient aux syndicats d’assumer cette responsabilité de défense, je remarque aussi que cela n’empêche pas d’autres organisations, d’autres acteurs de la société de s’exprimer, voire de se positionner à l’égard de ces initiatives. Nous avons eu par exemple des réseaux associatifs très importants, non seulement qui ont apporté un soutien mais qui ont milité, qui se sont affichés, qui ont été partie prenante et ont amené du monde sous leur label associatif. Sans doute certains étaient syndiqués mais d’autres n’étaient syndiqués nulle part et sont venus sur le combat associatif dans lequel ils sont investis, en considérant qu’il n’y avait pas antagonisme entre la bataille menée par les syndicats, le cahier revendicatif syndical et les valeurs et les revendications sociales particulières que leur association portait.
Je remarque aussi que cela n’a pas empêché que les partis politiques qui le souhaitaient s’expriment aussi, chacun le faisant à sa manière et suivant sa méthode, parfois ils l’ont fait d’ailleurs à plusieurs, des déclarations communes ont été faites, entre partis de gauche.
A cet égard, il faut distinguer deux attitudes chez ces partis :
La première, ceux qui reconnaissent la mission particulière et la responsabilité particulière qu’ont les organisations syndicales et qui, en tant que partis, demandent plus ou moins régulièrement, selon les besoins, à discuter, à rencontrer les syndicats pour avoir un échange sur la situation, sur les revendications que le syndicat porte. Libre ensuite au parti concerné d’en faire ce qu’il veut.
La seconde de la part de ceux, parmi les partis de gauche, qui ont la prétention de donner des leçons aux responsables syndicaux, voire même qui auraient la prétention de se substituer aux syndicats dans la responsabilité d’assurer la défense des intérêts des salariés et la conduite des mobilisations sociales.
La CGT continuera si c’est nécessaire à dire publiquement que c’est pour elle totalement inacceptable et qu’à pousser les feux sur ce type de débat là, on faciliterait un éclatement du rapport de force actuel. Autrement dit, on affaiblirait le rapport de forces pour obtenir satisfaction sur les revendications qui sont portées par une masse de salariés et de citoyens qui, aujourd’hui, sont rassemblés au-delà de leurs clivages politiques, qu’ils aient ou pas un engagement politique.
Dernier mot sur les adhésions et le renforcement de la CGT. Continuons en avril et prenons aussi des dispositions exceptionnelles pour le 1er Mai, essayons de passer encore un cran supplémentaire pour les manifestations du 1er Mai en termes de dispositions d’organisation en faveur du renforcement. Nous avons peut-être de nouveaux arguments à travailler à propos de l’adhésion. Nous disons que les lignes de la bataille idéologique ont bougé. Aujourd’hui et au vu de la participation aux initiatives syndicales, cette idée que les syndicats sont utiles, nécessaires à des contre pouvoirs, voire même doivent organiser des choses pour permettre aux salariés de peser est perçu différemment. A nous de nous faire comprendre sur le fait qu’il y a de l’attente vis-à-vis des syndicats, vis-à-vis de la CGT mais que l’on ne peut pas attendre de nous des résultats qui ne soient pas proportionnels au degré d’engagement des salariés. Nous ne pourrons pas aller aider les salariés qui n’ont pas de syndicat dans leur entreprise si se multiplient les situations qui nécessitent une intervention syndicale. C’est ce que nous essayons de faire mais nous ressentons bien les limites que nous rencontrons faute de syndiqués en nombre suffisant. Vous reconnaissez l’utilité de la représentation syndicale, de l’engagement syndical, voire même de la bataille syndicale, il faut à votre tour que vous vous organisiez en syndicats, il faut à votre tour que vous veniez dans la CGT. Tel est le message à délivrer. Et à plus long terme, parce que nous travaillons aussi à plus long terme, parmi les questions centrales, la place faite aux salariés dans la société de demain au sens large du terme est un enjeu. Il y a à faire face à la crise actuelle mais de toutes façons, parmi les questions nouvelles posées et parmi nos ambitions, il y a aussi la question d’une autre place aux salariés, dans l’entreprise, dans la société en général. Cela on ne pourra le gagner, ce débat ne pourra être conduit que s’il y a un plus grand nombre de salariés organisés en syndicats. A leur tour, solidairement, ils défendront un certain nombre de valeurs, de principes mais aussi de revendications.
Nous avons donc à la fois à prendre des dispositions plus étoffées en matière de syndicalisation mais aussi à actualiser un peu l’argumentation à partir de laquelle nous suggérons d’adhérer à la CGT. Il y a déjà une tendance à l’adhésion plus importante que l’année dernière car nous sommes dans une séquence où nous pouvons mieux nous faire comprendre et plus largement convaincre de l’utilité du syndicat. Reste un défi : que les adhésions se concrétisent dans l’organisation, notamment celles que nous réalisons en manifestation ; soyons conséquents.
Encore une fois, au gré des événements, Nous aurons besoin d’avoir des contacts plus étroits, nous verrons en avril de quel dispositif de suivi nous aurons besoin car c’est toujours avec vous, dirigeants de fédérations et d’unions départementales, que la direction confédérale peut prendre les meilleures dispositions, faire les meilleures propositions et aussi adapter sa communication extérieure de façon appropriée.
B U L L E T I N N°1 DU SYNDIQUE DE L’UGICT-CGT AIR FRANCE
Bonjour à tous,
Ce premier bulletin est axé sur la formation syndicale, qui est un droit, et une priorité pour que chaque syndiqué, chaque militant puisse accéder aux stages spécifiques de l’UGICT. (Vous bénéficiez de 12 jours par an sur votre temps de travail)
Si certains d’entre vous sont intéressés par un de ces stages nous vous demandons de vous manifester auprès du secrétariat (PATRICIA poste 60402). La formation syndicale
Afin de répondre aux besoins d’activité, de structuration et de déploiement de la CGT en direction des ingénieurs, cadres et des professions techniciennes, l’UGICT organise des stages de formation syndicale spécifiques.
Ceux-ci, inscrits dans le processus de formation confédérale, sont conçus pour répondre aux préoccupations et aux attentes des organisations, militants et syndiqués Ingénieurs, cadres et Techniciens.
C’est la traduction, au plan de la formation, de l’orientation de la CGT. Il s’agit d’une part de répondre aux préoccupations de chacune et chacun dans la vie, au travail suivant la place qu’il y occupe et, d’autre part, de travailler à la construction des convergences dont l’UGICT est l’un des outils au sein de la CGT.
L’offre de stages de l’UGICT vise à répondre à ces exigences. En ce sens, chaque organisation ou chaque responsable UGICT aura à cœur de veiller à la participation des militants et de syndiqués aux stages spécifiques qui les concernent. Ils peuvent également participer à la construction de stages spécifiques, notamment de premier niveau, dans les départements ou les régions, où de tels stages n’existent pas. Vous trouverez ci-dessous la liste des 9 stages que nous proposons, présentée selon le public visé.
* Formation d'accueil Pour les nouveaux adhérents ICTAM à la CGT, les nouveaux affiliés à l'UGICT et les non syndiqués * Stage 1er niveau Pour les syndiqués ICTAM, affiliés ou non à l’UGICT * Stage national UGICT Il s’adresse à tous les camarades qui – ayant suivi un stage de 1er niveau - exercent ou sont susceptibles d’exercer une responsabilité, quelle qu’elle soit, dans l’organisation spécifique UGICT-CGT ou qui sont élus ou désignés dans les Institutions Représentatives du Personnel (IRP). * Stage national : Professions techniciennes Il s’adresse prioritairement aux responsables, militants et animateurs de l’activité Ugict. Il peut tout à fait intéresser des adhérents qui veulent connaître les analyses de l’Ugict et développer une activité envers leurs collègues techniciens, techniciens supérieurs et agents de maîtrise (catégorie B de la Fonction publique). * Sessions décentralisée : Professions techniciennes Pour les responsables de syndicats CGT et bases UGICT * Libertés, droits, action juridique Ce stage s'adresse : aux élus 2éme et 3éme collège. aux responsables de bases UGICT. aux animateurs de collectifs d’ICT. * Stage « Responsabilité sociale des cadres » Ce stage s’adresse aux responsables des Commissions départementales ou des Unions fédérales et aux secrétaires de syndicats Ugict. * Stage « Femmes ingénieures, cadres, techniciennes » Ce stage est ouvert à tous (et toutes) * Stage technique sur les retraites Ces stages sont ouverts à tous
Formation d'accueil
Objectifs
Aider les nouveaux adhérents, voire les non syndiqués à connaître la CGT et l'UGICT.
Destinataires
Pour les nouveaux adhérents ICTAM à la CGT, les nouveaux affiliés à l'UGICT et les non syndiqués
Durée
Organisation souple en fonction des possibilités
Organisateurs
Toute organisation CGT
Lieu
selon l'organisateur
Pré-requis
Informations
Les dossiers d'aide pour les organisateurs peuvent être commandés à l'UGICT, aux Unions Fédérales, ou aux Commissions Départementales
Stage 1er niveau
Objectifs
Permettre aux syndiqués d’intervenir dans l'action revendicative à partir de sa place et de ses préoccupations.
Destinataires
Pour les syndiqués ICTAM, affiliés ou non à l’UGICT
Durée
5 jours ou 2 fois 3 jours
Organisateurs
CD UGICT ou CD UGICT avec une UFICT
Lieu
Les départements
Pré-requis
Aucun
Informations
Certaines Unions fédérales proposent également des stages de 1er niveau professionnels.
Stage national UGICT
Objectifs
Le programme du stage permet d’approfondir les questions d’orientation de la CGT et des démarches spécifiques propres à aider au développement de l’action de nos catégories et au renforcement de l’UGICT-CGT.
Il est susceptible d’être actualisé, adapté en fonction des besoins et des questions d’actualité.
Destinataires
Il s’adresse à tous les camarades qui – ayant suivi un stage de 1er niveau - exercent ou sont susceptibles d’exercer une responsabilité, quelle qu’elle soit, dans l’organisation spécifique UGICT-CGT ou qui sont élus ou désignés dans les Institutions Représentatives du Personnel (IRP).
Durée
5 jours
Organisateurs
UGICT
stage national : Professions techniciennes
Objectifs
Ce stage, qui s’inscrit dans le programme de formation Ugict et dans le dispositif confédéral a deux objectifs essentiels : 1) Permettre de développer et d’approfondir nos connaissances sur la réalité, les aspirations et l’activité concernant ces catégories ; 2) Permettre d’organiser des sessions décentralisées de deux jours.
Destinataires
Il s’adresse prioritairement aux responsables, militants et animateurs de l’activité Ugict. Il peut tout à fait intéresser des adhérents qui veulent connaître les analyses de l’Ugict et développer une activité envers leurs collègues techniciens, techniciens supérieurs et agents de maîtrise (catégorie B de la Fonction publique).
Durée
3 jours
Organisateurs
UGICT
Lieu
Centre Benoît Frachon à Courcelles sur Yvette (91)
Pré-requis
Avoir suivi u stage de 1er niveau ou disposer d’une large ex
Informations
pour plus d'information, contacter Julien Guérin au 01 48 18 84 62 (ou 83 46)
Stage « Responsabilité sociale des cadres »
Objectifs
Ce stage est à la fois une session de formation, de recherche, et d'élaboration sur les actions à mener en matière de responsabilité sociale des cadres (RSC). L'objectif visé : que la RSC soit un axe revendicatif porté concrètement dans toute l'activité syndicale, y compris dans les différentes négociations avec les employeurs.
Destinataires
Ce stage s’adresse aux responsables des Commissions départementales ou des Unions fédérales et aux secrétaires de syndicats Ugict.
Durée
5 jours
Organisateurs
UGICT avec l’Institut du Travail de Strasbourg
Lieu
Université Robert Schuman - Institut du Travail de Strasbourg