Selon les chiffres publiés par l'Association
internationale du transport aérien, la trafic passager a augmenté de
6,4% en janvier.
La progression du fret est encore plus significative.
C'est une embellie.
L'Association
internationale du transport aérien (IATA) a publié ce mardi matin les
dernières données sur l'évolution du trafic aérien depuis le début de
l'année.
En janvier, le trafic passager a augmenté de 6,4% par rapport à
janvier 2009.
La progression du fret est plus spectaculaire : + 28,3%,
toujours par rapport à janvier 2009.
C'est sur le Moyen-Orient que l'évolution du trafic passager est la
plus significative.
IATA constate une hausse en janvier de 23,6% alors
qu'en Europe et en Amérique du Nord, elle se limite respectivement à
3,1% et 2,1%.
Sur l'Asie-Pacifique, la croissance atteint 6,5% et en
Amérique Latine, le trafic passager a crû en janvier de 11%.
A noter que l'Iata a revu le chiffre de l'année 2009 en y incluant
les compagnies aériennes low cost (à bas coûts et bas prix).
Il a du
coup été revisé de -3,5% à -2,5% soit presque le chiffre dévoilé en
avant-première par l'indicateur exclusif du trafic aérien La Tribune
-ID Aero concernant le trafic international qui donnait une baisse de
2,2% en 2009 et qui incluait déjà les low cost.
Roissy
Air France annule 70 vols
en raison de la tempête Dimanche 28
Février 2010, 11:04
Air France a annoncé l'annulation de 70 vols sur environ 700 dimanche au départ et à l'arrivée de l'aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle en raison de la tempête Xynthia, a-t-on appris auprès d'un porte-parole de la compagnie aérienne.
La situation pourrait évoluer dans la journée en fonction des prévisions météorologiques, avec plus ou moins d'annulations de vols, a précisé cette source.
Selon une source aéroportuaire, ces annulations sont liés à la fois à la tempête et au préavis de grève qui a pris effet vendredi et pour quatre jours par quatre syndicats de pilotes minoritaires. Les syndicats ALTER, SNPNAC-R'Way (UNSA), SPAF et UNPL (CFE-CGC) s'opposent à un projet de restructuration du réseau court et moyen courrier.
La compagnie aérienne recommande à ses passagers de vérifier sur son site internet (www.airfrance.fr) le maintien ou l'annulation de ses vols avant de se rendre à l'aéroport.
Air France a également mis en place "le rappel opérationnel client (ROC), afin de prévenir ses passagers en cas d'annulation", ajoute la compagnie.
A Roissy-Charles-de-Gaulle, les vents soufflaient à plus de 100 kilomètres/heure à 8H30, a affirmé à l'AFP une source aéroportuaire.
Selon la réglementation en vigueur, il n'est plus procédé à l'accostage des passerelles de sorte que des passagers attendent dans des avions de pouvoir débarquer et d'autres, dans les terminaux, de pouvoir embarquer, selon cette source.
A l'aéroport d'Orly, les vents ont soufflé jusqu'à 135 kilomètres/heure selon une source aéroportuaire. Plusieurs vols, dont le nombre n'a pas été précisé, accusaient des retards, d'après une autre source aéroportuaire.
Environ 200 salariés d'Air France à
Toulouse ont manifesté vendredi 12 février, dans l'aéroport de
Toulouse-Blagnac, contre les projets de suppression d'emplois d'Air France en
province. Pendant une heure, les manifestants, 200 ouvriers et agents
commerciaux, selon la police et selon les organisateurs (CGT et SUD), ont
défilé dans l'aérogare B d'où partent les vols d'Air France, avant de se
disperser sans incidents.
Ils ont distribué des tracts aux voyageurs, criant "passagers, salariés
même combat !", sans perturber l'embarquement d'une longue
file d'attente de vacanciers. De nombreux vols étaient retardés d'une à deux
heures au départ comme à l'arrivée, vendredi, par des chutes de neige.
Selon une étude commandée par le comité central
d'entreprise, révélée en janvier, Air France veut réduire de 20 %, d'ici à fin
2011, les coûts et les effectifs des escales en province, qui passeraient de 3
750 à 3 000 salariés.
"ON
VA SUPPRIMER DES EMPLOIS
AUX DÉPENS DU SERVICE AUX PASSAGERS"
Ce plan d'économies, qui passe par des départs
volontaires, est intégré au projet NEO ("new
european offer"), présenté en novembre 2009 par la compagnie
aérienne.
"A
la fin mars, les clients 'non premium' seront obligés de s'enregistrer aux
bornes ou sur Internet, on va supprimer de nombreux emplois aux dépens du
service aux passagers, on veut nous aligner sur les compagnies low cost comme
easyJet, on se battra contre cela", a expliqué M. Genest,
secrétaire du syndicat CGT Air France de Toulouse.
Les syndicalistes craignent aussi des suppressions
d'emplois dans les autres branches de la compagnie, "qui veut recourir de plus en plus à la
sous-traitance", selon la CGT et SUD. Ils ont annoncé vendredi
de nouvelles actions en mars.
L'escale de Toulouse emploie 520 salariés, selon Eric Genest, où la
compagnie compte au total 2 000 salariés, en incluant les ateliers d'Air France
Industries (500), et des services décentralisés (informatique, centre d'appels,
recette commerciale) représentant au total 1 000 emplois.
NEO
libéralisme
La casse des emplois, cela suffit !
Dès la mise en route du
processus de privatisation d’Air France, la CGT et l’UGICT CGT avaient alerté
sur l’évolution prévisible du secteur conduisant à un Transport Aérien Français
à deux vitesses :
-Un transport dédié à la haute contribution avec
recherche prioritaire du profit pour les actionnaires
-Un transport aérien à « bas coûts » avec la
même priorité pour les actionnaires ; priorité satisfaite par une exploitation
aggravée des salariés concernés.Lire la suite...
Outre les pilotes, Air France demande des efforts à l'ensemble des navigants 5 02 2010 source : La Tribune
Alors que la direction souhaite obtenir 66
millions d'euros d'économies annuelles de ses pilotes sur le réseau
court et moyen-courrier, elle vise également 54 millions de réductions
de coûts auprès des hôtesses et stewards, dont 13 millions par le
retrait d'un membre d'équipage sur les A319.
Alors
qu’Air France entend réaliser 66 millions d’euros d’économies par an
sur ses pilotes à partir de 2012 sur son réseau court et
moyen-courrier, les hôtesses et stewards (personnel navigant
commercial) seront également mis à contribution pour tenter de
redresser les comptes de cette partie du réseau déficitaire. Selon des
sources syndicales, la direction table sur des réductions de coûts de
41 millions d’euros par an concernant le personnel navigant commercial
(PNC) moyen-courrier, auxquels il faut ajouter 13 millions qui doivent
provenir du retrait d’un membre d’équipage sur les Airbus A319. Soit 54
millions.
Au final, selon un document de présentation du produit NEO ("New
European Offer") délivré aux syndicats PNC le 27 janvier 2010 à
l’occasion d’une réunion plénière, Air France a l’objectif de baisser
les coûts de 120 millions d’euros par an sur son personnel navigant.
Cet objectif est avancé pour 2011-2012 dans le document, alors que les
efforts demandés aux pilotes doivent débuter à partir de 2012.
Les réactions des syndicats de personnel de cabine auraient été
plutôt molles. Elles ont été beaucoup plus vives hier avec les pilotes.
Interrogé par l’AFP, le syndicat Alter a dénoncé "une agression". La
direction cherche à "créer un affrontement social d'ampleur" et à
"diviser les populations pour mieux les attaquer", en réservant un
traitement différent pour les pilotes moyen et long-courrier, a
poursuivi Christophe Pesenti d’Alter (minoritaire)
Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), majoritaire, a
aussi jugé que le projet n'était "pas acceptable en l'état". Il ne
s'inscrit pas "dans un vrai projet stratégique comme on le souhaite", a
expliqué son porte-parole, Erick Derivry.
Le produit NEO comporte un volet commercial (évolution des services
au sol, à bord accompagnée de prix plus bas) et un volet d’économies.
Fabrice Gliszczynski
Air France préparerait un
nouveau plan «low-cost»
Guillaume Errard (lefigaro.fr)
La
compagnie aérienne française préparerait un projet visant à relier Nice
à d'autres villes de province.
Il nécessite d'importants réductions de
coûts.
Ambitieux
mais épineux. Telle est la façon dont on pourrait présenter le nouveau
projet d'Air France. Baptisé Mimosa, il vise à installer Transavia - la
filiale low cost d'Air France - à Nice pour desservir d'autres villes
de province, des liaisons aujourd'hui assurées par ses autres filiales
Britair et Regional. Dans un contexte où le secteur du court et moyen
courrier est en grande difficulté (les pertes pourraient dépasser les
300 millions d'euros sur l'exercice 2009-2010), Air France via
Transavia étudierait la possibilité de lancer au départ de la province
de nouveaux vols intérieurs low-cost, selon une information de La Tribune.
Le
projet est ambitieux mais pourrait se heurter à de nombreux obstacles.
Parmi eux, les coûts. Pour ce faire, Air France envisagerait selon les
Echos de réduire de 20% ses effectifs (de 3.750 à 3.000) d'ici 2011.
Autre obstacle: un accord signé avec les pilotes de la compagnie au
moment de la création de Transavia, empêchant un transfert d'activité
de la maison mère à la filiale, selon la presse. Lancée en 2007,
Transavia est censée exploiter des lignes touristiques moyen-courrier
au départ de Paris-Orly.
20% de gains de productivité visés sur les escales françaises.
Quatre
lignes, toutes déficitaires, seraient concernées, alors que la
concurrence des TGV est plus faible sur les liaisons province-province,
d'après La Tribune qui rappelle que deux compagnies low cost Ryanair et
Easyjet se sont déjà lancées dans les vols intérieurs en France. Le
projet Mimosa a pour objectif de ramener ses lignes à l'équilibre
économique.
Basée à Orly-Sud, Transavia, à mi-chemin entre
charter et low cost, est une filiale d'Air France à 60% et de
Transavia.com (filiale du néerlandais KLM) à 40%. Après deux ans de
pertes, Transavia pourrait être à l'équilibre en 2009 et engranger ses
premiers bénéfices en 2010.
La direction vise des gains de productivité de 20% pour l'ensemble de ses escales françaises.
Jointe au téléphone, la compagnie aérienne s'est refusée à tout commentaire.
Vers 10 heures, l'action Air France-KLM est en baisse de 0,44% à 12,34 euros,a lors que le CAC 40 perd 0,23% à 3.853,18 points.
Air France Préavis de grève de deux syndicats fin février
Archives Denis Sollier
Deux syndicats de pilotes d'Air France (UNPL et Rway/SNPVNAC) ont
déposé aujourd'hui un préavis de grève du 26 février au 1er mars pour
dénoncer ce qui s'apparente selon eux à «une délocalisation» de
l'activité cargo, la direction ne prévoyant «aucun impact» de ce
mouvement social.
«Cela n'aura pas d'impact sur les vols Air France, y compris le frêt
marchandises, et tous les passagers seront acheminés», a déclaré à
l'AFP la direction.
Les deux syndicats, qui revendiquent environ 15% du personnel, selon
Jean-François Heuzen, réagissent à la décision d'Air France de revendre
deux Boeing 777 cargo neufs, qui «s'inscrit dans un plan de
délocalisation qui prévoit le transfert partiel de l'activité cargo
d'Air France au sein de sa filiale Martinair, nouvellement acquise, et
d'une partie de son activité moyen et court courrier au sein de son
autre filiale Transavia», selon un communiqué.
Pour eux, c'est «une provocation», «dans un contexte social déjà
tendu», car la décision intervient «sans concertation», en
contradiction avec l'accord de 2006 sur la sauvegarde de l'emploi,
alors que «la direction se prépare à passer en force sur le dossier des
conditions de déplafonnement de l'âge de départ à la retraite des
pilotes».
Les deux organisations demandent l'ouverture immédiate de
négociations, la direction ne souhaitant pour sa part «pas faire de
commentaires sur le fond».
C'est
désormais officiel : 2009 fut la pire année de l'histoire du transport
aérien international, marquée par un recul du trafic - exprimé en revenu
par passager par kilomètre transporté -de 3,5 %, sans précédent
depuis la fin de la
Seconde Guerre mondiale, a indiqué hier l'Association du
transport aérien international (Iata). « Nous
avons perdu l'équivalent de deux ans et demi de croissance pour le trafic
passagers et de trois ans et demi pour le fret », a estimé le
directeur de l'Iata, Giovanni Bisignani, qui s'attend aussi à une année 2010
difficile. « Le pire est derrière nous,
mais il n'y a aucune raison de se réjouir, a-t-il souligné. L'amélioration des recettes va bien moins vite que
celle du trafic et le retour à la profitabilité sera encore plus lent pour les
compagnies, qui devraient perdre quelque 5,6 milliards de dollars en
2010 », prévient-il.
Pour
2009, les pertes cumulées des 230 compagnies de l'Iata sont estimées à
11 milliards de dollars, qui s'ajouteront aux 38 milliards perdus
depuis 2000. Mais plus que ces pertes astronomiques, c'est la chute du chiffre
d'affaires qui a caractérisé cette année noire. Pour freiner la chute du trafic
et continuer à faire voler leurs avions, les transporteurs aériens ont en effet
cassé les prix, tandis que la clientèle d'affaires s'est reportée massivement sur
la classe économique. Résultat, le chiffre d'affaires cumulé des compagnies de
l'Iata, qui représente 93 % du trafic aérien international, a reculé de
79 milliards de dollars l'an dernier, à 456 milliards. Soit un recul
de près de 15 %.
Autre
particularité de cette année de crise : contrairement aux précédentes,
elle n'a épargné aucune zone géographique, à l'exception notable du
Moyen-Orient, qui a préservé une croissance de 11,2 %. La baisse annuelle
atteint ainsi 5,6 % en Amérique du Nord, 5,6 % en Asie et 5 %
pour l'Europe.
Cette
« annus horribilis » s'achève néanmoins sur une note d'espoir. Pour
le troisième mois consécutif, la reprise de l'activité passagers s'est
confirmée et même amplifiée en décembre, avec un trafic en hausse de
4,5 %, pour une offre stable (- 0,7 %). La tendance est
particulièrement forte en Asie, où le trafic a bondi de 8 %, sans parler
du Moyen-Orient, qui termine l'année par un bond de 19,1 %. Certes,
l'Europe et l'Amérique du Nord restent encore à la traîne, respectivement en
baisse de 1,2 % et 0,4 %. Mais la baisse du trafic y est désormais
nettement inférieure à celle de l'offre, ce qui devrait permettre aux
compagnies européennes et américaines d'améliorer leur taux de remplissage et
éventuellement leur recette unitaire. Par ailleurs, la reprise est générale et
massive dans le fret, en hausse de 24,4 % en décembre, pour une offre
stable. Preuve du redémarrage des échanges internationaux, le trafic cargo a
bondi de 34,4 % en Asie, de 33 % en Afrique, de 32,1 % au
Moyen-Orient, de 23,9 % en Amérique du Nord et, malgré tout, de 5,2 %
en Europe, où les réductions de capacité opérées ont été les plus fortes.
Forte hausse du fret aérien en décembre
(Reuters)
- Le fret aérien a fait un bond de près de 25% en décembre 2009 par rapport à
l'année précédente et le transport de passagers a également augmenté, selon les
chiffres publiés par l'Association internationale pour le transport aérien
(IATA).
La demande pour le fret a
ainsi augmenté de 24,4% en décembre, même si sur l'ensemble de l'année 2009
elle est restée inférieure de 10,1% à son niveau de 2008.
La demande pour le secteur
passagers a progressé de 4,5% sur le dernier mois de 2009, et a reculé de 3,5%
sur l'ensemble de l'an dernier.
"L'industrie commence
2010 avec d'importants défis. Le pire est derrière nous mais ce n'est pas
l'heure de fêter ça", a déclaré le directeur général de l'IATA, Giovanni
Bisignani.
Ce dernier a souligné que
2009 avait été la pire année dans l'histoire de l'aviation en termes de
demande.
En
décembre, l'association a estimé que les compagnies aériennes devraient perdre
5,6 milliards de dollars (3,85 milliards d'euros) en 2010, soit plus
qu'initialement prévu, la hausse du prix du kérosène compensant le rebond de la
demande passagers et fret.
Le tourisme devrait repartir à la hausse cette année
Le marché qui a déprimé en
2009 va repartir avec une hausse de 3% à 4% cette année selon l'Organisation
mondiale du tourisme.
L'Organisation mondiale du
tourisme (OMT) prévoit que le marché qui a déprimé en 2009 (-4% à 880 millions
d'arrivées soit l'une de ses pires années) va repartir avec une hausse de 3% à
4% cette année.
La tendance devrait être tirée par plusieurs événements phares
comme la Coupe du monde de football en Afrique du Sud en juin prochain,
l'Exposition universelle de Shanghai, entre mai et octobre, et les jeux
Olympique d'hiver à Vancouver au Canada.
Reste à savoir si, après la crise, les recettes vont elles aussi repartir de
l'avant. Elles avaient reculé de 6% en 2009.
Baisse historique du tourisme d'affaires en France en 2009
Les dépenses des
entreprises établies en France en matière de manifestations professionnelles
ont accusé un recul sans précédent de 7,8 % l'an dernier, selon la
dernière enquête annuelle Coach Ominum/Bedouk.
Attendue,
du fait de la crise, la déprime du tourisme d'affaires a été cependant sans
précédent l'an dernier. Selon la dernière enquête annuelle du cabinet Coach
Omnium, réalisée pour le compte de l'organisateur du Salon professionnel Bedouk
MC&IT (prochaine édition, les 3 et 4 février à Paris), la baisse des
dépenses des entreprises établies en France en matière de manifestations
professionnelles - Salons, séminaires, « incentive »… -a
ainsi reculé de 7,8 % par rapport à 2008 - soit un total de dépenses
estimé à 8,46 milliards d'euros -, ce qui constitue le plus mauvais
résultat observé depuis 1991, année de la première étude. Pour mémoire, 2003,
marquée par l'épidémie de SRAS et par l'invasion de l'Irak, faisait jusqu'alors
office d'« annus horribilis » avec une contraction de 3,2 %.
Illustration
de cette spectaculaire décrue, 45 % des sociétés françaises ou étrangères
interrogées ont annulé des opérations l'an dernier, alors qu'elles étaient
18 % à l'envisager à la fin 2008. Outre la suppression des budgets ad hoc,
l'enquête témoigne aussi de la compression des enveloppes des opérations
maintenues. Pour autant, les entreprises n'ont pas forcément changé, à la
baisse, de catégorie d'hôtels - 3 et 4 étoiles en général -pour loger
leurs salariés, parce qu'elles ont été en capacité de négocier des réductions
tarifaires et que l'offre relevant de l'hôtellerie économique leur apparaît
inadaptée à leurs besoins.
Autre
point intéressant, la crise n'a pas bouleversé leurs pratiques. « Il n'y a pas de renversement, les tendances
observées ces dernières années se sont confirmées voire amplifiées »,
note le directeur général du groupe Bedouk, Benoît Rosenthal, citant
l'optimisation des achats, la concentration des événements, tant dans leur
durée qu'en nombre de participants. Les journées d'étude sans hébergement et
les séminaires de deux jours restent ainsi privilégiés. De même, l'essor des
manifestations d'une demi-journée ne se dément pas : 24 % des
sociétés interrogées y ont recouru en 2009, soit 3 points de plus qu'en 2008 et
14 de plus qu'en 1998.
Léger optimisme pour 2010
Observée
depuis le milieu de la décennie, la moindre fréquence des réunions et
séminaires se confirme aussi : 35 % des entreprises déclarent en
avoir organisé moins de 3, alors qu'elles étaient 21 % en 2008 et 8 %
en 2004. Inversement, 12 % d'entre elles en ont organisé plus de 20,
contre 21 % un an auparavant et 43 % en 2004. En conséquence, si
la crise est de nature à amplifier le phénomène, Coach Omnium s'interroge à
propos d' « une certaine stagnation de
la demande sur le marché du tourisme d'affaires français ».
Concernant
2010, le cabinet relève une amélioration des perspectives des entreprises, qui
reste toutefois à confirmer. Si 53 % d'entre elles prévoient un maintien
de leur activité de réunions professionnelles, ce qui est stable par rapport à
l'enquête 2008, 15 % anticipent une hausse, contre 9 % auparavant, et
12 % tablent sur une baisse contre 21 %.
De nouveaux sièges éco-conçus sur les court-courriers d'Air France
Publié le 24 janvier 2010 - 00:26
Siège court-courrier
Air France déploiera à partir du 30 janvier prochain de nouveaux sièges plus légers et éco-conçus sur sa flotte domestique.
Si
ces nouvelles assises permettront d'économiser 5.200 tonnes de CO2 par
an, elles permettront également à la compagnie aérienne d'augmenter ses
capacités sur ses A320 et A321.
D'ici la fin de l'année, tous les airbus opérant au départ de
Paris-Orly à destination d'autres villes françaises recevront ces
nouveaux équipements.
Paris-Toulouse sera la première liaison domestique à découvrir ces
nouveaux sièges dès la fin du mois.
Au rythme moyen d'un avion toutes
les semaines, Air France compte en équiper l'ensemble de sa flotte au
plus tard d'ici la fin 2010.
Au total, 37 appareils sur les A319, A320
et A321 d'Air France disposeront à terme de ces nouvelles assises, soit
6.000 sièges.
Eco-conçus
en partenariat avec l'entreprise allemande Recaro, ces nouveaux sièges
se veulent "plus confortables", a expliqué mardi devant la presse
Patrick Roux, directeur marketing d'Air France-KLM.
"Le nouveau siège
est 40% plus léger que les sièges classiques", déclare-t-il.
"Il pèse
moins de 10 kg ce qui en fait le siège le plus léger au monde", a
ajouté le directeur marketing du groupe.
Dans le sillon de sa
politique d'économie, ces sièges permettront à Air France d'économiser
1.700 tonnes de carburant par an ce qui représente l'équivalent de
5.200 tonnes de CO2 chaque année.
"Cela représente 650 vols par an
entre Paris et Marseille", a précisé le directeur du développement
durable chez Air France, Pierre Caussade.
L'amélioration du
respect de l'environnement n'est pas la seule motivation d'Air France.
Ces nouvelles assises vont également permettre d'augmenter la capacité
des appareils.
"Une rangée de sièges supplémentaires sera ajoutée à
bord des A320 et A321, soit 6 sièges supplémentaires, sans pour autant
nuire au confort", a insisté Patrick Roux.
Ces nouveaux sièges
devraient permettre de gagner en confort d'assise entre 5 à 7,5 cm, a
indiqué Air France.
Le gain de place est également apporté par
la suppression de la fonction inclinaison des sièges.
Désormais, tous
les sièges court-courriers offriront une inclinaison de 15°.
"Des
ergonomes de Recaro ont travaillé sur l'épaisseur et la densité des
mousses pour rendre le siège à la fois plus léger mais aussi plus
confortable", a expliqué Patrick Roux.
Le réseau domestique Air
France transporte annuellement en moyenne 11 millions de passagers.
La
compagnie n'exclut pas d'étendre ces nouveaux sièges à ses
moyen-courriers, puis dans un autre temps à ses vols longues distances.
Source : Relaxnews
Ryanair :
l’Etat doit faire respecter
le droit pour la CGT
07/01/10 17:33 figaro.fr
Les conditions tarifaires imposées par Ryanair aux aéroports qui
l’accueillent, dénoncées par lefigaro.fr il y a un an et demi sont restées sans
suite.
La CGT relance le débat sur les pratiques de la compagnie aérienne
irlandaise à bas coût, sur la question des cotisations sociales.
Les multiples rapports
des chambres régionales des comptes, dont nous faisions la synthèse, étaient
éloquents.
Outre l’exigence de tarifs très préférentiels demandés aux aéroports, la
compagnie irlandaise conditionnait sa venue à la signature d’un contrat dit «de
promotion» avec l’une de ses filiales.
De tels agissements, totalement
contraires au droit communautaire, sont curieusement restés sans réaction, les
plus hautes instances de l’Etat, dont le rôle est pourtant de notifier à
Bruxelles de telles pratiques, préférant visiblement gagner du temps.
Alors,
Ryanair, intouchable ?
Pas si sûr ! Car le vent favorable à cette compagnie est
peut-être en train de tourner.
La contestation est arrivée de là où on ne
l’attendait pas forcément.
De la CGT !
Ce syndicat s’est en effet inquiété des
conséquences sociales de la création par la compagnie d’une base à Marseille,
dont les salariés, ne bénéficiant pas de contrat de droit français, ne cotisent
pas auprès des organismes sociaux du pays dans lequel ils vivent.
Ainsi, le 2 décembre dernier, la CGT * a-t-elle été reçue par le directeur de
cabinet du secrétariat d’Etat aux Transports, Marc Hamy , qui était accompagné
d’un représentant de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC).
Objet de
ce rendez-vous :
«Demander à l’Etat de faire appliquer le droit, car on a
l’impression qu’il joue la montre», confie José Rocamora, le secrétaire du
syndicat CGT Air France.
C’est d’ailleurs la compagnie nationale qui, à Marseille, a décidé d’aller
devant la justice pour contester la très surprenante différence de tarifs des
redevances passagers selon qu’ils partent des terminaux 1 ou 2.
À la suite de
cette procédure, le conseil d’Etat a annulé le 7 mai 2008 les tarifs 2006 et
2007 au départ mp2, et le 26 décembre 2008 les tarifs 2008 au départ des
terminaux mp1 et mp2.
A titre d’exemple, le tarif de la redevance passager
Europe au terminal MP2 était, en 2007, de 1,22 euro par passager, elle été
revalorisée à 2,85 euros après la décision du conseil d’Etat.
Le tarif du
terminal 1 restant à 6,12 euros.
L’Union interfédérale des transports CGT a décrit dans un préambule le
fonctionnement de Ryanair à l’aéroport de Marseille-Provence, mettant en
évidence le non-respect des règlements nationaux et communautaires.
«Avec
pourtant un chiffre d’affaires de 260 millions d’euros, Ryanair s’exonère du
paiement des taxes et des cotisations sociales, précise le syndicat, ce qui
constitue un dumping face à ses concurrents.»
Dans une note interne du 15 novembre 2005 dont lefigaro.fr a pu prendre
connaissance, l’aéroport précise à ses collaborateurs que «les conditions de
coût très favorables faites à Ryanair ne permettent pas de satisfaire à ses
exigences en termes de rentabilité et qu’il convient donc de compenser par un
accompagnement sous forme d’aide financière».
Cela débouchera en 2006 sur un
contrat avec Airport Marketing Service, l’une des deux filiales marketing de
Ryanair, l’autre étant Leading Verge, dont le siège social se trouve sur l’île
de Man.
En lisant cette note, on comprend que les tarifs des redevances
passagers ainsi que le montant de la subvention marketing ont été fixés de façon
à répondre aux vœux de la compagnie à bas coût.
D’après les calculs de la CGT,
la somme des cotisations sociales non payées, des redevances réduites et des
subventions représente 38 euros par aller-retour vendu.
Protestations du président
du conseil général de Charente
Les exigences de Ryanair ont d’ailleurs récemment donné lieu à un coup de
gueule de Marc Boutat, le président du conseil général de Charente, lequel a
dénoncé le «chantage» de la compagnie, qui demandait aux partenaires publics une
rallonge de 175.000 euros pour continuer à opérer depuis l’aéroport de Angoulême
- Brie Champniers, «sachant que l’accord conclu pour 2007-2012 prévoyait déjà le
versement de 925.000 euros».
«Il est vrai que cette compagnie n’a pas le même niveau de courtoisie que les
autres», confie, très diplomate, Hervé de Place, le président du directoire des
aéroports de la Côte d’Azur qui gère celui de Nice, où la compagnie irlandaise
ne représente que 0,7% des passagers et n’a donc pu imposer ses règles comme
elle le fait dans les petits aéroports où elle est seule à opérer.
Quand Ryanair déserte l’EuroAirport
de Bâle-Mulhouse
L’EuroAirport de Bâle-Mulhouse vient de subir le diktat de Ryanair.
N’ayant
pu tenir les volumes de trafic sur lesquels elle s’était engagée et ne pouvant
donc prétendre aux réductions de tarifs qui y étaient liées, la compagnie
irlandaise a, en cours de contrat, exigé des «aménagements de tarifs».
L’EuroAirport, qui est un organisme trinational et a donc une obligation de
transparence, n’a pas voulu – et pas pu – se soumettre.
En 2008, la compagnie
irlandaise a donc décidé de suspendre ses vols pendant six semaines, mettant ses
premières menaces à exécution.
Puis le couperet est tombé fin 2009 avec une
suspension totale des vols.
L’EuroAirport étudie actuellement les suites juridiques à donner à cette
rupture de contrat.
Avec 150.000 passagers, Ryanair représentait 3,5% du trafic
de cet aéroport, peu de chose pour une compagnie qui en transporte 50 millions
par an, mais c’est pour elle une manière de dire aux autres aéroports :
«Si vous
ne faites pas ce que je veux, voilà ce qui vous pend au nez.»
Manchester et Mulhouse ont refusé les conditions de Ryanair
Cette mésaventure est aussi arrivée à l’aéroport de Manchester, qui, comme
Mulhouse, avait refusé de baisser ses tarifs.
«La totalité des aides et tarifs
de faveur attribués à Ryanair représente son bénéfice annuel, tonne José
Rocamora.
Il s’agit d’une flagrante distorsion du principe de la
concurrence.»
La direction générale de l’aviation civile, que nous avons interrogée, se dit
«particulièrement vigilante sur la question du respect du droit social» et
affirme que «s’il n’est pas respecté, des poursuites pénales seront engagées».
Quant aux subventions déguisées, elle souligne qu’elle a notifié à Bruxelles en
2007 le cas de Pau et… attend la réponse des instances bruxelloises.
Il reste néanmoins surprenant que les rapports des chambres régionales des
comptes, qui pointaient entre autres Biarritz, Carcassonne, Beauvais, Brest ou
Tours, n’aient toujours pas été suivis d’effet.
Sans ces aides diverses, Ryanair
ne pourrait pas opérer sur des aéroports aussi secondaires avec des tarifs aussi
bas et des bénéfices aussi importants.
François Delétraz
NDLR du site ugictcgtairfrance.com :
La délégation CGT & UGICT-CGT : Daniel Geneste (Union Interfédérale des Transports CGT), José Rocamora (CGT Air France), Véronique Vaslin (CGT Air France), Charly Levenard (CGT Air France), Yvon Touil (UGICT-CGT Air France).
En 2010, la compagnie irlandaise va transporter plus de passagers qu'Air France. Une première…
Ryanair rattrape Air France
Quand elles sont apparues, peu croyaient à un avenir pérenne
et rentable pour les compagnies low cost.
Près de dix ans plus tard, les opérateurs à bas coût sont en passe de remporter leur pari.
En 2010, Ryanair devrait transporter plus de passagers qu'Air France.
L'écart entre les compagnies n'a cessé de se réduire (voir infographie), Ryanair rattrapant son retard en ouvrant des lignes à tour de bras.
L'autre grand du secteur, Easyjet affiche lui aussi des hausses de passagers alors qu'Air France-KLM a vu son trafic reculer en 2009 (quatre millions de passagers en moins).
« Nous serons une des rares compagnies au monde à afficher des bénéfices en 2009 » lançait lors d'un récent passage à Toulouse François Bachetta, le directeur général d'Easyjet en France.
La compagnie aux avions orange a transporté pour sa part 46 millions de passagers l'an dernier.
Rien qu'à l'aéroport de Toulouse-Blagnac, les compagnies low représentent 18 % du trafic.
L'Irlandaise Ryanair a réussi à maintenir un taux de croissance de 13 % malgré la crise et continue à ouvrir des lignes notamment au départ de Marseille, où elle occupe une aérogare low cost qui a déclenché les foudres des compagnies traditionnelles.
COURONNE DE PAPIER
Ces bons résultats sont toutefois à nuancer.
Les low cost sont très dépendantes du prix du pétrole sur lequel elles ne prennent généralement pas de couverture pour se mettre à l'abri d'une hausse.
Quand le baril flirtait avec les 150 dollars, Ryanair allait tomber dans le rouge.
Et puis le modèle Ryanair repose sur des dessertes d'aéroports secondaires comme Carcassonne, Charleroi pour Bruxelles, Beauvais pour Paris… sollicités contre monnaie sonnante et trébuchante en subventions.
Grand Sud: terre d'accueil des low cost
L'arrivée des compagnies low cost dans le Grand Sud a eu des conséquences énormes sur… l'immobilier !
L'ouverture de lignes à Bergerac ou Carcassonne a fait déferler des Anglais qui ont acheté des maisons secondaires ou principales en Dordogne, dans le Lot, les Corbières…
L'héliotropisme a joué à plein pour notre région.
Revers de la médaille : les prix du m2 se sont envolés !
Si à Toulouse, les low cost présentes s'appellent EasyJet, German Wings ou Bmibaby, à Rodez, Tarbes, Pau, Perpignan ou Carcassonne on retrouve l'incontournable Irlandaise Ryanair.
Les ouvertures de lignes se sont encore poursuivies l'an dernier avec deux vols vers Londres depuis la capitale des Hautes-Pyrénées.
Un nouvel aéroport, celui de Brive-Souillac qui entrera en service cet été s'est lui aussi lancé dans des négociations avec Ryanair et Flybe.
Comme si le salut ne passait que par les compagnies low cost.
INAUGURATION D'UN HALL À TOULOUSE
Ce n'est pas le discours que tient le président du directoire de l'aéroport de Toulouse-Blagnac, mais dans les faits, on se rend compte que le développement de la plateforme toulousaine repose sur les compagnies bas coût.
« Le taux de croissance des low cost a atteint 15 % entre 2008 et 2009, ce n'est plus du tout marginal ! » explique Jean-Michel Vernhes.
Le nouveau hall D flambant neuf qui va être inauguré dans quelques jours à Blagnac ne sera pas dédié aux low cost mais une offre taillée sur-mesure se prépare.
Pour faciliter le départ des avions en vingt minutes chrono, l'aéroport réfléchit à faire embarquer les passagers par des escaliers plutôt que des passerelles.
« Nous comptons clairement ouvrir de nouvelles lignes bas coût vers l'Italie notamment » assure-t-on à Toulouse.
Mais la concurrence face à Air France ne se fait plus que sur des destinations touristiques.
Ainsi Easyjet s'apprête à ouvrir deux vols par jour entre Toulouse et Roissy-Charles de Gaulle afin de séduire la clientèle affaires notamment de PME.
Une nouveauté qui s'ajoute aux cinq vols quotidiens vers Orly.
Tokyo vole au secours de JAL, qui s'allierait à Delta...
(Source Boursier.com) -- L'action Japan Airlines renaît de ses cendres ce matin à Tokyo... Le titre a en effet rebondi de près de 40% à l'annonce d'un doublement de la ligne de crédit accordée par le gouvernement japonais. Tokyo va ainsi injecter jusqu'à 200 Milliards de Yens, soit environ 2,2 Mds$, dans la compagnie aérienne, lui évitant la mise en faillite à court terme. Le spectre de la défaillance avait fait plonger l'action JAL à son plus bas historique la semaine dernière.
De son côté, le président de JAL s'est exprimé hier dans le quotidien nippon 'Asahi Shimbun', écartant l'hypothèse d'une faillite... Haruka Nishimatsu s'est aussi prononcé en faveur d'un rapprochement avec l'américain Delta Air Lines plutôt qu'avec American Airlines.
Si JAL rejoignait Delta Airlines au sein de l'alliance SkyTeam (à laquelle appartient aussi Air France-KLM), ce serait une volte-face pour la compagnie nipponne, qui appartient actuellement à Oneworld, l'alliance conduite par American Airlines.
Le dirigeant a par ailleurs démenti des rumeurs selon lesquelles JAL cesserait d'assurer ses vols internationaux, qui seraient repris par All Nippon Airways (ANA). Une telle option est "impossible", selon le dirigeant, même si la majeure partie des pertes de JAL proviennent de ses activités internationales.
Canada - Feu vert à un règlement amiable conclu par Air France
jeudi 31 décembre 2009 19h04
TORONTO, 31 décembre (Reuters) - Une juge canadienne a
approuvé un accord de 12 millions de dollars (8,0 millions
d'euros) conclu par Air France (AIRF.PA: Cotation) sur l'indemnisation de
184 passagers d'un avion sorti de la piste sur l'aéroport de
Toronto il y a quatre ans, rapporte jeudi le quotidien Toronto
Star.
Il précise qu'Air France versera 10 millions de dollars et
des intérêts à un fonds d'indemnisation en échange de l'abandon
de toutes les procédures engagées à son encontre après
l'accident.
Aucun représentant d'Air France n'a pu être joint dans
l'immédiat pour commenter l'article.
L'accord est juste et raisonnable, a déclaré la magistrate
Joan Lax dans son jugement, rendu le 24 décembre et publié
mercredi par la Cour supérieure de l'Ontario, selon l'article.
(Jeffrey Hodgson, version française Marc Angrand)
Pas de collision potentielle entre les avions d'Air France et d'El Al au-dessus de la Serbie Par Thierry Vigoureux
Le transport aérien a connu récemment plusieurs accidents dramatiques. Tous les jours, des incidents plus ou moins graves, plus ou moins bien gérés, n'en restent pas moins des non-événements. La " quasi-collision " - reportée comme telle par les médias - de lundi entre deux avions de ligne d'Air France et d'El Al au-dessus de la Serbie entre dans cette catégorie.
La procédure est classique : d'une manière générale, deux avions peuvent se rapprocher sans risque majeur car des alarmes dans les cockpits sont prévues en plus de la surveillance radar du contrôle aérien. Dans le cas de l'épisode serbe, une enquête interne est actuellement conduite chez Air France. Les données du vol ont été transmises au Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) ainsi qu'aux autorités serbes. La réponse n'a pas tardé : toutes deux ont conclu qu'une enquête n'était pas nécessaire, selon une source proche du dossier recueillie par lepoint.fr.
Confusion d'unité de mesure
Mais l' "incident" reste intéressant à analyser, notamment pour alimenter la banque de données de ce type de situations. La sécurité de l'aviation civile s'appuie en effet sur ce retour d'expérience, afin d'identifier les situations accidentogènes et modifier ensuite les procédures, améliorer les équipements techniques, compléter les formations des équipages et des contrôleurs, etc.
Les informations transmises par l'agence de presse serbe Beta montrent une confusion - très classique - entre les mètres et les pieds (unité de mesure de l'altitude en aéronautique). Selon nos informations, l'équipage d'Air France a été autorisé à descendre vers 35 000 pieds ("FL 350", dans le jargon) et a accusé réception de cette instruction du centre de contrôle serbe.
En fait, l'Airbus A 318 d'Air France est passé légèrement sous son niveau autorisé arrivant à 34 700 pieds, soit 300 pieds de moins (et non pas 300 mètres). A ce moment-là, dans le cockpit de l'A 318 comme dans celui du Boeing 777 d'El Al, retentit une alarme de TCAS. Le Traffic Collision Avoidance System, système d'alerte de trafic et d'évitement de collision en français, a alors affiché un avis de trafic (TA) sur l'écran de navigation des pilotes. Dans leurs casques retentit l'annonce " trafic, trafic ". Les deux appareils étaient alors éloignés de 3,5 milles nautiques (environ 6 km) sur un plan horizontal et séparés de 700 pieds dans le plan vertical. Il n'y avait donc pas de risque immédiat de collision.
Mouchard
Si toutefois celui-ci survient, le TCAS affiche alors un RA (Resolution advisory) : il donne alors au pilote l'ordre de monter ou de descendre. Dans l'autre avion - l'israélien, en l'espèce - , un ordre coordonné s'affiche sur l'écran, pour éviter que tous les deux montent ou descendent en même temps. L'envoi d'un RA permet aux pilotes de s'affranchir des instructions du contrôle aérien. L'enquête interne d'Air France montrera pourquoi l'avion est descendu à 34 700 pieds au lieu de 35 000. A vrai dire, l'enquête interne est en quelque sorte systématique après tous les vols. Chez Air France, comme dans toutes les compagnies aériennes, les avions sont équipés d'un Quick Access Recorder, un mouchard qui enregistre les principaux paramètres de vol. Ces données sont ensuite moulinées par des programmes qui mettent en exergue les comportements anormaux de l'avion. Il sera ainsi possible de savoir s'il y a eu, par exemple, un défaut du pilote automatique ou une défaillance humaine d'affichage de l'altitude autorisée par le contrôle aérien.
Air France poursuit le déploiement
de sa classe intermédiaire
La classe PremiumVoyageur d’Air
France, nouvelle cabine intermédiaire entre celle économique et
affaires, sera déployée le 28 décembre entre Paris et Beyrouth (Liban)
et Singapour.
La compagnie tricolore poursuit donc le déploiement de
cette nouvelle classe qui s’adresse avant tout aux voyageurs affaires
qui ne peuvent plus se permettre un voyage dans la classe supérieure
mais ne veulent pas non plus voyager en classe économique.
Après New York et Tokyo, c’est au tour de Beyrouth (Liban) et
Singapour, dès lundi, de découvrir la classe Premium Voyageur d’Air
France, sa nouvelle classe intermédiaire entre celle économique et
affaires. Le voyageur "Premium" déboursera à partir de 1.179 euros
l’aller-retour pour Beyrouth, 1.456 euros pour Singapour.
D’ici
la fin 2010, Air France espère bien avoir mis en place cette nouvelle
cabine sur tout son réseau long-courrier. Pour ce faire, elle
poursuivra son lancement tout au long de l’année. Pékin et Hong-Kong la
découvriront donc dès le 18 janvier prochain. Côté tarifs, il faudra
compter 1.652 euros pour la capitale chinoise et 1.657 euros pour
Hong-Kong.
New York, le 25 octobre, puis Tokyo le 16 novembre
dernier ont été les premières destinations à se doter de cette
nouveauté. La Grosse Pomme est accessible dès 1.038 euros
l’aller-retour contre 1.658 euros pour la capitale japonaise. La Premium Voyageur, située entre la classe économique et affaires, offre 40% d’espace supplémentaire à chacun des passagers.
22
sièges sont proposés dans cette nouvelle classe intermédiaire. Les
sièges, spécialement conçus pour Air France, seront dotés d’une coque
fixe avec une assise plus large qu’en classe économique, soit 48 cm.
Les passagers s’allongent aussi confortablement grâce à l’inclinaison à
123°. L’espacement entre les sièges sera de 97 cm. En termes de
divertissements, les voyageurs profitent d’un large écran vidéo
individuel de 10,4 pouces (26 cm) qui permet de profiter de près de 500
heures de programmation à la demande, proposée par Air France sur les
long-courriers.
Les passagers ont également droit à des petits
"plus" habituellement réservés aux voyageurs en classe affaires, comme
une trousse de voyage, une bouteille d’eau, un casque audio réducteur
de bruit, un coussin de plumes ou encore une couverture en pure laine
vierge. Dès l’aéroport, les voyageurs "Premium" reçoivent un accueil
particulier grâce notamment aux comptoirs d’enregistrement leur étant
réservés.
Air France renforce
son équipe de Direction 23 décembre 2010
(Boursier.com) -- Le directeur général de la compagnie aérienne Air France, Pierre-Henri Gourgeon, va nommer trois directeurs généraux délégués qui assureront par délégation des fonctions d'animation, de coordination, d'arbitrage et de supervision sur des domaines d'activité élargis.
Ces nominations prennent effet le 1er janvier 2010.
Philippe Calavia, directeur général délégué économie et finances qui, en sus de ses responsabilités actuelles, supervisera l'informatique.
Bruno Matheu, directeur général délégué commercial qui, en sus de ses responsabilités actuelles, supervisera le commercial France et le commercial international.
Alain Bassil, directeur général délégué opérations, supervisera l'exploitation aérienne, l'exploitation sol, l'entretien et la maintenance.
Il devient à ce titre dirigeant responsable d'Air France, au sens de la réglementation européenne, en remplacement de Gilbert Rovetto qui, comme prévu de longue date, quitte le comité exécutif et devient conseiller auprès du directeur général.
De plus, Alain Bernard directeur délégué de l'exploitation aérienne devient membre du comité exécutif d'Air France.
Jean-Claude Cros devient directeur général adjoint ressources humaines et politique sociale en remplacement de Jean-François Colin, nommé conseiller social du directeur général.
Le fonctionnement du comité exécutif n'est pas modifié par ces évolutions qui, par ailleurs, n'affectent pas l'organisation du groupe Air France-KLM.
Air France retourne à Abou Dhabi
Air France va opérer à nouveau un vol direct vers Abou Dhabi à compter du 3 mai 2010 après une interruption de 9 ans.
23 décembre 2009
Le nouveau vol d'Air France
vers Abou Dhabi sera opéré via un Airbus A330 de 219 sièges configuré
avec 40 sièges en classe affaires et 179 sièges en classe éco Voyageurs.
Le vol AF3848 décollera de Paris Charles de Gaulle à 13H45 du terminal 2E pour atterrir à Abou Dhabi à 22H25.
Le vol retour AF3849 s'envolera d'Abou Dhabi à 00H30 pour toucher le sol parisien à 05H45.
Air France précise que la classe économique Premium Voyageurs sera disponible à terme sur cette route.
A cette date, Air France et KLM desserviront 7 destinations au
Moyen-Orient : Abou Dhabi, Amman, Beyrouth, Damas, Dubaï, Djeddah et
Riyadh.
Air France avait suspendu son vol vers Abou Dhabi en 2001.
Le low cost se propage à l'ensemble du secteur aérien
LE MONDE | 07.12.09 | 14h15
n
dehors de la violence de la crise du secteur, un autre sujet fait
l'unanimité chez les grandes compagnies aériennes européennes : toutes
reconnaissent avoir sous-estimé la concurrence des compagnies à bas
coût.
Un constat d'autant plus sévère que depuis le début de
la crise, ces transporteurs comme le britannique easyJet ou l'irlandais
Ryanair, ont gagné à la fois de l'argent et des parts de marché : les
compagnies à bas coût devraient ainsi transporter, en 2009, environ 175
millions de passagers en Europe, soit 17 % de plus qu'en 2008.
Air France-KLM, l'allemande Lufthansa et
British Airways, qui recherchent toutes la façon la plus efficace de
réduire leurs coûts, ne pouvaient pas rester imperméables au
changement. Toutes se sont donc mises, si ce n'est à copier, du moins à
s'inspirer du modèle low cost, même si elles s'en défendent.
Tous les moyens sont bons
Pour Pierre-Henri Gourgeon, le directeur général d'Air France-KLM, la chose est entendue : "On n'évolue pas vers le low cost, ce sont les passagers qui le demandent. La crise a fait bouger les consommateurs pour aller vers une réduction des dépenses."
Air France a engagé ce travail de réflexion au mois de juin en
questionnant ses clients. Les résultats de cette vaste enquête ont
servi à bâtir la nouvelle offre moyen-courrier - les vols dont la durée
est inférieure à quatre heures - qui sera mise en place le 1er avril 2010.
"Que voulaient les clients ? Un transport fiable, un accès fluide, un
bon rapport entre le prix qu'ils payent et la prestation qu'ils
achètent, et, enfin, qu'Air France reste Air France !", explique M. Gourgeon.
En
matière de prix, la grille tarifaire va être revue à la baisse pour se
rapprocher de celle des transporteurs à bas coût : les prix pourront
baisser jusqu'à 30 % sur certaines destinations à certaines périodes.
Sur
les prestations "offertes", la différence se fera dans le détail. La
restauration, les journaux, le premier bagage de soute resteront
gratuits en classe économique, désormais appelée "Voyageur". En
revanche, si le bagage de soute dépasse les 23 kg autorisés, un forfait
de 50 euros sera appliqué. De même, pour les vols inférieurs à une
heure et demie, il n'y aura plus de sandwich.
Si l'avion
maintient le principe de deux cabines, "Voyageur" et "Premium", les
passagers de cette dernière classe, qui succède au segment "Affaires",
n'auront plus droit au champagne ou au traditionnel jus d'orange
d'accueil. La refonte du réseau moyen-courrier, associée au plan
d'économies "Challenge 12" et à une réduction de voilure dans
l'activité cargo, devrait se traduire par un impact positif de 500
millions d'euros dans le résultat d'exploitation en 2011-2012.
Mais Air France pourrait aller plus loin dans sa transposition du modèle des compagnies à bas coût. Selon La Tribune,
la compagnie aurait aussi l'intention d'augmenter le temps de vol des
pilotes, pour le porter en moyenne à 650 heures par an, contre 565
actuellement. Une mesure qui permettrait au transporteur
franco-néerlandais de se rapprocher des niveaux des compagnies à bas
coût : plus de 700 heures de vol chez easyJet et près de 900 chez
Ryanair. Mais pour y parvenir, Air France devrait réviser les accords
collectifs qui courent jusqu'en 2011 pour les pilotes.
Lufthansa
veut aussi réduire ses coûts. Le plan "Climb 2011" prévoit 1 milliard
d'euros d'économie d'ici à la fin 2010. Christoph Franz, le
vice-président de la compagnie allemande, reconnaît que les activités
moyen-courrier de l'entreprise doivent être restructurées. Pour y
parvenir, tous les moyens sont bons : l'emploi d'avions plus gros
permettra de rendre les liaisons plus rapidement rentables. De même, M.
Franz veut augmenter la durée quotidienne d'exploitation des vols. Une
méthode empruntée aux compagnies à bas coût : plus l'avion est utilisé,
moins il "fait de béton" ; c'est-à-dire plus l'escale est courte, plus
l'avion est rentable.
Coté cabine, comme Air France, Lufthansa
compte conserver la gratuité sur les boissons non-alcoolisées et les
snacks, mais sera moins généreux sur les liaisons courtes.
C'est
toutefois British Airways qui avait donné le coup d'envoi au mouvement
d'économie, en décidant de supprimer la restauration sur les vols d'une
durée inférieure à une heure et demie. D'autres mesures ont été mises
en place, qui ressemblent à s'y méprendre aux politiques des compagnies
à bas coût, comme l'instauration du second bagage payant ou la
possibilité de choisir sa place lors de sa réservation Internet,
moyennant finances.
Voilà de quoi commencer à contrecarrer la
croissance ininterrompue des compagnies à bas coût : selon les
prévisions d'Eurocontrol, l'organisme européen chargé de superviser le
contrôle aérien, les vols à bas coût pourraient atteindre 50 % du
trafic intra-européen en 2013, contre 35 % aujourd'hui.
François Bostnavaron
Article paru dans l'édition du 08.12.09
Chute mortelle d'une hôtesse: Air France relaxée, un ex-agent de piste condamné
27 novembre 2009
(AFP)
CRÉTEIL — Le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne) a relaxé vendredi la compagnie aérienne Air France, jugée pour homicide involontaire après la chute mortelle d'une hôtesse de l'air en 2005 à l'aéroport d'Orly, mais condamné un ancien agent de piste de la compagnie.
L'agent de piste, qui conduisait l'escalier sur lequel se trouvait l'hôtesse au moment de l'accident, a été condamné à un an de prison avec sursis. Sur le plan civil, Air France et l'agent de piste devront verser solidairement 75.000 euros de dommages et intérêts à la famille de la victime, au titre des dommages et intérêts.
Dans son réquisitoire, le procureur avait demandé entre 80.000 et 100.000 euros d'amende à l'égard de la compagnie aérienne, coupable selon lui de "fautes de nature réglementaire", et six mois de prison avec sursis et 10.000 euros d'amende contre l'ancien agent de piste.
"L'existence d'un lien de causalité entre l'absence de règles claires et précises de répartition des compétences entre le personnel navigant et le personnel au sol et l'accident (...) n'est pas établi", a estimé le tribunal a propos d'Air France.
L'agent de piste, en revanche, a "commis une faute de négligence en manquant délibérément à une procédure interne de sécurité" en retirant l'escalier sans en avoir reçu l'autorisation, selon le tribunal.
Le 1er février 2005 au matin, l'hôtesse de l'air avait chuté d'un escalier autotracté après le débarquement par l'arrière de l'avion des passagers d'un vol Air France Biarritz/Orly, la passerelle avant étant utilisée pour l'évacuation d'un passager victime d'un malaise. Elle était morte à l'hôpital des suites de ses blessures.
L'agent de piste, 34 ans, avait été mis à pied quelques jours après l'accident et licencié par la compagnie aérienne pour "faute lourde" deux mois plus tard, en avril 2005. Un licenciement pour lequel une procédure est en cours aux prud'hommes.
La décision du tribunal revient à dire qu'un employeur "peut faire porter l'ensemble de la chaîne de responsabilités d'un accident du travail sur un seul salarié", a regretté le syndicat Sud aérien à l'issue du jugement. "Dans la lutte du pot de fer contre le pot de terre, c'est une fois de plus le pot de fer qui gagne", a-t-il ajouté.
Mise en examen tardivement dans ce dossier, Air France avait toujours soutenu que la responsabilité de l'accident incombait entièrement à l'agent de piste. L'agent, de son côté, avait reconnu n'avoir pas regardé l'escalier au moment de la manoeuvre, mais avait affirmé avoir reçu l'autorisation de le déplacer de la part d'une collègue de la victime. Une autorisation que cette hôtesse a toujours contesté avoir donnée.
Au cours de son réquisitoire, le procureur Dominique Gaillardot avait estimé que l'agent de piste avait effectivement commis une faute, mais que celle-ci "n'éclipsait pas" la responsabilité de la compagnie aérienne.
M. Gaillardot avait ainsi dénoncé un "manque de précision" dans les règles régissant la transmission d'informations entre le personnel au sol et le personnel navigant et l'utilisation d'un "matériel non-conforme", en l'occurrence un escalier autotracté à la visibilité très réduite et dépourvu d'alarme de recul.
Depuis, plusieurs améliorations ont été apportées aux escaliers afin de permettre une meilleure visibilité arrière ou de pouvoir détecter la présence d'un personne sur la plate-forme.
À bord de l'A380,
tout est luxe, calme et nouveauté..
par Michel Colomès (de New-York)
Trois caméras fixées sur l'appareil permettent de voir sur les écrans placés devant chaque siège, tout au long du vol, ce qui se passe devant ou sous l'avion.
Participer au vol inaugural du premier A380 d'Air France, entre Paris et New York, c'est réaliser que, pour la compagnie française, c'est une date aussi importante que celle du premier vol de son premier Concorde.
Certes, ici pas de record pour traverser l'Atlantique, pas de vitesse supersonique, et donc pas ce sentiment, exceptionnel et excitant d'être un des privilégiés à avoir franchi le mur du son sans être contraint de revêtir une combinaison anti-G.
Et pourtant, l'A380, par sa taille de super jumbo, par son confort, par ses performances notamment en économie d'énergie (3 litres de kérosène au 100 km par passager), est bien un avion d'une nouvelle génération, comme l'était, en son temps, le grand oiseau blanc aux ailes delta, prématurément abandonné.
Les réactions des 538 passagers, dont 380 avaient gagné le privilège d'être à bord au prix fort, en participant à des enchères au profit de la fondation Air France pour les enfants indiens ou brésiliens, sont révélatrices : ils étaient bluffés par l'aisance avec laquelle ce très gros porteur décolle, dans un silence qui fait douter que les quatre réacteurs sont à pleine puissance et sur une longueur de piste inférieure à celle d'un A320 assurant la liaison Paris-Montpellier.
Une discrétion qui se confirme pendant tout le vol puisque, dans la cabine, le bruit est inférieur de 5 décibels à ce qu'il est sur un avion classique.
Merveille de technologie
Le résultat est d'abord un vol moins fatigant. Auquel participent les aménagements prévus par Air France pour équiper les deux ponts de l'appareil.
Sans parler de la première classe (9 passagers très privilégiés), à dominante beige et rouge, ni des deux compartiments affaires (80 places), aux sièges gris perle, les cinq compartiments - deux au pont supérieur, trois au pont principal -, dévolus aux passagers de la classe économique, dans une ambiance bleutée et une lumière qui peut doucement varier d'intensité, ont 4 centimètres de plus par siège et un peu plus de place pour les jambes que sur un appareil traditionnel, puisque le A380 offre 50 % de surface de plancher en plus qu'un Boeing 747.
D'ailleurs, même dans le transport aérien, les glissements sémantiques ne sont jamais anodins : ainsi, Air France ne parle plus désormais de classe éco, mais de classe voyageur !
Pour rendre la traversée moins longue, outre les six bars et un espace dédié à la détente et à la conversation en classe affaires, un système multimédia permet de visionner à la demande une centaine de longs-métrages, et même de chatter, comme sur un ordinateur classique, avec un passager installé à un autre endroit de l'avion. Mais ce qui aura sans doute le plus de succès auprès de ceux qui, dès lundi 23 novembre, vont pouvoir aller à New York en empruntant l'A380, vol AF006, c'est sans doute la petite merveille de technologie installée par Thalès : trois caméras, une sous le nez, la deuxième sous le fuselage, la troisième sur l'empennage permettent tout au long du vol de voir sur les écrans placés devant chaque siège ce qui se passe devant ou sous l'avion.
Autant dire qu'il faut recommander à ceux qui veulent vivre un atterrissage, comme s'ils étaient au siège pilote, ces images exceptionnelles de la caméra située sur l'empennage captant la piste qui se rapproche, jusqu'au toucher final de l'avion paquebot sur la piste de JFK.
Air France poursuit le déploiement de sa classe intermédiaire
Les voyageurs Air France entre Paris et Tokyo découvriront la nouvelle classe intermédiaire d’Air France, la Premium Voyageur, dès le 16 novembre prochain.
La compagnie tricolore poursuit le déploiement de sa cabine située entre la classe économique et la classe affaires, cette dernière étant victime de la désaffection des passagers depuis le début de la crise. Beyrouth (Liban) et Singapour, en décembre prochain, et Pékin et Hong-Kong, en janvier 2010, en profiteront aussi.
Pour embarquer à bord de la Premium Voyageur lors d’un voyage pour la capitale japonaise, les passagers devront débourser au moins 1.658 euros l’aller-retour. Un vol quotidien sera ajouté à destination de la ville dès le 7 décembre, a d’ores et déjà annoncé Air France, avant même le lancement de la cabine.
22 sièges sont proposés dans cette nouvelle classe intermédiaire qui offre 40% d’espace supplémentaire à chacun de ses passagers, en comparaison avec la classe économique. Les sièges, spécialement conçus pour Air France, sont dotés d’une coque fixe avec une assise plus large qu’en classe économique, soit 48 cm. Les passagers s’allongent aussi confortablement grâce à l’inclinaison à 123°. L’espacement entre les sièges est de 97 cm.
En termes de divertissements, les voyageurs profitent d’un large écran vidéo individuel de 10,4 pouces (26 cm) qui permet de profiter de près de 500 heures de programmation à la demande, proposée par Air France sur les long-courriers. Les passagers ont également droit à des petits "plus" habituellement réservés aux voyageurs en classe affaires, comme une trousse de voyage, une bouteille d’eau, un casque audio réducteur de bruit, un coussin de plumes ou encore une couverture en pure laine vierge.
Dès l’aéroport, les voyageurs "Premium" reçoivent un accueil particulier grâce notamment aux comptoirs d’enregistrement leur étant réservés.
Air France continuera la mise en place de sa nouvelle cabine dans les prochains mois. Les premiers vols avec des appareils dotés de la Premium Voyageur entre Paris et la capitale libanaise et Singapour auront lieu dès le 28 décembre prochain. La capitale chinoise et sa région administrative découvriront quant à elles la Premium Voyageur dès le 18 janvier 2010.
Côté tarifs, le voyageur "Premium" déboursera à partir de 1.179 euros l’aller-retour pour Beyrouth, 1.456 euros pour Singapour, 1.652 euros pour Pékin et 1.657 euros pour Hong-Kong. Dans la foulée, le service sera étendu sur les vols Paris - Buenos Aires le 8 février 2010 puis le 12 février 2010 sur les vols Paris - Seoul.
D’ici fin 2010, la compagnie aérienne tricolore promet que l’ensemble du réseau long-courrier en profitera. New York, le 25 octobre dernier, a été la première destination à découvrir cette nouvelle classe.
Air France Lutte contre le changement climatique
(Boursier.com) -- Dans un peu moins d'un mois se teint conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique qui réunira 192 Etats à Copenhague en décembre 2009. Air France indique être particulièrement impliquée dans la lutte contre le changement climatique.
"Il y a un an, la compagnie décidait par exemple de s'engager, en partenariat avec GoodPlanet, dans un programme de lutte contre la déforestation à Madagascar. Ce programme, dont la compagnie est l'unique sponsor, représente un investissement de cinq millions d'euros et porte sur une surface de 500.000 hectares de forêts à protéger. Ce sont ainsi près de 70 millions de tonnes de CO2 stockées qu'il s'agit de préserver. L'opérateur local de ce projet est WWF-Madagascar", explique le groupe.
La déforestation, responsable de 18% des émissions globales de CO2 liées à l'activité humaine, sera une des questions fondamentales de la conférence de Copenhague. L'objectif de ce sommet est de parvenir à un accord mondial pour lutter efficacement contre le changement climatique.
La compagnie Air France-KLM indique que depuis des années, elle agit, avec d'autres acteurs de l'industrie, pour que l'aviation - qui représente 2% des émissions globales de CO2 - prenne sa juste part dans l'effort collectif de lutte contre le changement climatique. "Le Groupe a activement contribué à développer des propositions concrètes pour son secteur, que ce soit au travers de l'association des compagnies européennes (AEA (Association of European Airlines)) ou d'un groupe spécialement constitué avec des partenaires fortement impliqués (Aviation Global Deal Group) ou de l'association internationale du transport aérien (IATA). Celle-ci, à la veille de la conférence de Copenhague, appelle les Nations Unies à intégrer l'aviation dans un accord spécifique qui soit efficace, pragmatique et équitable, sous l'égide de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale", explique la compagnie aérienne.
Ainsi, en dépit de la crise qui frappe durement l'économie mondiale et en particulier le secteur du transport aérien, Air France indique continuer d'assumer ses responsabilités sociales et environnementales. "L'engagement d'Air France en faveur du développement durable est profondément ancré dans sa stratégie, et à ce titre, la compagnie prend activement part à la lutte contre le réchauffement climatique".
"La modernisation continue de la flotte, la chasse permanente aux consommations inutiles de carburant, le soutien à la recherche en énergies renouvelables, ou des partenariats avec des ONG environnementales, sont ainsi les principaux leviers d'Air France dans son action visant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre", conclut le groupe.
Emotion à la cérémonie pour les victimes du crash Rio-Paris
08.11.2009, 08h32
Une cérémonie en souvenir des 228 morts de l'Airbus A330 d'Air France, qui s'est abîmé dans l'Atlantique le 1er juin, s'est déroulée samedi à Rio de Janeiro en présence de quelque 500 proches des victimes.
Le secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet et le président d'Air France Jean-Cyril Spinetta ont assisté à cet hommage strictement privé.
228 hirondelles gravées sur du cristal
Les familles européennes des victimes, qui étaient arrivées vendredi soir, avaient voyagé à bord d'un avion affrété par la compagnie française. «Cela a été une cérémonie imposante de dignité et de ferveur pour permettre aux familles de faire leur deuil», a déclaré Alain Joyandet à l'issue de l'hommage qui a duré près de deux heures. Une stèle a été inaugurée, constituée d'un panneau en cristal de plusieurs mètres, sur lequel ont été gravées 228 hirondelles - symbolisant les 228 victimes - qui paraissent s'envoler au-dessus de l'océan.
Cette cérémonie du souvenir était fermée à la presse, à la demande des familles, selon Air France. La rue d'accès au belvédère Mirante do Leblon, qui domine la mer, était bloquée par une voiture de police et une demi-douzaine de vigiles ne laissaient passer que les bus transportant les familles et employés d'Air France en uniforme.
Une association brésilienne rejette cet hommage
Selon un porte-parole de l'association brésilienne des victimes, Maarten Van Sluys, qui a assisté à la cérémonie, une soixantaine de proches ont porté un brassard noir «pour manifester silencieusement contre le manque de transparence de l'enquête des autorités françaises».
Cette association, qui dit représenter quarante des cinquante-neuf familles des victimes brésiliennes a également publié une «Lettre ouverte à la population» dans laquelle elle «manifeste son rejet de cet hommage». «Nous voulons du respect, des informations et de la transparence», a déclaré Jan Teophilo, son porte-parole.
Jeudi en France, des proches de victimes ont formulé le même reproche lors d'une rencontre avec le ministre des Transports. Des remarques balayées par Dominique Bussereau. Les familles se sont aussi étonnées du report des opérations de recherche. Initialement programmées en octobre, elles ont été repoussées à février. Enfin, elles demandaient la nomination d'un expert extérieur qui serait associé à la troisième phase de recherche. Une demande là-aussi rejetée par les autorités françaises.
Les causes du crash toujours pas connues
L'Airbus d'Air France s'est abîmé avec avec 216 passagers et 12 membres d'équipage à environ 1.150 km au large des côtes de Recife (nord-est du Brésil) dans la nuit du 31 mai au 1er juin. A ce jour, 50 corps et des centaines de débris de l'appareil ont été repêchés au milieu de l'océan.
Mais en l'absence des boîtes noires, les causes de l'accident ne sont toujours pas connues.
Le Bureau d'enquête et d'analyses (BEA) en charge de l'enquête technique sur l'accident va publier un nouveau rapport d'étape «courant décembre». Le BEA a déjà affirmé que les mesures de vitesse incohérentes, fournies par les sondes Pitot de l'appareil, avaient pu jouer un rôle dans la catastrophe, mais n'en étaient pas la cause. La thèse d'une défaillance des sondes a elle aussi été avancée par un groupe d'enquêteurs privés.
Air France
Le directeur pourrait être débarqué
article dans letelegramme.com 1 novembre 2009
Turbulences à Air France où le directeur général exécutif, Pierre-Henri Gourgeon, pourrait être débarqué. Le dossier est entre les mains de l’Élysée.
Pierre-Henri Gourgeon est seul aux commandes d’Air France KLM depuis janvier 2009. Aujourd’hui, il doit affronter la défiance d’une grande partie de son management et des syndicats de pilotes et du personnel navigant.
Maladresses après le crash Rio-Paris
Pierre-Henri Gourgeonn’est paradoxalement pas critiqué sur les difficultés financières d’Air France KLM (ndlr : plombé par la hausse du pétrole, le groupe aérien franco-néerlandais a publié un bénéfice en chute de 59,4% sur le premier trimestre 2008/2009). Le directeur général n’a pas davantage d’opposition sur l’ensemble des mesures conservatoires et de rationalisation annoncées qui font l’objet d’un consensus technique.
Enrevanche, lecrash de l’Airbus A330 entre Rio et Paris(228 morts le 1er juin dernier) a, en quelque sorte, cristallisé les difficiles rapports entre Pierre-Henri Gourgeon et une partie de la direction de la compagnie aérienne. L’ex-numéro 2 de Jean-Cyril Spinetta a voulu assumer seul la communication d’après le drame, s’efforçant notamment de protéger Airbus. Il a multiplié les maladresses à l’encontre de son entourage jusqu’à susciter de très fortes réactions contre une méthode de management et un exercice personnalisé du pouvoir.
L’Élysée tenté de remplacer Gourgeon
Vrai patron exécutif d’Air France, Pierre-Henri Gourgeon s’est toujours refusé de s’adjoindre un numéro 2 depuis le départ de Jean-Cyril Spinetta. Conséquence : en l’absence de « fusible », toutes les difficultés et l’irascibilité qui se font jour dans la compagnie se reportent aujourd’hui uniquement sur Gourgeon.
Les Néerlandais de KLM observent cette fragilisation du management français à toutes fins utiles. En France, le dossier est remonté jusqu’à l’Élysée. Selon nos informations, la Présidence de la République serait très tentée par un remplacement de Gourgeon par un tiers extérieur à la compagnie. Un quitte ou double pour ramener de la sérénité et de l’autorité chez Air France KLM à l’heure où les compagnies aériennes doivent à nouveau affronter une probable hausse du pétrole et ceci sans bénéficier des effets d’une reprise économique qui fait encore question.
Henry Lauret
Air France entreprise préférée des jeunes cadres issus des écoles de commerce Première place au classement Universum 2009
Air France occupe la première place dans le Top 50 2009 classant les employeurs idéaux auprès des jeunes cadres issus des écoles de commerce, et la huitième place pour ceux provenant des écoles d’ingénieurs.
C’est ce que révèle le sondage réalisé en juillet et septembre 2009 et publié en octobre par la société d’études Universum qui a interrogé les jeunes cadres - anciens élèves des grandes écoles et universités françaises - ayant de un à huit ans d’expérience professionnelle.
Plus de 7 000 cadres ont ainsi été consultés. Ils devaient citer parmi les 136 noms d’entreprises proposés, ceux pour lesquels ils souhaitaient le plus travailler.
Universum est une agence spécialisée dans la marque des employeurs et qui mesure chaque année l’attrait des entreprises auprès des étudiants en Europe, en Asie et aux Etats-Unis.
La Direction envisage de supprimer l’activité du service « Courrier » en faisant appel à une prestation externe conduisant à la suppression des 5 postes.
Ce service ayant pour vocation le traitement du courrier entrant et sortant pour l’ensemble des activités présentes sur les sites de la Barigoude, Basso-Combo, l’Agence en ville, AFI Croix du Sud l'escale et le Fret. ne doit pas être sacrifiée sur la logique de rentabilité d’actionnaires privés.
Le service courrier est un élément essentiel du socle économique et social du bassin d’emploi toulousain, au même titre que la gestion paie, le service GP, l'immobilier, le service social, le médical etc…
Nous voulons garder un service courrier de qualité en interne Air France sur Toulouse.
La lettre envoyée cette semaine par Air France à l'ensemble de ses pilotesmet le feu dans les cockpits. En résumé, dans une lettre, dont des extraits ont été révélés samedi parLa Tribune(que lepoint.fr vous propose en intégralité), la direction des opérations aériennes leur demande de se remettre en cause, de se contenter d'appliquer les procédures et de ne pas critiquer la doctrine de la sécurité mise en place à Air France. Des déclarations très mal ressenties par les pilotes que nous avons interrogés. Au-delà du texte, tous cherchent à identifier ce qu'il faut lire entre les lignes. Des réactions que l'on peut résumer en 3 volets :
- Cette lettre révèle une maladresse managériale. Elle punit toute une profession pour une faute - potentielle - de quelques-uns. Certains problèmes sont, en effet, spécifiques à la population des pilotes Airbus, d'autres à ceux volant sur Boeing. De même, les difficultés des vols longs-courriers sont différentes de celles des moyens-courriers.
- Envoyer une telle lettre aux 4.300 pilotes d'Air France, c'est rendre les fuites inévitables. Cela revient à mettre ces propos sur la place publique, avec des retours prévisibles de pressions de l'opinion et du pouvoir politique ainsi qu'une altération de l'image commerciale.
- En constatant cette dérive, la direction ne s'accuse-t-elle pas en même temps, nous disent certains pilotes ? Si une telle situation est réelle, comment en est-on arrivé là et pourquoi n'a-t-elle pas été identifiée plus tôt ? À quoi servent, entre autres, les contrôles semestriels en simulateur ?
Les enseignements de l'analyse des vols
Dans le texte d'Air France, une phrase émerge : "La simple application des procédures prévues aurait permis d'éviter l'évènement. Il n'y a pas de procédure à corriger, ni de nouvelle procédure à créer." Sortie de son contexte, elle semblerait s'appliquer au crash de l'AF 447 et désigner les pilotes comme responsables. En réalité, elle ne vise pas le Rio-Paris, mais les incidents en général, relevés lors de tous les vols. Pierre-Marie Gautron, directeur des opérations aériennes, et Etienne Lichtenberger, directeur de la sécurité, auteurs de la lettre dont nous publions le contenu en intégralité, s'appuient, en effet, sur une analyse très fine effectuée après chaque vol de la compagnie montrant le comportement de l'équipage et les dérives éventuelles.
En dehors des "boîtes noires", ces enregistreurs de vol utilisés lors des crashs, chaque avion est équipé d'un Quick Access Recorder (QAR), un enregistreur d'une sélection de paramètres de vol utiles à l'amélioration de la sécurité. Tout en respectant l'anonymat des équipages, les compagnies aériennes identifient ainsi les incidents détectés par l'analyse de vol. Celle-ci est réalisée grâce à des logiciels spécialisés qui scannent tous les paramètres et mettent en exergue ceux qui sont hors-norme. Cette analyse s'intéresse aux dérives dont les équipages ne se seraient pas rendu compte.
Si les pilotes sont conscients d'avoir rencontré un problème, ils rédigent, toujours de manière anonyme, un Air Safety Report (ASR), compte rendu d'incident. Ces données compilées sont considérées comme le meilleur outil pour progresser en sécurité aérienne en faisant évoluer les programmes de formation et en suscitant des remises à niveau dans certains domaines.
Gautron et Lichtenberger ont ainsi une vue très précise de ce qui va et de ce qui ne va pas dans l'art du pilotage chez Air France. Aussi, les quatre exemples d'incident de leur lettre ne sont pas cités au hasard et reflètent des pratiques anormales typiques. Isolément, c'est sans conséquence, mais cela peut devenir dramatique si un deuxième facteur contributif survient. La direction des opérations aériennes rappelle l'importance des "fondamentaux du métier de pilote durant toute la durée de la mission", demande de se garder de la volonté de "trop" bien faire et de se méfier de la surconfiance. Les propos des dirigeants de la compagnie fustigent entre les lignes les polémiques lancées par des syndicats minoritaires ou des "experts ès sécurité aérienne" qui échafaudent des théories sans les bâtir sur des faits avérés.
Livraison de l'A380 vendredi
Cette dernière semaine d'octobre, pour Air France, reste celle de tous les dangers. Elle va être à plusieurs reprises sous les projecteurs de l'actualité. Lundi, une rencontre est prévue entre l'Association des journalistes aéronautiques et le nouveau directeur du BEA où sera vraisemblablement évoqué l'AF 447. Vendredi, Air France va prendre livraison à Hambourg de son premier Airbus A380. Se tient aussi un conseil d'administration du groupe Air France-KLM à peine une semaine après un comité stratégique chargé deproposer des économies à réaliser face à la crise.
La direction d'Air France rappelle à l'ordre ses pilotes
AP | 24.10.2009 | 18:34
La direction d'Air France a reconnu samedi avoir adressé un rappel à l'ordre à ses pilotes, tout en déplorant sa diffusion "tronquée" dans "La Tribune". Dans cette note interne sur la sécurité datée du 20 octobre et longue de six pages, elle reproche une certaine "sur-confiance" des pilotes, qui ont "l'impression de bien connaître" leur appareil et son environnement "au point de s'accorder des déviations grossières, en pensant maîtriser les risques".
Le journal rappelle que la polémique s'est installée à Air France entre la direction et les pilotes sur les questions de sécurité depuis le crash de l'AF447, disparu dans l'Atlantique le 1er juin entre Rio et Paris. Deux syndicats minoritaires, Alter et SPAF, se disent prêts à se mettre en grève à ce propos.
Ce courrier du 20 octobre, que s'est procuré le quotidien économique et que la direction d'Air France a ensuite adressé à l'Associated Press, est titré "Assez de polémique et faux débats sur la sécurité des vols" et vise, selon la direction, à répondre à la principale question: "comment améliorer la sécurité des vols".
Il a été envoyé aux pilotes par le directeur des opérations aériennes Pierre-Marie Gutron et le directeur de la sécurité de la compagnie, Etienne Lichtenberger.
Tous deux signalent des incidents majeurs récents qui seraient liés à un non-respect de procédures par certains pilotes. Selon les deux directeurs, "ces déviations ont généré des risques", alors que "la simple application des procédures aurait permis d'éviter ces événements", jugent-ils.
Et de déplorer entre autres une "sur-confiance" des pilotes, qui ont "l'impression de bien connaître" leur appareil et son environnement, en les exhortant à revenir "aux fondamentaux du métier de pilote" et à "appliquer notre doctrine, nos procédures, dans le calme et dans la sérénité".
Notant "qu'il n'est pas improbable que nous restions dans (l')ignorance" des causes de l'accident du vol AF447, les directeurs constatent que la "tentation est grande (...) de remettre en cause la totalité de l'édifice" et notamment cette doctrine: "nous vous demandons de ne pas céder à cette tentation et aux voix les plus extrêmes qui s'expriment avec excès", concluent-ils.
Les deux responsables de la direction d'Air France s'en prennent en effet aux "spécialistes autoproclamés 'ès sécurité des vols' qui ne cessent de se répandre dans les médias" et directement auprès des personnels d'Air France avec des jugements "insuffisants voire totalement erronés" sur l'accident, jetant ainsi "le trouble dans l'esprit de certains pilotes Air France en les faisant douter de la justesse de notre doctrine, de nos procédures et de celles du constructeur", mais aussi "de leurs propres compétences".
Réagissant à cette diffusion, la direction d'Air France a regretté "la diffusion tronquée d'un document de travail interne", réaffirmant avoir "toute confiance en ses pilotes". La compagnie "n'a besoin que d'une chose: qu'on la laisse travailler dans le calme au bénéfice de ses passagers", ajoute-t-elle. Erick Derivry, porte-parole du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL, majoritaire chez Air France), s'est pour sa part dit "choqué" par la note interne, jugeant que les pilotes étaient considérés comme des "boucs émissaires". AP
Air France KLM réagit ce lundi via un communiqué de
presse aux différents articles parus ce week-end au sujet du crash du vol AF
447 :
Certains organes de presse se sont fait l'écho d'hypothèses, exprimées par le
responsable d'un syndicat minoritaire de personnels navigants techniques et par
un pilote retraité d'une autre compagnie, sur les causes de l'accident du vol
AF 447.
Air France précise que deux enquêtes sont actuellement en cours
en France. L'une, "technique", pour l'amélioration de la sécurité
aérienne, est menée par le BEA, qui vient de le rappeler dans un communiqué ce
matin. L'autre, "judiciaire", pour la recherche d'éventuelles
responsabilités pénales, est confiée à la gendarmerie nationale sous le
contrôle d'un juge d'instruction qui a nommé des experts judiciaires.
Depuis le drame du vol Rio-Paris le 1er juin, Air France coopère
avec ces différentes autorités, afin que des scénarios solides et étayés par
des faits puissent être proposés et analysés.
La compagnie également a
choisi de mettre en ligne depuis le 9 septembre dernier toutes les informations,
actualisées, dont elle dispose:
PARIS — Air France va transférer le coeur de son activité fret à sa filiale néerlandaise à moindres coûts d'exploitation Martinair, a annoncé vendredi à l'AFP Pascal Zadikian, représentant CGT des salariés au conseil d'administration de la compagnie aérienne française.
Il confirmait ainsi partiellement un article paru dans le quotidien Les Echos, alors qu'une représentante de la CFDT tempérait fortement cette interprétation. Un porte-parole d'Air France a refusé de faire le moindre commentaire.
L'information a plu à la Bourse, l'action bondissant de 6,11% à 14,46 euros à 12h54 (10h54 GMT) dans un marché en hausse de 0,90%.
Lors du comité central d'entreprise d'Air France le 4 septembre, la direction a annoncé la mise en place d'un système de filialisation dans Martinair de l'activité tout cargo (avions consacrés uniquement au transport de marchandises, par opposition aux avions transportant des passagers et des marchandises dans des soutes), a dit M. Zadikian.
Air France avait alors indiqué dans un communiqué : "Pour l?activité cargo, très affectée par la décroissance forte des échanges mondiaux, une restructuration est en cours et s?accompagne d?une baisse d?activité de l?ordre de 15% qui permet de rétablir le coefficient de remplissage".
KLM (la compagnie néerlandaise qui fait fait partie du groupe Air France-KLM) est devenue actionnaire à 100% de Martinair au 31 décembre 2008, qu'elle détenait à 50% auparavant.
Selon M. Zadikian, "on peut imaginer que d'ici à deux ou trois ans, ils auront transféré l'activité. En 2008, Air France possédait 11 avions tout cargo, elle n'en a plus que cinq --six autres ayant été immobilisés, mais pas transférés en Hollande--. Certains évoquent la possibilité de passer à seulement deux avions consacrés au cargo chez Air France".
La représentante cargo au Comité Central d'Entreprise d'Air France, Monique Rabussier (CFDT) a précisé: "un partage des lignes cargo a été opéré en avril entre Air France, KLM et Martinair. Mais ce partage ne s'est pas fait au détriment d'une compagnie par rapport à une autre", a-t-elle ajouté.
La CGT estime qu'à terme, Air France se recentrera sur les activités de fret transporté dans les soutes, dans les avions de passagers.
"Un plan de mobilité a été lancé dans l'entreprise. D'ici à janvier 2010, la direction d'Air France va réduire de 10% le nombre de ses effectifs dans le cargo, qui était d'environ 2.000 début 2009", a ajouté M. Zadikian.
Selon Mme Rabussier, la baisse d'effectifs n'a pas encore été chiffrée.
Elle a en revanche confirmé une information des Echos, selon lesquels les tarifs du fret d'Air France augmenteraient de 20 à 30% au 1er octobre prochain.
La crise qui affecte le transport aérien n'épargne personne. Toutes les grandes compagnies sont touchées et ont adopté des mesures drastiques pour faire face à la baisse ininterrompue du trafic. Même Air France, qui a longtemps fait figure d'exception dans le ciel européen, souffre. A tel point que la compagnie, l'une des plus rentables au monde, envisage des mesures de chômage partiel dès la rentrée, une première dans son histoire.
Jusqu'à ces derniers mois, l'entreprise symbolisait la réussite d'un redressement industriel, et l'Etat, qui avait injecté 17 milliards de francs (environ 2,6 milliards d'euros) en 1997 dans une compagnie pratiquement moribonde, ne pouvait que se féliciter. En une douzaine d'années, tout a souri à Air France qui a esquivé le contrecoup des attentats du 11 septembre 2001, mené à bien son rapprochement avec KLM dans un secteur où les fusions sont réputées impossibles, et réussi sa privatisation sans déclencher de remous sociaux.
Au fil des années, la compagnie française est entrée dans un cercle vertueux, marqué par une succession d'exercices annuels bénéficiaires. Elle a aussi réussi à trouver une réponse aux plus gros aléas que peut rencontrer une compagnie aérienne. La flambée des cours du pétrole ? Air France a mis en place un système de couverture - par des achats à terme - qui la protégeait des fluctuations trop violentes des cours. La baisse du trafic ? Air France-KLM a misé sur ses deux hubs (plates-formes de transit), celui de Roissy-Charles-de-Gaulle et celui de Schipol pour assurer un bon remplissage des avions.
Mais le contexte a changé. La crise est passée par là. Que ce soit Air France ou ses concurrents, aucun professionnel du transport aérien n'avait imaginé la violence de son impact et ses effets dévastateurs, notamment sur le trafic. Depuis des mois, les compagnies voient le trafic fret s'étioler, les voyageurs d'affaires déserter leurs avions. Depuis le début de l'année, Air France a quasiment perdu deux mois d'activité Cargo (fret) et, selon certains observateurs, elle aurait perdu 1,9 million de passagers, l'équivalent de l'exploitation d'une de ses filiales régionales pendant un an.
En période de crise, les compagnies essaient de jouer sur tous les leviers dont elles disposent. Elles diminuent leurs capacités, c'est-à-dire le nombre de sièges offerts, pour réduire le nombre d'avions et les coûts correspondants. Elles s'essaient aussi aux promotions et autres réductions, même si l'exercice a des limites. Air France s'y est employée : elle a réduit ses capacités pour adapter son offre à la demande, sans que l'on puisse encore évaluer l'impact de ces ajustements.
En revanche, s'il est un poste qui pénalise à l'évidence le transporteur, c'est le carburant et ses achats à terme. Car l'arme qui a permis à Air France-KLM de toiser la majorité de ses concurrents quand le pétrole flambait s'est retournée contre elle. En anticipant à tort, il y a plusieurs mois, une vigoureuse augmentation du prix du pétrole, le tandem franco-néerlandais paye aujourd'hui plus cher son kérosène que la plupart des grandes compagnies aériennes. A titre d'exemple, sur le dernier trimestre, Air France affiche une perte d'exploitation de 496 millions d'euros, dont 252 millions d'euros imputables aux couvertures carburant...
Air France-KLM traverse-t-elle pour autant une dépression lourde, encore accentuée par la catastrophe du vol Rio de Janeiro-Paris du mois de juin ? C'est peu probable. Pour plusieurs raisons. Air France est aujourd'hui à la tête d'une flotte jeune, de moins en moins gourmande en carburant et respectueuse de l'environnement. En outre, sa politique de doubles hubs, d'alliances et de "yield management" - gestion optimisée de la cabine où le niveau de prix est, entre autres choses, fonction de la date d'achat du billet - a déjà fait ses preuves.
Enfin, la crise va avoir le mérite d'accélérer le rapprochement entre Air France et KLM : ce mariage s'est engagé jusqu'à présent à un rythme plutôt "soft", sans remous sociaux, aux antipodes du rapprochement aux forceps entre Northwest et Delta aux Etats-Unis.
Il reste que le plan de départs volontaires de l'automne esquisse sans doute la première étape d'un changement d'époque et de problématique. D'autant qu'Air France va devoir faire face au changement de comportement des entreprises. Du fait de la crise, celles-ci ont pris l'habitude de faire voyager leurs cadres en classe économique plutôt que dans les lucratives "classes avant".
Ce changement de comportement va-t-il perdurer ? Il est prématuré de répondre. Mais si les cadres eux-mêmes veulent croire à une mesure temporaire comme lors de crises antérieures, les gestionnaires de voyages d'affaires des sociétés, en revanche, voient bien leurs cadres continuer de voyager à l'"arrière". Si c'est le cas et si la poule aux oeufs d'or des "classes avant" était épuisée, de sérieux ajustements du modèle économique en vigueur depuis des années seraient rapidement indispensables.
10/08/2009 - 12:02 - (CercleFinance.com) - Air France-KLM s'est envolé de plus de 16% la semaine dernière dans le sillage des compagnies aériennes américaines, qui axent désormais leur politique sur les réductions de coûts et l'optimisation du taux de remplissage.
UN REPLI REDUIT DU TRAFIC EN JUILLET Air France-KLM a dévoilé pour le mois de juillet une baisse de son trafic limitée à 3,3%, après un premier trimestre en baisse de 5,8%.
Inférieure à celle des capacités (-4,1%), cette baisse a permis au coefficient d'occupation de gagner 0,7 point à 85,1%.
Au total, le transporteur franco-néerlandais a transporté 6,9 millions de passagers (-4,5%) le mois dernier, avec une dégradation des recettes unitaires qui s'est avérée un peu plus limitée que dans les mois précédents.
DES CHIFFRES QUI RESTENT MALGRE TOUT EN BAISSE Sur le réseau Amériques, le trafic est en baisse de 4,3% pour des capacités en recul de 5,9%.
Le coefficient d'occupation est en augmentation de 1,5 point à 89,9%.
Sur le réseau européen, la baisse du trafic (-4,8%) est moins élevée que celle des capacités (-6%). Le coefficient d'occupation gagne 1 point à 76,7%.
Le réseau Asie s'est un peu amélioré par rapport aux mois précédents avec une baisse du trafic (-5,5%) moindre que celle des capacités (-6,2%).
Ainsi le coefficient d'occupation gagne 0,7 point à 87,8%.
UNE TENDANCE GENERALE A L'AMELIORATION D'autres compagnies ont fait part d'une stabilisation, voire d'une amélioration, de leus performances commerciales au mois de juillet.
British Airways a vu une croissance de 1% de son trafic passager au mois de juillet, pour une capacité en baisse de 2,7%.
Le coefficient d'occupation de la compagnie aérienne s'est ainsi amélioré de 3,1 point en comparaison annuelle, passant à 84,6%.
US Airways annonce avoir enregistré une baisse de son trafic passager en juillet, accompagnée d'une amélioration de son coefficient d'occupation en raison d'une contraction plus importante de ses capacités.
Ralentissement de la baisse
du trafic passager d'Air France-KLM
La compagnie aérienne vient de publier une baisse de 3,3% de son trafic passager en juillet. Au premier trimestre, elle était de 5,8%.
Air France-KLMvoit son trafic passagers baisser de 3,3% en juillet. Cette baisse est moins forte qu’au premier trimestre où elle avait atteint 5,8%. Les capacités ont diminué de 4,1%. Le coefficient d’occupation a gagné 0,7 point à 85,1%.
Dans le détail, sur le réseau Amériques, le trafic a reculé de 4,3% et les capacités de 5,9%. Le coefficient d’occupation a augmenté de 1,5 point à 89,9%. Sur le réseau européen, le trafic a cédé 4,8% et les capacités 6%. Le coefficient d’occupation a progressé de 1 point à 76,7%.
Le réseau Asie a affiché une baisse du trafic de 5,5% et les capacités de 6,2%. Le coefficient d’occupation a gagné 0,7 point à 87,8%.
Le trafic du réseau Caraïbes et Océan Indien a diminué de 1% et les capacités de 0,5%. Le coefficient d’occupation a perdu 0,4 point à 82,4%. Seul le réseau Afrique et Moyen-Orient a progresé. Il a pris 3,3% pour des capacités en hausse de 4,3%. Le coefficient d’occupation perd 0,8 point à 85,1%.
Concernant l’activité cargo, la baisse du trafic est de 17,2% et celle des capacités de 17%. La capacité de remplissage atteint 64%.
Air France –KLM : La baisse du trafic passager ralentit
En juillet le nombre de passagers de la compagnie aérienne a reculé de seulement 3,3%.
Après un premier trimestre noir, il semble que la situation se stabilise pour la compagnie groupe franco-néerlandaise.
Le trafic passagers affiche une baisse «limitée» à 3,3% en juillet, alors que le fret chutait de 17,2%.
Cela reste en recul, mais c’est nettement mieux qu’au premier trimestre de l’exercice 2009/10 (avril à juin) ou la chute avait été de 5,8%.
La baisse est inférieure à celle des capacités (-4,1%), permettant au coefficient d’occupation de gagner 0,7 point à 85,1%.
L’Asie reste la région du globe la plus touchée par le recul du trafic passagers, avec une baisse de 5,5%, mais dans une moindre mesure que les capacités.
Le cargo, se remet progressivement de sa chute de 22,7% sur le premier trimestre.
La baisse de 17,2% du trafic, reste importante, mais en ligne avec celle des capacités (-17%), ce qui permet de maintenir un coefficient de remplissage à 64%.
«Ces chiffres confirment la tendance à la stabilisation de l’activité cargo et à un ajustement progressif de l’offre à la demande», a indiqué Air France-KLM.
Air France : A380...qui dit mieux ?
(Boursier.com) -- Air France met aux enchères ses vols inauguraux en Airbus A380 pour l'enfance en difficulté.
Air France a choisi de mettre aux enchères 380 sièges sur chacun de ses deux vols inauguraux en Airbus A380, reliant Paris à New York le 20 novembre et New York à Paris le 21 novembre 2009.
Cette vente aux enchères exclusive, dont les modalités seront communiquées ultérieurement, aura lieu en octobre 2009 sur Internet et sera ouverte à tous les marchés (France, Etats-Unis et autres pays).
Les gagnants voyageront à l'aller sur le vol inaugural en A380 et au retour sur un vol commercial. Les départs se feront uniquement de Paris et New York.
Les bénéfices de l'opération seront versés à trois projets humanitaires soutenus par la Fondation Air France pour l'Enfance en difficulté : - en France (Marseille) : "Association Arts et Développement", ateliers de peinture de rue dans les quartiers, - en Afrique du Sud (Johannesburg / Soweto, Alexandra et Witbank) : "Association François-Xavier Bagnoud", programme extra scolaire destiné aux orphelins du Sida, - et en Inde (New Delhi) : "Association Plan France", projet visant à améliorer les conditions de vie des enfants travailleurs.
Lespremiers vols commerciaux Paris - New York en Airbus A380 débuteront le 23 novembre 2009 et les réservations sont désormais ouvertes.
Premieropérateur européen à offrir à ses clients le confort de l'Airbus A380, Air France sera ainsi la première compagnie à proposer des voyages transatlantiques entre l'Europe et l'Amérique sur ce nouveau très gros porteur.
L'A380 sera ensuite également utilisé sur les lignes Paris - Dubaï, Paris - Johannesburg et Paris -Tokyo dans les mois à venir.
Air France a commandé 12 Airbus A380, dont quatre exemplaires seront mis en ligne au cours de l'hiver 2009 et du printemps 2010.
AirFrance évoque
un plan social pour la rentrée
Le groupe, qui a annoncé hier une nouvelle perte nette trimestrielle, a indiqué vendredi qu’il n’excluait pas un nouveau plan social dès la rentrée.
Air France-KLM confirme les rumeurs : un plan social sera «très probablement lancé» dès la rentrée. Celui-ci s’appuiera essentiellement sur «des départs volontaires et des mesures de mobilité», selon les déclarations vendredi effectuées par Pierre-Henri Gourgeon, directeur général de la compagnie.
Celui-ci s’exprimait en marge d’une conférence sur la présentation des résultats du groupe au premier trimestre de son exercice 2009/2010, lesquels ont révélé une nouvelle perte nette sur la période. Il a notamment indiqué que la compagnie avait signé un accord pour trois ans avec les syndicats, qui s’applique aux quelque 44.000 salariés au sol d’Air France, dans lequel la possibilité d’un plan social figurait. Il « sera l’objet de procédures mais (…) va être de façon très probable lancé dès la rentrée des vacances», a déclaré le successeur de Jean Cyril Spinetta.
Vers un recours au chômage partiel ?
Il s’appuiera «essentiellement sur le départ volontaire et également sur des mesures de mobilité géographique et professionnelle», a-t-il indiqué, précisant que l’accord avait été signé «par une majorité des organisations syndicales représentant plus de 50% de l’électorat salarié».
L’accord ne faisait toutefois pas référence à «la possibilité (...) de recourir au chômage partiel», une possibilité que Pierre Henri Gourgeon a pourtant de nouveau évoqué.
Air France-KLM entrevoit la fin des turbulences
La Tribune.fr - 23/07/2009
La compagnie franco-néerlandaise publie un chiffre d'affaires pour son premier trimestre en baisse de 20,5% à 5,19 milliards d'euros en raison de la dégradation des conditions économiques. Mais la compagnie prévoit une "dégradation plus limitée sur le deuxième trimestre" "voire une légère amélioration en fin d'exercice.
La compagnie aérienne s’est dit affectée par "la dégradation accélérée des conditions économiques constatée à la fin du premier trimestre 2009". De ce fait, Air France-KLM annonce un chiffre d’affaires au titre de son premier trimestre (avril-juin) 2009-10 en baisse de 20,5% à 5,19 milliards d’euros. Cependant, Air France-KLM déclare que ce chiffre d’affaires "en ligne avec la tendance constatée au cours du trimestre janvier-mars 2009, est conforme à nos attentes" selon un communiqué.
La compagnie affiche un chiffre d’affaires pour son activité passagers en retrait de 18,7% à 4,01 milliards d’euros. Quant à l’activité cargo, elle continue d’être particulièrement touchée par la crise. Son chiffre d’affaires enregistre une baisse de 41,5% à 544 millions d’euros due à une chute du trafic de 22,7% pour une baisse des capacités de 17,2%.
Concernant ses perspectives, la compagnie prévoit une "dégradation plus limitée sur le deuxième trimestre" "voire une légère amélioration en fin d’exercice par rapport au second semestre 2008-09 déjà impacté par la crise".
Air France-KLM assure que sa situation financière est saine
En réponse à un article selon lequel il pourrait faire face à des problèmes de liquidités l'an prochain en raison de la crise économique, Air France-KLM a déclaré que sa situation financière était saine et resterait "extrêmement saine dans les années à venir". Air France-KLM a déclaré que sa situation financière était saine, réagissant ainsi à un article selon lequel il pourrait faire face à des problèmes de liquidités l'an prochain en raison de la crise économique.
Le quotidien les Echos, qui reprenait un rapport établi par un cabinet d'expertise comptable travaillant pour le Comité central d'entreprise de la compagnie écrivait le matin que le groupe franco-néerlandais pourrait accuser en 2009-2010 une perte supérieure aux 129 millions d'euros de l'exercice précédent clos fin mars si le trafic ne reprend pas d'ici la fin de l'année.
Dans le pire des trois scénarios présentés par le cabinet d'expert-comptable Secafi, le groupe aérien pourrait en outre faire face à un problème de liquidités en 2010 à moins de réduire encore ses dépenses, précise le quotidien économique.
Dans un communiqué le groupe précise qu'il "ne valide en aucune manière les scénarios imaginés" et ajoute que "sa situation financière est et restera extrêmement saine dans les années à venir".
La trésorerie du groupe se situe à environ 4,5 milliards d'euros au 30 juin dernier, auxquels s'ajoute 1,2 milliard d'euros de lignes de crédit disponibles, soit un total de 5,7 milliards d'euros de liquidités, après notamment le succès rencontré par l'émission récente de 660 millions d'euros d'obligations convertibles, précise Air France KLM.
La compagnie ajoute que les remboursements annuels de dette sont limités et qu'elle dispose de près de 40 avions susceptibles d'être refinancés à tout instant.
Selon l'hypothèse la plus pessimiste retenue par le cabinet d'audit, en l'absence totale de reprise, la compagnie verrait son chiffre d'affaires baisser de 9,5% avec un pétrole reparti à la hausse à 70 dollars le baril.
"Dans ce scénario, la perte opérationnelle de la compagnie nous conduirait à consommer plus de 1,5 milliard d'euros de cash en 2009, programme d'investissement compris", estime Secafi.
"Même en tenant compte de l'apport de l'emprunt Océane, cela signifie que la compagnie n'aurait pas une année avant d'être à court de cash. La situation est encore plus préoccupante au niveau du groupe Air France-KLM".
Air France KLM a émis en juin un emprunt obligataire d'un maximum de 661 millions d'euros destiné à financer des achats d'avions en 2009.
L'hypothèse intermédiaire, jugée la plus réaliste, prévoit une baisse de 9% du chiffre d'affaires de la compagnie sur l'année, mais avec un baril de pétrole bon marché à 58 dollars. Selon le cabinet, elle correspond à l'objectif affiché en mai par la compagnie.
Le scénario le moins noir - une baisse de 4% du chiffre d'affaires et un baril restant à 61 dollars, permettant à la compagnie de réduire ses pertes et de financer ses investissements - paraît plus improbable après la baisse du trafic en mai et en juin, ajoute l'audit, précisant que c'était l'hypothèse du groupe fin 2008.
Air France-KLM envisage des mesures de chômage partiel Laurence Valdés, le vendredi 10 juillet 2009 à 04:00
La compagnie Air France-KLM, qui annonçait mi-juin qu’elle envisageait 3.000 suppressions de postes à travers des départs naturels au cours de l’exercice 2009-2010, évoque désormais des mesures de chômage partiel qui pourraient entrer en vigueur dès la rentrée. Invoquant à la fois un effondrement de l’aviation commerciale et d’affaires, le directeur général d’Air France, Pierre-Henri Gourgeon, a en effet confié au Figaro « ne pas exclure des mesures de chômage partiel à la rentrée s’il n’y a pas de reprise ». La mise en œuvre de ces mesures serait pourtant difficile « car nous ne pouvons pas arrêter de voler une semaine par mois comme peut le faire l’industrie automobile », explique le patron. Ce recours au chômage partiel n’a d’ailleurs jamais été employé de toute l’histoire de la compagnie. Mais la sévérité de la crise ne semble pas laisser le choix. « Nous ne voyons pas apparaître la moindre embellie. La réduction de la demande dans le cargo est brutale. Elle est aussi très forte pour les passagers à haute contribution, ceux des classes avant qui prennent l’avion pour gérer leurs affaires. L’explication est simple : ils font peu de déplacements car ils n’ont plus d’activité ou cherchent à réduire fortement leurs dépenses de transport. Nous sommes en apnée », a-t-il encore ajouté.
Risque de tension sociale
Selon le syndicat SUD-Aérien Air France, cette annonce de la direction de la compagnie vise à rassurer les actionnaires alors que le titre Air France-KLM est passé mercredi en dessous de 8,50 euros. « Ce double jeu lui permet également d’accentuer la pression sur les syndicats alors qu’ils sont appelés en ce moment à signer un accord permettant de supprimer 4.000 emplois en trois ans », lit-on dans un communiqué publié jeudi. Le syndicat estime en outre que « Pierre-Henri Gourgeon prend le risque de provoquer une crise sociale durable, en soufflant ainsi successivement le chaud et le froid ».
En tout cas, la direction exclut de demander aux salariés de renoncer à un mois de salaire comme cela a été fait chez British Airways. Les employés de la compagnie française ont cependant été prévenus que leur intéressement serait ramené de 1.300 euros en moyenne l’an dernier à une somme avoisinant 80 euros cette année, a précisé Pierre-Henri Gourgeon. Les membres du comité exécutif, auraient vu leur rémunération chuter de 17 % au cours de l’année dernière. Quant au patron, sa rémunération aurait été amputée de 28 %.
Vers une généralisation du chômage partiel
Afin d’éviter les licenciements, patronat et syndicats se sont mis d’accord pour demander à l’Etat d’étendre l’accès au chômage partiel. Les négociations sur les mesures d’urgence pour l’emploi ont, entre autres, débouché mercredi soir sur un projet d’accord destiné à élargir le chômage partiel à la rentrée. L’objectif est d’atténuer les effets de la crise économique sur les catégories de personnes les plus exposées, alors que les plans sociaux et les faillites se multiplient. Les partenaires sociaux demandent donc à l’administration de simplifier les formulaires de demande de chômage partiel en particulier pour les entreprises de moins de 50 salariés.
Il est également convenu de prendre en compte les salaires qu’aurait dû percevoir la personne en situation de chômage partiel dans le calcul de sa prime d’intéressement et de participation aux bénéfices. Le projet d’accord prévoit en outre et une meilleure prise en charge des salariés en contrat à durée déterminée (CDD) ou en intérim ainsi qu’une amélioration du niveau d’indemnisation pour les signataires de la Convention de reclassement personnalisée (CRP), qui permet aux salariés licenciés pour motif économique d’accéder à un ensemble de mesures afin de bénéficier d’un reclassement accéléré. L’accord, s’il est entériné, ne porterait que jusqu’au 1er janvier 2011.
L'État soutient
Air France-KLM
La ministre de l'Economie Christine Lagarde annonce jeudi dans un communiqué que"l'Etat souscrira à l'émission d'obligations convertibles en actions d'Air France-KLM."
La compagnie aérienne a annoncé le lancement d'une émission d'obligations à option de conversion et / ou d'échange en actions d'un montant d'environ 575 millions d'euros, qui pourrait être porté jusqu'à 661 millions d'euros.
L'Etat détient 15,7% du capital de la société.
Avec cet investissement, il "entend manifester sa pleine confiance dans les atouts d'Air France-KLM et contribuer à la poursuite de son développement", précise le communiqué.
Air France-KLM monte malgré son émission obligataire
La Tribune.fr - 18/06/2009 Ã 15:15 - 185 mots
La compagnie aérienne annonce ce jeudi l'émission d'obligations convertibles pour un montant compris entre 575 et 661 millions d'euros. Le titre prend 1,9% à 9,4 euros.
Air France-KLMsuccombe à la mode des émissions d'obligations convertibles. Après Publicis etNexans, c'est au tour d'Air France-KLMde chercher à récolter des capitaux. La rumeur circulait depuis mardi, le Journal des Finances ayant annoncé l'opération sur son site.
Le titre, d'abord mal orienté, s'est repris en cours de séance et gagne peu avant 16 heures 1,9% à 6,4 euros.
Air France-KLMa annoncé ce jeudi matin le lancement d'une émission d'obligations à option de conversion et / ou d'échange en actions d'un montant d'environ 575 millions d'euros, susceptible d'être porté à un montant maximum d'environ 661 millions d'euros.
A cette occasion, l'Etat, qui détient 15,7% du capital de la société, a décidé de souscrire à la présente émission, dans le cadre du délai de priorité, à hauteur de la totalité de ses droits. "L'Etat, en s'assurant par cet investissement le maintien de son niveau de participation au capital du groupe, entend manifester sa pleine confiance dans les atouts d'Air France-KLMet contribuer à la poursuite de son développement en concourant au financement diversifié et à meilleur coût ainsi mis en place par l'entreprise" fait on savoir à Bercy.
Safran co-entreprise au Moyen Orient entre Air France Industries et Aircelle
(Boursier.com) -- Air France Industries et Aircelle, (groupe Safran), s'associent dans la création d'une Joint Venture (JV) pour la maintenance et la réparation des nacelles de moteurs d'avions au Moyen-Orient. La JV, détenue à parité par les deux partenaires s'implantera aux Emirats Arabes Unis dans la " Jebel Ali Free Zone " à Dubaï. La nouvelle entité industrielle s'appuie sur l'expertise conjuguée d'un acteur du MRO (maintenance et réparation aéronautique) international majeur et d'un OEM (équipementier) reconnu. Les deux partenaires offriront aux clients de la région Moyen-Orient des prestations conjointes de services étendus à tous les types de nacelles
AF 447
EADS appelleà la "prudence"
AFP
4/06/2009 : 14:30
Les dirigeants d’EADS et d’Airbus ont appelé à la « prudence » dans la recherche d’explications sur l’accident le 1er juin de l’A330 d’Air France entre Rio et Paris, jugeant que de tels accidents sont habituellement le résultat de « différentes causes ».
« C’est la convergence de différentes causes qui occasionne un tel accident », a déclaré Louis Gallois, président exécutif d’EADS, maison-mère du constructeur aéronautique Airbus, au cours d’un séminaire organisé pendant le week-end, à la veille de l’ouverture du salon aéronautique du Bourget.
« Nous ne savons pas si les tubes Pitot (les sondes qui permettent de mesurer la vitesse en vol, ndlr) ont joué un rôle dans l’accident, personne ne le sait », a ajouté M. Gallois, en faisant allusion à des propos du directeur général d’Air France-KLM, Pierre-Henri Gourgeon. M. Gourgeon s’était déclaré jeudi « pas convaincu que les sondes étaient la cause de l’accident » du vol AF 447 d’Air France, qui a fait 228 morts.
Le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA), chargé de l’enquête technique sur l’accident, avait dénoncé le dysfonctionnement de ces sondes, sans toutefois en conclure qu’elles étaient à l’origine de la catastrophe.
Air France KLM
Mise au point sur les capteurs de vitesse
08/06/09 07:55
Air France KLM a fait le point sur les "sondes Pitot" de sa flotte (capteurs de calcul de vitesse aérodynamique de l'avion), après les interrogations survenues ces derniers jours.
La compagnie indique que le constructeur (Thales) a édicté en septembre 2007 une "recommandation" de changer les sondes, après avoir constaté certains incidents sur A320.
Air France a modifié ses A320 mais pas, dans un premier temps, ses A330 et A340 équipés de matériels identiques.
Cependant à partir de mai 2008 Air France observe des incidents de pertes d'informations anémométriques en vol en croisière sur A340 et A330.
"Ces évènements sont analysés avec Airbus comme découlant d'un givrage des sondes, la panne dispar aissant au bout de quelques minutes.
Des discussions sont alors menées activement avec le constructeur lors de plusieurs réunions techniques.
Air France demande une solution pour réduire ou faire disparaître l'apparition de ces incidents.
En réponse le constructeur indique que le modèle recommandé sur A320 n'est pas conçu pour prévenir les incidents survenus en croisière à haute altitude dont nous faisons état, et rappelle les procédures opérationnelles bien connues des équipages", explique la compagnie, qui ajoute qu'au premier trimestre 2009 des essais en laboratoire font cependant apparaître que la nouvelle sonde pourrait apporter une amélioration significative au problème de givrage en haute altitude par rapport à la sonde précédente.
Air France décide alors de changer toutes les sondes de sa flotte A330/340 et le programme a été lancé le 27 avril 2009.
"Sans préjuger d'un lien avec les causes de l'accident, Air France a accéléré ce programme et rappelé les consignes en vigueur émises par le constructeur pour faire face à la perte potentielle d'informations anémométriques", conclut la compagnie.
Ce week-end, US Airways a indiqué avoir commencé à changer les tubes Pitot de ses 9 Airbus A330 par précaution après le crash du vol Air France il y a une semaine.
Si rien ne met formellement en cause ce système, le fait que l'A330 de la compagnie française eut affiché des vitesses a priori incohérentes avant la catastrophe a orienté les enquêteurs vers cette piste.
Selon le site Eurocockpit, il n'est pas rare que ces petits orifices (3 sur un A330) de "quelques millimètres carrés" "se bouchent, se remplissent d'eau, se givrent", même si ses rédacteurs concèdent que la probabilité pour que les 3 capteurs déclarent "forfait" en même temps "paraît initialement improbable".
"L'image d'Air France est renforcée"
Suite au crash du vol Air France entre Rio et Paris au début de la semaine (228 victimes), Maurice Lévy, P-DG de Publicis, s'exprime sur les conséquences que peut engendrer un tel accident sur l'image de la compagnie. Selon vous, la direction d'Air France a-t-elle bien géré ce dramatique accident ? - Sa gestion a été en tout point remarquable. Les dirigeants d'Air France ont fait preuve d'une profonde humanité. Leur émotion était palpable, sincère, même s'ils ont su tirer des leçons des catastrophes passées, comme celle du Concorde en juillet 2000. Ils ont aussi montré beaucoup d'intelligence. Bien que les causes de l'accident soient loin d'être encore aujourd'hui connues avec certitude, ils se sont efforcés de donner des explications claires en jouant au maximum la transparence. Leur discours a-t-il permis de mobiliser le personnel ? - Sans aucun doute. J'ai le sentiment qu'il s'est passé quelque chose à Air France. La solidarité entre les équipes s'est renforcée. Et l'ensemble des personnels s'est resserré autour de ses dirigeants. Fait remarquable, je n'ai pas entendu la moindre note dissonante, la moindre critique, la moindre accusation, comme cela peut parfois se produire après un tel accident. Les clients risquent-ils de déserter les vols Air France ? - N'oublions pas que, statistiquement, le transport aérien est un des plus sûrs qui soit et qu'Air France est réputée pour son sérieux. La peur est une affaire personnelle. Même si la compagnie connaît une baisse de trafic, cela ne devrait durer que quelques jours. Car le capital de sympathie entre Air France et ses clients est resté intact. Le lien émotionnel qui existe entre eux contribue a renforcer l'image d'Air France. Propos recueillis par Francine Rivaud, grand reporter à Challenges
Air France lance son concours
de photos d’avions
Jusqu’au 15 août 2009, Air France organise le premier concours international de photographie, sur le thème « Couleurs d’Air France : Hier, Aujourd’hui et Demain ».
« Hier », correspond à la livrée* Air France de 1946, réintroduite en octobre 2008 sur l’Airbus A320 F-GFKJ dans le cadre des 75 ans de la compagnie ;
« Aujourd’hui » désigne la livrée Air France peinte sur les avions de la compagnie depuis 1975 ;
« Demain »correspond à la nouvelle livrée dévoilée le 11 avril dernier et qui va être introduite progressivement au sein de la flotte dans les prochains mois**.
Ce concours, organisé pour la première fois par une compagnie aérienne, est ouvert à tous.
Le jury, composé de photographes amateurs et professionnels, sera présidé par Pierre Vellay, Directeur de la Flotte d’Air France. Il désignera les dix meilleures photos de chaque livrée et un Grand Prix distinguera le plus beau cliché.
Les lauréats de ce concours seront récompensés par Air France et ses partenaires : Airbus, Aviaxess (hélicoptère et jets d’affaires), Boeing, Breitling, Epson, PPG Aerospace (peinture aéronautique), Socatec (objets décoratifs) et STTS (peinture d’avions).
Les modalités d’inscription ainsi que le règlement du concours sont accessibles à partir des sites http://www.airfrance.fr et http://corporate.airfrance.com. La remise des prix aura lieu le 17 septembre 2009 au siège social d’Air France à Roissy et donnera lieu à un vernissage.
Grippeporcine: le transport aérien se mobilise
Sept jours après l'apparition de la grippe porcine au Mexique et dans le monde, la cellule interministérielle de crise a pris des décisions afin de mieux informer et mieux accueillir les passagers des compagnies aériennes internationales.
L'information et l'accueil
Grâce à des fiches d'information distribuées par les compagnies aériennes, les passagers pourront notamment connaître les symptômes de la grippe porcine. Ces fiches d'information seront aussi distribuées dans les vols "qui ne viennent pas directement du Mexique" a indiqué la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie. Les passagers pourront être dirigés vers une cellule d'accueil psychologique. Cette dernière pourra (si c'est nécessaire) les orienter ensuite vers un médecin. Dans les aérogares, des affiches vont informer les passagers sur les précautions d'hygiène à respecter et la conduite à suivre en cas de symptômes caractéristiques de la grippe A (H1N1).
A bord des avions
Des fiches de traçabilité devront être remplies dans les avions par les voyageurs en provenance du Mexique. Elles seront conservées pendant 15 jours. Si un cas suspect est identifié en vol, le commandant de bord doit prévenir la tour de contrôle pour permettre à une équipe médicalisée d'aller sur place et de prendre en charge le passager et les autres occupants de l'avion à leur arrivée. Les équipages d'Air France, qui effectuent les liaisons entre la France et le Mexique, reçoivent un briefing médical sur les consignes sanitaires à respecter et un kit contenant des gants et des masques à utiliser pour leur escale ou s'il y a un cas suspect à bord. Chez Corsairfly, l'équipage a pour instruction d'isoler tout cas suspect et de faire en sorte qu'un seul navigant soit en contact avec lui.
Et la quarantaine ?
"Ce n'est pas l'ordre du jour" a déclaré vendredi Michèle Alliot-Marie. Mais les gestionnaires d'aéroports ouverts au trafic international (Orly, Roissy, Nice, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Fort-de-France, Pointe-à-Pitre) doivent libérer des locaux pour permettre l'isolement des passagers suspects et placés sous quarantaine. Le préfet peut décider du placement sous quarantaine pendant une durée de sept jours reconductible si un passager présente les symptômes de la grippe porcine.
Des équipages d'Air France
refusent d'aller au Mexique
Alors que l'OMS vient de relever son niveau d'alerte à 5 et que l'UE doit débattre de l'opportunité d'annuler les vols sur le Mexique, des équipages d'AF font valoir leur droit de retrait sur cette destination.
La menace de pandémie est désormais considérée comme « imminente et inévitable » par l'OMS.
« Tout les pays doivent immédiatement activer leur plan de préparation à la pandémie », a déclaré Margaret Chan, la directrice générale de l'OMS après une réunion de son comité d'urgence cette nuit.
Hier, le gouvernement français avait déjà fait monter la pression en proposant l'annulation des vols allers vers le Mexique, proposition rejetée dans la foulée par la majorité des ministres européens du Transport, réunis à Litomice, en République tchèque.
Toutefois, l'idée évoquée à la sortie du Conseil des ministres par Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, devrait être discutée une nouvelle fois aujourd'hui en réunion des ministres de la Santé de l'UE.
La décision de l'OMS de passer au niveau 5 fera-t-elle évoluer la position de l'UE, résumée hier par le commissaire européen aux Transports, Antonio Tajani : « nous devons rester prudents, nous ne voulons pas paniquer" ?
En tout cas, certains membres d'équipage d'Air France, ont déjà renoncé à voler vers le Mexique.
Un commandant de bord de la compagnie qui devait partir samedi de Roissy pour le Mexique a en effet fait valoir son droit de retrait en raison des risques sanitaires liés à la grippe porcine.
Ce droit de retrait s'est automatiquement appliqué à l'ensemble de l'équipage qui a été remplacé par un équipage de réserve.
Par ailleurs, depuis samedi, plusieurs hôtesses et stewards de la compagnie, qui ne peuvent pas faire valoir un droit de retrait, contrairement au commandant de bord mais une "clause de fatigue", ont fait valoir cette clause prévue par le code de l'aviation civile pour ne pas embarquer à destination du Mexique.
"Lors du vol de mardi notamment, plusieurs hôtesses et stewards ont fait valoir la clause de fatigue.
Ce sont en général des pères ou des mères de famille qui ont peur de contracter la grippe et de la transmettre à leurs enfants", a expliqué une source syndicale.
"Nous avons saisi la direction d'Air France pour mettre en place le même système que lors de la grippe aviaire en Asie.
Ce système qui avait très bien fonctionné permettait aux navigants de ne pas embarquer pour les zones à risque sans être pénalisé", a déclaré pour sa part Cyril Jouan, secrétaire de la CFDT.
Air France qui assure un vol quotidien sur le Mexique et un autre en code-share avec Aeromexico et qui n'a pour le moment annulé aucun vol avec la volonté de « continuer son programme », n'a pas commenté l'information.
Air France a désormais les mains libres pour s'emparer de Czech Airlines. Le ministre des finances tchèque a retenu Air France et évincé Aéroflot dans le cadre de la privatisation de la compagnie aérienne tchèque.
Air France-KLM va pouvoir participer à la privatisation de la compagnie aérienne Czech Airlines. Le ministre des finances a annoncé que le groupe Air France-KLM était retenu pour participer à la seconde étape de la privatisation de la compagnie aérienne tchèque. Aeroflot et Air France-KLM avaient fait une offre en mars dernier pour participer à la privatisation de Czech Airlines.
Le ministre des finances n'a pas expliqué pourquoi la compagnie aérienne russe Aeroflot n'avait pas été sélectionnée.
La vente de la compagnie aérienne publique Czech Airlines devrait rapporter environ cinq milliards de couronnes tchèques à l'état, soit environ 184 millions d'euros.
Air France devrait ainsi avoir les mains libres pour s'emparer des 91,5% du capital de Czech Airlines.
Un vol Air France interdit de survol des Etats-Unis à cause d'un journaliste
Un avion d'Air France effectuant le vol Paris-Mexico a reçu l'ordre de ne pas survoler les Etats-unis, parce qu'il avait à son bord un journaliste du «Monde diplomatique» !
Un avion d'Air France auquel on a interdit de survoler les Etats-Unis parce qu'il avait à son bord un journaliste du Monde diplomatique ! L'information, révélée par Rue89, enfle et fait scandale.
Le vol A 438 Paris-Mexico du 18 avril a reçu l'instruction de ne pas passer au-dessus du territoire américain. L'avion aurait eu à son bord un passager jugé dangereux pour la sécurité des Etats-Unis. Pas de terroriste international ou d'affidé d'Al-Qaïda, mais un journaliste pigiste du Diplo, Hernando Calvo Ospina.
Son tort est d'être sur la «No Fly List», une liste américaine mise en place après le 11 septembre, qui rassemble quelques 50.000 personnes interdites de vol, selon des règles non précisées.
Ce journaliste est sur ce fameux listing pour des raisons obscures. Franco-colombien exilé à Paris, il a beaucoup écrit contre le gouvernement d'Alvaro Uribe et l'action des Etats-Unis dans la zone. En tant que reporter, il a eu l'occasion de rencontrer des Farc. Autant de raisons pour la TSA, la Transport Security Authority (l'Autorité de sécurité aérienne des Etats-Unis), de l'interdire de survol du territoire...
Air France a confirmé cette information à Liberation.fr. «On a informé en cours de vol le pilote qu'il ne pouvait pas survoler les Etats-Unis. Habituellement, on pique vers le pôle nord et on redescend vers Mexico en passant au dessus du sol américain. Le pilote a donc dû changer sa route en passant beaucoup plus au sud, et faire escale à Fort de France pour refaire le plein.»
La compagnie aérienne française a précisé que ce changement d'itinéraire représentait un coût non négligeable, «entre le traitement des passagers, le dédommagement, le fioul supplémentaire...».
Mais ce qui intéresse aussi Air France ce sont les raisons de cette décision. «On aimerait connaître la motivation de la TSA. Ainsi on pourrait envisager toutes les voies de recours pour obtenir un dédommagement».
Dès l'automne 2009, les passagers des vols Air France pourront découvrir la nouvelle classe économique premium de la compagnie aérienne : "Premium Voyageurs"
Afin de séduire les PME, Air France a décidé de lancer une classe économique premium. La classe "Premium Voyageurs" d'Air France sera équipée de sièges offrant 40% d'espaces supplémentaires par rapport à la classe économique. Les sièges de cette classe économique premium sont équipés d'une coque fixe d'une largeur d'assise de 48 centimères et s'inclinent à 123°.
Ils sont dotés de larges accoudoirs en cuir de 10 centimètres et sont espacés de 97 centimètres afin d'offrir plus d'espace pour étendre les jambes. D'après un communiqué du groupe, "Air France est la première compagnie européenne à proposer des sièges à coque fixe, et la première compagnie au monde à libérer autant d’espace pour les jambes".
Les voyageurs pourront se distraire en regardant les 500 films disponibles sur un écran vidéo individuel de 10,4 pouces (26 centimètres). Les voyageurs auront droit à "une trousse de voyage, une bouteille d’eau, un casque audio réducteur de bruit, un coussin de plumes ou encore une couverture en pure laine vierge".
Vols en classe économique premium vers New York et le Japon
Cette nouvelle classe économique premium sera proposée dans un premier temps sur les vols à destination de New York, Tokyo et Osaka au départ de Paris Charles de Gaulle. L'offre sera ensuite généralisé sur tous les vols long-courriers opérés via des Boeing 777, AIrbus A340 ou A330. Les vols seront ouverts à la réservation à partir du 1er avril.
Les tarifs de cette nouvelle classe sont particulièrement compétitifs : un vol Paris- New York étant facturé à partir de 1038 euros soit un peu plus du double d'un tarif en classe économique. Les vols vers le Japon seront proposé à partir de 1660 euros (Tokyo) et 1665 euros (Osaka).
Avec cette offre, Air France cherche à séduire les entreprises comme les PME qui n'ont pas les moyens de s'acheter des billets en classe affaires.
De nombreuses compagnies aériennes s'intéressent en effet aux PME alors que certains de leurs clients comme les banques désertent la classe affaire, du fait de la crise financière. Les secteurs des banques, de l'industrie pétrolière et des produits de grande consommation sont en effet les principaux clients des vols affaires des grandes compagnies aériennes.
Hormis Air France, de nombreuses compagnies aériennes proposent des classes économiques premium notamment Virgin Atlantic, British Airways, Qantas, Japan Airlines.... Air France propose par ailleurs un programme spécifique de fidélisation pour les PME : Voyageurs Rewards.